‹ Dictionnaire de musiqueChapitre 7 sur 72 · ORE · texte numérisé non relu

ORE

(le négliger et dédaigner tout ce qui devient devoir journalier; 6°. les mauvais instruments des symphonistes, lesquels, restant sur le lieu, sont toujours des instruments de rebut, destinés à mugir durant les représentations, et à pourir dans les intervalles; 6°. le mauvais emplacement du maître, qui, sur le devant du théâtre, est tout occupé des acteurs, ne peut veiller suffisamment sur son orchestre y et l'a. derrière lui, au lieu de l'avoir sous ses yeux; y", le hruit insuportable de son bâton, qui couvre et amortit tout l'effet de la symphonie; 8°. la mauvaise harmonie deleurs compositions, qui , n'étant jamais pure et choisie , ne fait entendie, au lieu de clioses d'effet, qu'un remplissage sourd et confus; ()°. pas assez de con-. tre^hasses et trop de violoncelles , dont les sons , traînés à leur manière, étouffent la mélodie et assomment le spectateur; lo''. enfin le défaut de mesure, et le caractère iaidéterminé de la musique françoise, où c'est toujours l'acteur qui règle Yorchesti-e , au lieu que V orchestre doit régler l'acteur, et où les dessus mènent la basse, au lieu que la basse doit mener les dessus. Oreille , s.f. Ce mot s'emploie figuréraent en terme de musique. Avoir de Y oreille , c'est avoir l'ouïe sensible, fine et juste; en sorte que, soit pour l'iutonation, soit pour la mesure, on soit choqué du moindre défaut, et qu'aussi l'on soit frappé di-s beautés de l'art quand on les entend. On a V oreille fausse lors-

Page 1