‹ Dictionnaire de musique moderneChapitre 13 sur 119 · partie d'une ronde · texte numérisé non relu

partie d'une ronde

Les mesures doubles sont celles qui tirent leur dénomination et leurs signes de la mesure à quatre temps double, ou de la carrée qui la remplit. La règle est la même que celle observée pour les mesures composées, avec la différence que les valeurs des mesures doubles sont doubles.

tels sont les signes qui indi<juent les mesures doubles*

c'est-à-dire deux fols la moitié d'une carrée , deux

rondes : /c'est-à-dire trois fois la moitié d'une carrée *

trois rondes , etc.

On marque ordinairement la mesure à deux temps par Un C barré , et celle à quatre temps par un C» Je pense qu'il serait mieux de se servir des chiffres 2 et 4 , attendu que les musiciens peu exercés confondent souvent les signes de ces mesures.

Il n'y a véritablement que deux sortes de mesure dans notre musique , savoir : à deux et à trois temps égaux; mais comme chaque temps, ainsi que chaque mesure^ peut se subdiviser en deux ou trois parties égales , cela fait une subdivision qui donne quatre espèces de mesure en tout : nous n'en avons pas davantage. On a cherché vainement à en ajouter une cinquième , en combinant les deux premières en une ?nesure à deux temps inégaux ^ l'un composé de deux notes , et l'autre de trois , ce qui aurait fait une mesure à cinq temps.

Pour mettre un air en mesure , il ne suffit pas d'encadrer les phrases dans les barres en les divisant en temps égaux en valeur, il faut encore que les bonnes notes se trouvent sur les temps forts , et que les repos et les cadences arrivent d'aplomb sur le frappé de la iney<ure ^ parce que on ne se repose pas en l'air. Si, dans la mesure à quatre temps on tolère certains passages écrits àcontre-temps, c'est que cette mesure étant composée de deux mesures à deux-quatre , l'esprit

suppose une barre après chaque second temps , et corrige ainsi ce que la cadence paraît avoir de défectueux. (Fig, 29.)

Mesuré ^ part. On se sert de ce mot pom- indiquer qu'un fragment de mélodie inséré entre deux récitatifs doit être chanté en mesure. [Voyez A Tempo. )

MÉTHODE , s. f. Recueil de préceptes et d'exemples pour l'enseignement du chant vocal ou du jeu d'un instrument. La méthode n'apprend rien au professeur habile , mais elle le guide néanmoins , et lui fait mettre plus d'ordre dans ses démonstrations. Un excellent musicien peut apprendre à jouer de certains instrumens , tels que le piano , le basson , la clarinette , avec le seul secours d'une jnétliode.

Les méthodes de chant;, de violon, de violoncelle, de piano , etc. rédigées par les membres du Conservatoire de France , sont les plus estimées , et leur succès a été prodigieux. Nous possédons des méthodes pour le chant et pour tous les instruraens; ces méthodes sont généralement suivies , pourquoi donc en publier de nouvelles? espère-t-on faire mieux que le Conservatoire ? Non , mais on désire se créer une propriété , Tesprit mercantile préside seul à ces entreprises. Tel marchand qui veut compléter son fonds en ouvrages élémentaires , se fait composer une méthode de flûte ^ de piano , de chant , pout' n'être pas obligé de se pourvoir sans cesse au magasin du Conservatoire , et ne vendre ainsi que de la seconde main. Un professeur de chant place autant d'exemplaires d'une m.éthode

qu'il a d'clèvcs , et s'il en est lui-même l'auteur et l'etliteur , on conçoit aisément qu'il aura en profit tout ce qu'il eût fait gagner au graveur du Conservatoire ou à tel autre marchand. La méthode de violoncelle de Duport est souvent préférée à celle du Conservatoire. La viélhode de piano de madame de Montgeroult, celle de flûte de Berbiguier, jouissent mainteuant d'une faveur méritée.

Les méthodes de flûte, de hautbois, de clarinette , de basson , de flageolet , de trombone même , sont précédées de la tablature de l'instrument qu'elles concernent. On trouve dans celles de hautbois , de basson , de clarinette , un chapitre qui traite de la manière de faire les anches pour chacun de ces instrumens. M. Jwan Mûller , qui a perfectionné la clarinette , va publier une nouvelle méthode pour cet instrument régénéré.

MÉTHODE , s. f. Manière d'exécuter , style d'exécution. Ce chanteur a une excellente méthode. Les. routiniers ont c[uelquefois du goût , mais leur méthode est toujours mauvaise,

MÉTRONOME , s. m. Cet instrument est un pendule qui marque , par le degré de lenteur ou de vitesse de ses oscillations , les temps de la mesure. C'est à M. Maèlzel que nous en devons l'invention, ou, pour mieux dire , le perfectionnement. Car le métronome existait depuis plus d'un siècle , et était connu sous le nom de chronomètre.

Beaucoup de morceaux de musique portent main?-

t^e^ant la désignation du degré du métronome , qui correspond au degré de mouvement que l'auteur a \'Oulu lui donner. Cette désignation se fait au moyen d'un numéro et d'une note. Le numéro marque le point sur lequel on doit arrêter le contre-poids sur l'échelle du métronome , la note indique la valeur d'une vibration. C'est ce qu'on appelle la marque m^étronomique.

