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le temps entier se retrouve divisé en deux parties égales ; savoir , la note seule et le trait qui en comprend deux. Il y a encore des subdivisions d'inégalité qui peuvent exiger deux traits ; comme si une croche pointée étoit suivie de deux triples-croches , alors il faudroit premièrement un trait sur les deux notes qui représentent les triples-croches , ce qui les rendroit ensemble égales au point ; puis un second trait qui , couvrant le trait précédent et le point, rendroit tout ce qu'il couvre égal à la croche. Mais, quelque vitesse que puissent avoir les notes , ces traits ne sont jamais nécessaires que quand les valeurs sont inégales ; et, quelque inégalité qu'il puisse y avoir , on n'aura jamais besoin de plus de deux traits, surtout en séparant les temps par des virgules , comme on le verra dans l'exemple ci-après.
L'auteur du nouveau système emploie aussi le point, mais autrement que dans la musique ordinaire; dans celle-ci, le point vaut la moitié de la note qui le précède; dans la sienne, le point , qui marque aussi le prolongement de la note précédente , n'a point d'autre valeur que celle de la place qu'il occupe : si le point remplit un temps , il vaut un temps ; s'il remplit une mesure , il vaut une mesure : s'il est dans un temps avec une autre note , il vaut la moitié de ce temps. En un mot , le point se compte pour une note, se mesure comme les
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fioles; et, pour marquer des tenues ou des syncopes , on peut employer plusieurs points de suite , de t a leurs égales ou inégales , selon celles des temps ou des mesures que ces points ont à remplir.
Tous les silences n'ont besoin que d'un seul caractère ; c'est le zéro. Le zéro s'emploie comme les notes, et comme le point; le point se marque après un zéro, pour prolonger un silence, comme après une note, pour prolonger un son. Voyez un exemple de tout cela. (Planche Y , figure 3. )
Tel est le précis de ce nouveau système. Nous ne suivrons point l'auteur dans le détail de ces règles, ni dans la comparaison qu'il fait des caractères en usage avec les siens ; on s'attend bien qu'il met tout l'avantage de son côté; mais ce préjugé ne détournera point tout lecteur impartial d'examiner les raisons de cet auteur dans son livre même ; comme cet auteur est celui de ce dictionnaire, il n'en peut dire davantage dans cet article, sans s'écarter de la fonction qu'il doit faire ici. Voyez (/?/. ¥ , fig. 4 ) un air noté par ces nouveaux caractères : mais il sera difficile de tout déchiffrer bien exactement sans recourir au livre même, parce qu'un article de ce dictionnaire ne doit pas être un livre, et que, dans l'explication des caractères d'un art aussi compliqué , il est impossible de tout dire en peu de mots.
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Note senmblt; , est celle qui est une tierce majeure au-dessus de la dominante, ou un semi-ton au-dessous de la tonique. Le si est note sensible dans le ton d'ut , le sol dièse dans le ton de la.
On l'appelle note sensible , parce qu'elle fait sentir le ton et la tonique, sur laquelle, après l'accord dominant , la note sensible , prenant le cliemin le plus court , est obligée de monter : ce qui fait que quelques-uns traitent cette note je/z^/^/e de dissonance majeure, faute de voir que la dissonance, étant un rapport, ne peut être constituée que par deux notes.
Je ne dis pas que la note sensible est la septième note du ton , parce qu'en mode mineur, cette septième note n'est note sensible qu'en montant; car, en descendant, elle est à un ton de la tonique et à une tierce mineure de la dominante. (Voyez Mode, Toijique, Dominante. )
Notes de goût. Il y en a de deux espèces ; les unes qui appartiennent à la mélodie, mais non pas à l'harmonie, en sorte que, quoiqu'elles entrent dans la mesure, elles n'entrent pas dans l'accord : celles-là se notent en plein. Les autres notes de goût, n'entrant ni dans l'harmonie ni dans la mélodie , se marquent seulement avec de petites notes qui ne se comptent pas dans la mesure, et dont la durée très-rapide se prend sur la note qui précède ou sur celle qui suit.
Voyez, dans \di planche Y, figure 5, un exemple des notes de goût des deux espèces.
Noter , v. a. C'est écrire de la musique avec les caractères destinés à cet usage , et appelés notes. (Voyez Notes. )
Il y a, dans la manière de noter la musique, ime élégance de copie, qui consiste moins dans la beauté de la note, que dans une certaine exactitude à placer convenablement tous les signes , et qui rend la musique ainsi notée bien plus facile à exécuter ; c'est ce qui a été expliqué au mot Copiste.
Nourrir les sons , c'est non-seulement leur donner du timbre sur l'instrument , mais aussi les soutenir exactement durant toute leur valeur, au lieu de les laisser éteindre avant que cette valeur soit écoulée, comme on fait souvent. Il y a des musiques qui veulent des sons nourris ^ d'autres les veulent détachés, et marqués seulement du bout de l'archet.
NuNAiE, s.f. C'étoit chez les Grecs la chanson particulière aux nourrices. (Voyez Chanson.)
O. Cette lettre capitale, formée en cercle ou double CD, est, dans nos musiques anciennes , le signe de ce qu'on appeloit temps parfait, c'est-à-dire de la mesure triple ou à trois temps , à la différence du temps imparfait ou de la mesure double , qu'on marquoit par un