‹ Dictionnaire de musiqueChapitre 38 sur 72 · SYN · texte numérisé non relu

SYN

de ces distinctions dans les problèmes d'Aristote, section 19.

Aujourd'hui le mot de symphonie s'applique à toute musique instrumentale, tant des pièces qui ne sont destinées que pour les instruments, comme les sonates et les concerto, que de celles où les instruments se trouvent mêlés avec les voix , comme dans nos opéra et dans plusieurs autres sortes de musiques : on distingue la musique vocale en musique sans srmphojiie , qui n'a d'autre accompagnement que la bassecontinue ; et musique avec symphonie , qui a au moins un dessus d'instruments , violons , flûtes, ou hautbois : on dit d'une pièce qu'elle est en grande symphonie , quand , outre la basse et les dessus , elle a encore deux autres parties intrumentales, savoir, taille et quinte de violon. La musique de la chapelle du roi, de celle de plusieurs églises , et celle des opéra sont presque toujours en grande symphonie.

Synaphe , s. f. Conjonction de deux tétracordes , ou , plus précisément , résonnances de cfLiarte ou diatessaron, qui se fait entre les cordes homologues de deux tétracordes conjoints : ainsi il y a trois synaphes dans le système des Grecs : l'une entre le tétracorde des hypates et celui des mèses ; l'autre, entre le tétracorde des mèses et celui des conjointes ; et la troisième , entre le tétracorde des disjointes et celui des hyperbolées. (Voyez Système TÉTRACORDE. )

Synaulie, s.f. Concert de plusieurs musiciens, qui, clans la musique ancienne, jouoient etserépondoientalternalivenient sur des flûtes sans aucun mélange de voix,

M. Malcolra , qui doute que les anciens eussent une musique composée uniquement pour les iustruments, ne laisse pas de citer cette synaidie après Athénée; et il a raison, car ces synanUes n'étoient autre chose qu'une musique vocale jouée par des instruments.

Syncope , s. f. prolongement sur le temps fort d'un son commencé sur le foible ; ainsi toute note syncopée est à contre- temps, et toute suite de notes syncopées est une marche à contre-temps.

Il faut remarquer que la îjnco/je n'existe pas moins dans l'harmonie , quoique le son qui la forme , au lieu d'être continu , soit refrappé par deux ou plusieurs notes , pourvu que la disposition de ces notes qui répètent le même son soit conforme à la définition.

La syncope a ses usages dans la mélodie pour l'expression et le goût du chant; mais sa principale utilité est dans l'harmonie pour la pratique des dissonances. La première partie de la syncope sert à la préparation : la dissonance se frappe sur la seconde; et, dans une succession de dissonances, la première partie delà 5>«co- /je suivante sert en même temps à sauver la dissonance qui précède, et à préparer celle qui suit.

Syncope , de (ri^, , avec , et de KÔTrrcf , je coupe^ XV. 20

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je bats ; parce que la syncope retranche de chaque temps, heurtant, pour amsi dire, l'un avec l'autre. M. Rameau veut que ce mot vienne du choc des sons qui s'entre-heurtenî en quelque sorte dans la dissonance; mais les syncopes sont antérieures à notre harmonie, et il y a souvent des syncopes sans dissonances. SynnÉménon , gén. plur. fétn. Tétracorde 57««e/ne«o« ou des conjointes. C'est le nom que donnoient les Grecs à leur troisième tétracorde, quand il étoit conjoint avec le second et divisé d'avec le quatrième. Quand, au contraire, il étoit conjoint au quatrième et divisé du second , ce même tétracorde prenoit le nom de diézeugménon ou des divisées. Voyez ce mot. ( Voyez aussi Tétracorde , Système. )

SaiiVîfÉaiÉîfOM DI.VTONOS étoit, dans l'ancienne musique, la troisième corde du tétracorde sj-nnéménon dans le genre diatonique ; et comme cette troisième corde étoit la même que la seconde corde du tétracorde des disjointes, elle portoit aussi dans ce tétracorde le nom de trite diézeugménon. ( Voyez Tbite , Système , Tétr.vcorde. )

Cette même corde dans les deux autres genres portoit le nom du genre où elle étoit employée, mais alors elle ne se confondoit pas avec la trite diézeugménon. ( Voyez Genre.)

