‹ Dictionnaire de musiqueChapitre 37 sur 72 · S SUS · texte numérisé non relu

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plusieurs sons de l'accord précédent avant que dépassera ceux qui lui appartiennent ; comme si , la basse passant de la tonique à la dominante , je prolonge encore quelques instants sur cette dominante l'accord de la tonique qui la précède avant de le résoudre sur le sien , c'est une suspension.

Il y a des suspensions qui se chiffrent et entrent dans riiarmonie : quand elles sont dissonantes , ce sont toujours des accords par supposition. ( Voyez Supposition. ) D'autres suspensions ne sont que de goût, mais , de quelque nature qu'elles soient, on doit toujours les assujettir aux trois règles suivantes.

I. La suspension doit toujours se faire sur le frappé de la mesure , ou du moins sur un temps fort,

II. Elle doit toujours se résoudre diatoniquement, soit en montant, soit en descendant, c'est-à-dire que chaque partie qui a suspendu ne doit ensuite monter ou descendre que d'un degré pour arriver à l'accord naturel de la note de Lasse qui a porté la suspension.

III. Toute suspension chiffrée doit se sauver en descendant , excepté la seule note sensible qui se sauve en montant.

Moyennant ces précautions , il n'y a point de suspension qu'on ne puisse pratiquer avec succès, parce qu'alors l'oreille, pressentant sur la basse la marche des })arties , suppose d'avance l'accord qui suit. Mais c'est an goiit

seul qu'il appartient de choisir et distribuer à propos les suspensions dans le chant et dans riiarmouie.

Sylt.abe , s. f. Ce nom a été donné par quelques anciens, et, entre autres, par Nicomaque , à la consonnance de la quarte, qu'ils appeloient communément diatessaron : ce qui prouve encore par l'étymologie qu'ils regardoient le tétracorde ainsi que nous regardons l'octave , comme comprenant tous les sons radicaux ou composants.

Symphoni.vste, s. m. Compositeur de plainchant. Ce terme est devenu technique depuis qu'il a été employé par M. l'abbé Le Beuf.

Symphckie, s. f. Ce mot foruié du grec o-ùv , avec , et <|>a)v« , son , sigiiifîe, dans la musique ancienne , cette union des sons qui forment un concert. C'est un sentiment reçu, et, je crois, démontré, que les Grecs ne connoissoient pas l'harmonie dans le sens que nous donnons aujourd'hui à ce mot : ainsi leur symphonie ne lormoit pas des accords, mais elle rcsultoit du concours de plusieurs voix ou de plusieurs instruments, ou d'instruments mêlés aux voix chantant ou jouant la même partie ; cela se faisoit de deux manières : ou tout concertoit à l'unisson, et alors la sjmphonie s'appeloit plus particulièrement homophonie\ ou la moitié des concertants étoit à l'octave ou même à la double octave de l'autre , et cela se nommoit antiphonie. Ou trouve la preuve

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