‹ Dictionnaire de musiqueChapitre 10 sur 72 · PAR ^ I · texte numérisé non relu

PAR ^ I

disjoint , il commençoit par la corde appelée paramèse^ laquelle, au lieu de se confondre avec la nièse, se trouvoit alors an ton plus liaut ; et ce ton faisoit la disjonction ou distance entre la quatrième corde ou la plus aiguë du tétracorde méson , et la première ou la plus grave du tétracorde diézeugménon. ( Voyez SystÈ3ie , Tétracorde. )

Paramèse signifie proche de la mèse, parce qu'en effet Xa. paramèse n'en étoit qu'à un ton de distance, quoiqu'il y eût quelquefois ime corde entre deux. ( Voyez Trite. )

PARAîjffeTE , s. f. C'est, dans la musique ancienne, le nom donné par plusieurs auteurs à la troisième corde de chacun des trois tétracordes synnéménon, diézeugménon, et h\perholéon ; corde que quelques-uns ne distinguoient que par le nom du genre où ces tétracordes étoient employés : ainsi la troisième corde du tétracorde hyperboléon , laquelle est appelée hyperboléon-diatonos par Aristoxène et Alypius, est appelée paran€te-\v^^çxboléon par Euclide, etc.

Par APHONIE, subst. fem. C'est, dans la uiusique ancienne, cette espèce de consonnance qui ne résulte pas des mêmes sons comme l'unisson, qu'on appelle îiomophonie ^ ni de la réplique des mêmes sons, comme l'octave , qu'on appelle antiphonie , mais des sons réellement différents , comme la quinte et la quarte, ?>e\i\es, par aphonie s Siàmisçs dans cette

musique: car, pour la sixte et la tierce, le*. Grecs ne les mettoient pas au rang des paraphonies ^ ne les admettant pas même pour consonnances.

Parfait, acij. Ce mot, dans la musique , a plusieurs sens : joint au mot accord, il signifie un accord qui comprend toutes les consonnances sans aucune dissonance; joint au mot cadence , il exprime celle qui porte la note sensible , et de la dominante tombe sur la finale; joint au mot consonnance , il exprime un intervalle juste et déterminé, qui ne peut être ni majeur ni mineur ; ainsi l'octave, la quinte et la quarte sont des consonnances parfaites, et ce sont les seules; joint au mot mode , il s'applique à la mesure par une acception qui n'est plus connue, et qu'il faut expliquer pour l'intelligence des anciens auteurs.

Ils divisoient le temps ou le mode par rapport à la mesure en parfait ou imparfait ; et , prétendant que le nombre ternaii^e étoit plus parfait que le binaire , ce qu'ils prouvoient par la Trinité , ils appeloient temps ou mode parfait celui dont la mesure étoit à trois temps ; et ils le marquoient par un O ou cercle, quelquefois seul , et quelquefois barré, $. Le temps ou mode imparfait formoit une mesure à deux temps , et se marquoit par im O tronqué ou un C, tantôt seul et tantôt barré. Voyez MESURE, Mode, Prolatiok^ Temps. )

rvR 73

Pabhypate, s. f. Nom de la corde qui suit immédiatement l'hypate du grave à l'aigu. W y avoit Ae\x\ parhypatesàîx\\9, le diagramme des Grecs , savoir \ol parhjpate-hrpaton et la. parhjpate-~méson. Ce \not parhjpate signifie sous-principale^ ovi proche la principale. (Voyez Hypate.)

Parodie, s. f. Air de symphonie dont on fait un air chantant en y ajustant des paroles. Dans une musique bien faite le chant est fait sur les paroles , et dans la parodie les paroles sont faites sur le chant : tous les couplets d'une chanson, excepté le premier, sont des espèces de parodies ; et c'est pour l'ordinaire ce que l'on ne sent que trop à la manière dont la prosodie y est estropiée. ( Voyez Chanson. )

Paroles , s. f. plur. C'est le nom qu'où donne au poème que le compositeur met eu musique, soit que ce poème soit petit ou grand, soit que ce soit un drame ou une chanson. La mode est de dire d'uu nouvel opéra que la musique en est passable ou bonne , mais que les paroles en sont détestables : ou pourroit dire le contraire des vieux opéia de Lulli.

Partie , s. f. C'est le nom de chaque voix ou mélodie sépai^ée , dont la réunion forme le concert. Pour constituer \x\\ accord il faut que deux sons au moins se fassent entendre à la fois ; ce qu'une seule voix ne sauroit faire. Pour former en chantant une harmonie ou une suite

Page 1