Syktonique ou dur , adj. C'est l'épithète par laquelle Aristoxène distingue celle des deux espèces du genre diatonique ordinaire , dont

s Y lî 2 3 I

le tétraoorde est divisé en un semi- ton et deux tons égaux ; au lieu que , dans le diatonique mol, après le semi-ton, le premier intervalle est de trois quarts de ton , et le second de cinq. ( Voyez Geitre , TÉïracorde. )

Outre le genre sjntonique d'Aristoxène, appelé aussi diatono diatonique, Ptolémée en établit un autre par lequel il divise le tétracorde en trois intervalles : le premier, d'un semi-ton majeur: le second, d'un ton majeur; et le troisième, d'un ton mineur. Ce diatonique dur ou sjntonique de Ptolémée nous est resté ; et c'est aussi la diatonique unique de Dydime; à cette différence près que Dydime ayant mis ce f^o/2 mineur au grave, et le ton majeur à l'aigu , Ptolémée renversa cet ordre.

On verra d'un coup d'œil la différence de ces deux genres sjntoniques par les rapports des intervalles qui composent le tétracorde dans l'un et dans l'autre.

Sjntonique d'Aristoxène, i 1 = —

Sjntonique de Ptolémée , 1- \ = —

i6 9 lo 4

Il y disoix. <V iwnres sjntoniques encore, et l'on en comptoitquatre espèces principales ; savoir, l'ancien , le réformé, le tempéré et l'égal : mais

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c'est perdre son temps et abuser de celui du lecteur que de le promeuerpar toutes ces divisions.

Syntono-lydikn , adj. Nom d'un des modes dei'ancienne musique. Platon dit que les modes mixo-lydien, et syntono-lydien sont propres aux larmes.

On voit dans le premier livre d'Aristide Quintilien une liste des divers modes , qu'il ne faut pas confondre avec les tons qui portent le même nom, et dont j'ai parlé sous le mot mode , pour me conformer à l'usage moderne, introduit fort mal à propos parGlaréan. Les modes étoient des manières différentes de varier l'ordre des intervalles. Les tons différoient, comme aujourd'hui par leurs cordes fondamentales. C'est dans le premier sens qu'il faut entendre le mode syntono-lydien, dont parle Platon et duquel nous n'avons, au reste, aucune explication.

SystÈ3ie, s. m. Ce mot, ayant plusieurs acceptions dont je ne puis parler que successivement , me forcera d'en faire un très-long article.

Pour commencer par le sens propre et technique, je dirai d'abord qu'on donne le nom de système à tout intervalle composé ou conçu comme composé d'autres intervalles plus petits, lesquels, considérés comme les éléments du système , s'appellent diastèmes. (Voyez Dias-»

TÈME. )

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Il y a une infinité d'intervalles différents, et par conséquent aussi une infinité de systèmes possibles. Pour me borner ici à quelque chose de réel , je parlerai seulement des systèmes harmoniques, c'est-à-dire de ceux dont les éléraens sont ou des consonnances ,ou des dif» férences des consonnances , ou des différences de ces différences. ( Voyez Intervalle, )

Les anciens divisoient les systèmes en généraux et particuliers : ils appeloient système particulier XowX composé d'au moins deux intervalles; tels que sont ou peuvent éti*e conçues l'octave, la quinte, la quarte , la sixte, et même la tierce. J'ai parlé (S.Q%srstèmes particuliers au mot Intervalle.

Les systèmes généraux, qu'ils appeloient pluS communément diagrammes^ étoient formés par la somme de tous les systèmes particuliers, et comprenoient par conséquent tous les sons employés dans la musique. Je me borne ici à l'examen de leur système dans le genre diatonique, les différences du chromatique et de l'enharmonique étant suffisamment expliquées à leurs mots.

