‹ Dictionnaire de musique moderne (volume 2)Chapitre 82 sur 111 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

On ne rencontre point âe finales dans nos anciens ©péras. Ce genre cle composition éminemment dramatique n'était cependant pas inconnu de nos devanciers, puisque les Italiens et les Allemands leur en fournissaient de très-beaux modèles. L'on avait entendu en 1771 celui de la Bonne Fille» Mais l'inexpérience des acteurs de ce temps empêchait de donner une certaine extension aux morceaux de facture, et nos compositeurs craignaient de s'aventurer dans des effets harmoniques que des chanteurs consommés auraient seuls pu rendre.

Philidor , Duni , Monsigny, Grétry terminaient leurs actes par des quatuors, des quintettes, des sextuors. Ces morceaux , composés avec la retenue, j'oserai dire la timidité qui accompagne la naissance d'un art et les premiers pas de l'artiste, n'ont point la marche progressive , rapide , intriguée , l'éclat , la chaleur , la fougue à\x finale. Si tous les actes des opéras de Gluck, de Piccini , de Salieri, de Sacchini finissent par des chœurs, des trios, des duos, et même par de simples airs, c'est que les ballets et les divertissemens suppléaient quelquefois SiU finale. D'ailleurs on ne peut pas en imaginer de plus beau que le chœur : Poursuivons Jusqu'au trépas ^ ai Arrnlde , et celui du second acte â^ Orphée y qui , de la manière dont il est coupé par les solos et par le vif intérêt qu'il inspire, pourrait être considéré comme un véritable ^/z a /e.

La nouvelle école , suivant les glorieux exemples que lui donnaient les Mozart et les Cimarosa , introduisit \p finale sur nos deux théâtres lyriques , et nos com-

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