‹ Dictionnaire de musique moderne (volume 2)Chapitre 81 sur 111 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Filer un son, c'est le prolonger aussi long-temps t[ue l'haleine peut le permettre , en observant de coiumencer pianissimo, de l'enfler insensiblement jusqu'au forte, et de le diminuer avec les mêmes gradations.

On doit s'accoutumer à tenir pendant vingt-deux secondes le son filé avec la voix. On soutient le son beaucoup plus long-temps sur les instrumens à vent ; on peut le prolonger à volonté sur les instrumens à archet.

Fin , s. f. Ce mot se place quelquefois sur la mesure qui termine la première partie d'un rondeau , d'un meijuet, etc., pour marquer qu'ayant repris cette première partie , c'est sur cette finale qu'on doit s'arrêter et finir. Reprenez au comnieficénLent Ju^qu^au mot fin.

Finale, s. f. Principale corde du mode qu'on appelle aussi tonique, et sur laquelle l'air ou la pièce doit finir.

Quand on compose à plusieurs parties, et surtout des chœurs, il faut toujours que la basse tombe en finissant sur la note même de Xa finale. Les autres parties peuvent s'arrêter sur sa tierce e' sur sa quinte.

Autrefois c'était une règle de donner toujours, à la fin d'une pièce, la tierce majeure à lâfi/ude, même en mode mineur ; cet usage est encore suivi dans quelques morceaux de musique d'église.

On ne dit point tonique dsms le plain-chant, on appelle noie finale ou simplementyt/7«Ze celle qui termine l'échelle de chaque ton. (/^. Tierce de Picardie.)

Finale, s. m. Les airs , les duos, ouvrent bien un

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opéra , et figurent ensuite avec avantage dans les pre^ mières scènes de chaque acte. Mais , lorsque les récits de l'exposition ont tout expliqué et que l'intrigue marchant avec rapidité tend à s'embrouiller; lorsque le nœud de la pièce va se former ou se dénouer , et que tous les ressorts mis en jeu pour y parvenir amènent des incidens qui changent les situations , et font refluer vers la fin de l'acte les grands tableaux, les effets produits par l'expression du contentement, de l'ivresse, de la tristesse, de la fureur, du tumulte et du désordre ; lorsque le moindre récit frappe tellement des personnages dont l'agitation est au comble , qu'ils ne puissent l'entendre sans manifester soudain leurs sentimens 5 lorsque l'action et les passions occupent tour à tour la scène , et à des intervalles si rapprochés qu'on ne saurait passer subitement du chant au récitatif, ou au dialogue parlé, pour revenir ensuite à la mélodie , le compositeur traite toute cette fin d'acte en chant proprement dit, lie les scènes les unes aux autres, et fait une suite non interrompue d'airs ., de duos , de trios , de quatuors, de quintettes, de sextuors, de chœurs même , en observant d'écrire en chant vocal tout ce qui exprime les passions , réservant la déclamation mesurée qui s'unit aux traits d'orchestre , et le récitatif pour le dialogue en action , et les récits. Ce morceau de musique , le plus long que la scène lyrique puisse nous offrir, s'appeUe^/za/e. C'est Logroscino , compositeur , qui florissait du temps de Pergolèse , qui en est l'inventeur. Paisiello est le premier qui l'ait introduit dans l'Opéra sérieux.

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