On doit juger de l'état et des progrès de l'ancien système par ceux des instruments destinés à l'exécution; car ces instruments accompagnant à l'unisson les voix , et jouant tout ce qu'elles chantoient, dévoient former autant de sons différents qu'il en entroit dans le système : or les cordes de ces premiers in-

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struments se touchoient toujours à vide; il y falloit donc autant de cordes que le système renfermoit de sons; et c'est ainsi que, dès l'origine de la musique, on peut, sur le nombre des cordes de l'instrument , déterminer le nombre des sons du système. Tout le système des Grecs ne fut donc d'abord composé que de quatre sons tout au plus, qui formoient l'accord de leur lyre ou cithare : ces quatre sons, selon quelques-uns , étoient par degrés conjoints; selon d'autres, ils n'étoient pas diatoniques , mais' les deux extrêmes sonnoient l'octave, et les deux moyens la partageoient en une quarte de chaque côté et un ton dans le milieu , dans la manière suivante :

Ul — trite diezcugme'non.

Sol — lichanos méson.

Fa — parliypale méson.

Ijt — parhypate livpaton.

C'est ce que Boëce appelle le létracorde de Mercure, quoique Diodore avance que la lyre de Mercure n'avoit que trois cordes. Ce système ne demeura pas long -temps borné à si peu de sons; Chorèbe, lîls d'Atbis, roi de Lydie, y ajouta une cinquième corde; Hyagnis , une sixième; Terpandre, une septième, pour égaler le nombre des planètes ; et enfin Licbaon de Samos, la huitième.

Voilà ce que dit Boëce : mais Pline dit que Terpandre, ayant ajouté trois cordes aux quatre anciennes, joua le premier de la cithare à

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sept cordes; que Simonide y en j<jjguit une huiti«ine, et Timotliée une neuvième. Nicomaque le Gérasénien attribue cette huitième <:orde à Pythagore, la neuvième à Tliéophraste de Piérie, puis une dixième à H3 stiée de Colophon, etiuie onzième à Timothée de Milet. Plicrécrate , dans Plutarque , tait faire au sjstèine un progrès plus rapide; il donne douze cordes à la cithare de Ménalippide, et autant à celle de Timothée. Et comme Phérécrate étoit contemporain de ces musiciens, en supposant qu'il a dit en effet ce que Plutarque lui fait dire, son témoignage est d'un grand poids sur un fait qu'il avoit sous les yeux.

Mais comment s'assurer de la vérité parmi tant de contradictions, soit dans la doctrine des auteurs, soit dans l'ordre des faits qu'ils rapportent? Par exemple, le tétracorde de Mercure donne évidemment l'octave ou le diapason: comment donc s'est -il pu faire qu'après l'addition de trois cordes , tout le diagramme se soit trouvé diminué d'un degré et réduit à un intervalle de septième? c'est pourtant ce que font entendre la plupart des auteurs, et, entre autres, Nicomaque, qui dit que Pythagore trouvant tout le système composé seulement de deux tétracordes conjoints, qui forraoient entre leurs extrémités im intervalle dissonant, il le rendit consonnant en divisant ces deux tétracordes par l'intervalle d'un ton, ce qui produisit l'octave.

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Quoi qu'il en soit, c'est du moins une cliose certaine que le sjstème des Grecs s'étendit insensiblement tant en haut qu'en bas , et qu'il atteignit et passa même l'étendue du dis-diapason ou de la double octave ; étendue qu'ils appelèrent systema perfectiun , maximum , im~ mutatum, le grand sjstème , le sjstème parfait, immuable par excellence, à cause qu'entre ses extrémités, qui formoient entre elles une consonnance parfaite, étoient contenues toutes les consonnances simples , doubles , directes et renversées , tous les sjstèmes particuliers , et , selon eux, les plus grands intervalles qui puissent avoir lieu dans la mélodie.

Ce sjstème entier étoit composé de quatre tétracordes , trois conjoints et un disjoint, et d'un ton de plus, qui fut ajouté au-dessous du tout pour achever la double octave ; d'où la corde qui le formoit prit le nom de proslamhanomène ou à! ajoutée. Cela n'auroit dû, ce semble , produire que quinze sons dans le genre diatonique ; il y en avoit pourtant seize : c'est que la disjonction se faisant sentir , tantôt entre le second et le troisième tétracorde, tantôt entre le troisième et le quatrième, il arrivoit, dans !e premier cas, qu'après le sou la le plus aigu du second tétracorde , suivoit en montant le si naturel, qui commençoit le troisième tétracorde , ou bien , dans le second cas, que ce même son la commençant lui-même le troisième tétracorde, étoit immé-

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fliatetnent suivi du si bémol ; car îe premier degré de chaque tétracorde dans le genre diatonique étoit toujours d'un semi-ton : cette différence produisoit donc un seizième son, à cause du si qu'on avoit naturel d'un côté et bémol de l'autre. Ces seize sons étoient représentés par dix - huit noms : c'est-à-dire que Yiit et le re étant ou les sons aigus ou les sons moyens du troisième tétracorde , selon ces deux cas de disjonction, l'on donnoit à chacun de ces deux sons un nom qui déterminoit sa position.

Mais comme le son fondamental varioit selon le mode, il s'ensuivoit, pour le lieu qu'occupoit chaque mode dans le système total, une différence du grave à l'aigu qui multiplioit beaucoup les sons ; car si les divers modes avoient plusieurs sons communs, ils en avoient aussi de particuliers à chacun ou à quelquesuns seulement : ainsi ^ dans le seul genre diatonique, l'étendue de tous les sons admis dans les quinze modes dénombrés par Alypius est de trois octaves; et, comme la différence du son fondamental de chaque mode à celui de sou voisin étoit seulement d'un semi-ton, il est évident que tout cet espace gradué de semi-ton en semi-ton produisoit, dans le diagramme général, la quantité de 34 sons pratiqués dans la musique ancienne ; que si , déduisant toutes les répliques des mêmes sons , on se renferme dans les bornes d'un octave ,

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OU kl trouvera divisée chromaliquement en douze sous différents, comme dans la musique moderne : ce qui est manifeste par l'inspection des tables mises par Meibomius à la tête de l'ouvrage d'Alypius. Ces remarques sont nécessaires pour guérir l'erreur de ceux qui croient , sur la foi de quelques modernes , que la musique ancienne n'étoit composée en tout que de seize sons.

On trouvera {planche H, figure 2 ) une table du système général des Grecs pris dans un seul mode et dans le genre diatonique. A l'égard des genres enbarmonique et chromatique, les téfracordes s'y trouvoient bien divisés selon d'autres proportions ; mais comme ils contenoient toujours également quatre sons et trois intervalles consécutifs , de même que le genre diatonique, ces sons portoient chacun dans leur genre le même nom qui leur correspondoit dans celui-ci : c'est pourquoi je ne donne point de tables particulières pour chacun de ces genres ; les curieux pourront consulter celles que Meibomius a mises à la tête de l'ouvrage d'Aristoxène : on y en trouvera six; une pour le genre enharmonique, trois pour le chromatique, et deux pour le diatonique, selon les dispositions de chacun de ces genres dans le système aristoxénieu.

Tel fut, dans sa perfection, le système général des Grecs, lequel demeura à peu près dans cet état jusqu'à l'onzième siècle, temps où

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Gni d'Arezzo y fit des changements considérables : il ajouta dans le has «ne nouvelle corde qu'il appela hypoproslambanomène ou sous-ajoiitée , et dans le haut un cinqaiième tétracorde , qu'il appela le tétracorde des suraiguës : outre cela , il inventa , dit-on , le bémol, nécessaire pour distinguer la deuxième corde d'un tétracorde conjoint d'avec la première corde du même tétracorde disjoint ; c'est-à-dire qu'il fixa cette double signification de la lettre lî, que saint Grégoire , avant lui , avoît déjà assignée à la note si; car, puisqu'il est certain que les Grecs avoient depuis longtemps ces mêmes conjonctions et disjonctions de tétracordes , et par conséquent des signes poitr en exprimer chaque degré dans ces deux différents cas, il s'ensuit que ce n'étoit pas un nouveau son introduit dans le sjstè/ne par Gui, mais seulement un nouveau nom qu'il donnoit à ce son , réduisant ainsi à un môme (Jegré ce qui en faisoit deux chez les Grecs. Il faut dire aussi, de ces hexacordes substitués à leurs tétracordes, que ce fut moins un changement au système qu'à la méthode , et que tout celui qui en résuhoit étoit une autre manière de solfier les mêmes sons. (Voyez Gamme, MuANCE, Solfier.)

On conçoit aisément que l'invention du contre-point, à quelque auteur qu'elle soit due, dut bientôt reculer encore les bornes de ce j>5rè/«?. Quatre parties doivent avoir plus d'é-

tendue qu'une seule, he système fut fixé à quatre octaves; et c'est l'étendue du clavier de toutes les anciennes orgues. Mais on s'est enfin trouvé gêné par des limites , quelque espace qu'elles pussent contenii' ; on les a franchies , on s'est étendu en haut et en bas; on a fait des claviers à ravalement; on a démanché sans cesse ; on a forcé les voix ; et enfin l'on s'est tant donné de carrière à cet égard , que le système modei'ne n'a plus d'autres bornes dans le haut que le chevalet du violon. Comme on ne peut pas de même démancher pour descendre , la plus basse corde des cordes ordinaires ne passe pas encore le C sol ut : mais on trou\^ra également le moyen de gagner de ce côté-là, en baissant le ton du système général : c'est même ce qu'on a déjà commencé de faire; et je tiens pour certain qu'en France le ton de FOpéra est plus bas aujourd'hui qu'il ne l'étoit du temps de LuUi : au contraire , celui de la musique instrumentale est monté comme en Italie , et ces différences commencent même à devenir assez sensibles pour qu'on s'en aperçoive dans la pratique.

Voyez {planche I ^figure i ) une table générale du grand clavier à ravalement, et de tous les sons qui y sont contenus dans l'étendue de cinq octaves.

Système est encore ou une méthode de calcul pour déterminer les rapports des sons admis dans la musique, ou un ordre de signes

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établis pour les exprimer : c'est dans le premier sens que les anciens distinguoieut le système pythagoricien et le système aristoxénien. (Voyez ces mots.) C'est dans le second que nous distinguons aujourd'hui le système de Gui, le système de Sauveur, de Démos, du P. Souhaitti , etc. , desquels il a été parlé au mot Note,

Il faut remarquer que quelques-uns de ces systèmes portent ce nom dans l'une et dans l'autre acception , comme celui de M. Sauveur , qui donne à la fois des règles pour déterminer les rapports des sons , et des notes pour les exprimer, comme on peut le voir dans les mémoires de cet auteur, répandus dans ceux de l'académie des sciences. ( Voy. aussi les mots Méride, Eptaméride, Déca-

MÉRIDE, )

Tel est encore un autre système plus nouveau, lequel étant demeuré manuscrit, et destiné peut-être à n'être jamais vu du public en entier, vaut la peine que nous en donnions ici l'extrait , qui nous a été communiqué par l'auteur, M. Roualle de Boisgelou, conseiller au grand-conseil, déjà cité dans quelques articles de ce dictionnaire *.

* M. de Boisgelou, disent les auteurs du Dictionnaire des Musiciens (art. Boisgelou) , est l'auteur d'une tlie'orie musicale dont le but e'toit de trouver entre les intervalles , en y appliquant le calcul , des rapports qui fussent symétriques. Rousseau, ajoutent les mêmes auteurs,

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