Le métronome donne vingt-huit degrés de mouvement. En changeant la valeur musicale des vibrations du balancier , valeur qui peut êtrç celle d'une croche , d'une noire , d'une blanche, et même celle d'une mesure entière quelconque, il résulte une série de près de deux cents mouvemens qui servent â exprimer toutes les nuances perceptibles à l'oreille la plus délicate.

Dans la musique , le mouvement indiqué par le métronome est en raison directe de la longueur du balancier; et en raison inverse de la valeur donnée à ses oscillations.

Ainsi, quand un compositeur voudra indiquer le degré de vitesse d'un morceau de musique par le moyen du métronome , il saui'a que le mouvement le, plus lent sera celui indiqué par le numéro 5o de l'échelle , si chaque vibration a la valeur d'une croche. Xie mouvement sera d'autant plus accéléré , qu'on aura pris un numéro plus élevjé , et qu'on aura donné une valeur plus forte à chaque vibration.

Lorsqu'on veut exécuter un morceau de musique , dont le mouvement est indiqué par une croche et le

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numéro 5o, il suffit de placer le contre-poids sur le numéro 5o, et de donner à chaque vibration la valeur d'une croche. Il est clair qu'il en doit être de même pour tous les degrés de Téchelle ;, et les différentes valeurs que peut avoir une vibration.

Le méfronoTne est une invention précieuse pour Élire- connaître dans tous les pays le degré de vitesse qu'un auteur a voulu donner à ses compositions. L'expérience a prouvé cependant que cet instrument devait être rangé plutôt pai'mi les objets que l'on recherche par curiosité^ que parmi ceux dont l'utilité est reconnue. C'est le sentiment qui fait trouver le mouvement de tel ou tel morceau de musique. On dira peut-être que chacun ayant u?ie manière différente de sentir , ce régulateur universel doit amener tout le monde au mouvement adopté par l'auteur. Poinf^du tout : entraîné par la force du naturel, l homme vif pressera les mouvemens, le flegmatique les ralentira sans s'en douter , et retombera malgré lui dans sa manière de concevoir et d'exécuter la musique, quoique ils se soient l'un et l'autre conformés d'abord aux lois du métronome. Ce n'est qu'aux répétitions que l'on j)eut le consulter , et l'impression qu'il laisse est trop, fugitive pour résister aux causes qui se réunissent ])Our la détruire.

En général, les chefs d'orchestre des théâtres de province donnent trop de prestesse aux mouvemens » et se conforment rarement, sur ce point, aux intentions du compositeur. C'est une faute sans doute , Aiais elle est involontaire. L'inexpérience du plus

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/rrnrcl nombre des comédiens les force à changer en allt'2;retto le cantabilë dont ceux-ci ne sauraient soutenir la marche lente et gracieuse. Comme ils ont tous l'haleine courte, ils respirent dix fois dans une période, et pour épargner aux écoutans une part des hoquets de ces chanteurs asthmatiques , le maître de musique prend le parti de hâter le mouvement , les rondes deviennent des blanches , et Ton escamote ainsi les tenues. Le rhythme devenu plus pressant se fait mieux sentir , tout le monde le suit , et par ce moyen que le bon goût condamne , on arrive à la fin du morceau sans encombre très-apparent.

On sent bien qu'il serait inutile de parler de métrononie à des mannequins sonores , qui répètent comme ils peuvent le refrain qu'on leur a sifflé. Aussi 1. s maîtres de musique ne le consultent plus , et se laissent mener par des hommes qu'il est impossible de retenir dans la bonne route.

Le métronome est un instrument de cabinet trèsutile au compositeur, poiu* lui rappeler au besoin, et avec exactitude , le mouvement d'un morceau de musique conçu et écrit par fragmens à des époques différentes. Par ce moyen il pourra conserver l'unité de mouvement , en rejetant des périodes et des traits dont la marche trop lente ou trop rapide , ne concorderait pas avec ce qui a été composé précédemment. Parmi les pièces dans lesquelles, cette unité ne se rencontre pas, je citerai l'ouvjerture de JRotnéo et Juliette , de Steibelt, et celle de TOncle Valet de Délia T^Iaria. Si Ton donne à leurs débuts toute la prestesse qu'ils sem-

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blent réclamer, les violonistes ne pourront pas articuler les passages en triolets et en doubles croches qu'ils rencontreront ensuite. Et si Ton prend un mouvement mode're', qui permette d'exécuter nettement les traits rapides , le début de chacune de ces ouvertures , ralenti dans sa marche , va devenir languissant et froid. Le mot de métronome est emprunté du grec , il se compose de nomos , chanson , air, chant; et de metron, mesure.

Mezza orchestra, demi-orchestre. Ces mots placés au-dessus de certains passages indiquent que la moitié de l'orchestre doit se taire , jusqu'à ce que le . mot tutti marque le moment de la rentrée générale. On ne se sert guère de ce moyen de diminuer les forces instrumentales , que quand il s'agit de l'accompagnement d'un solo, et encore le mezza orchestra ne s'entend que des instrumens à cordes qui seuls peuvent être divisés en deux parts.

Mezza- VOCE, à demi- voix.

Mezzo- FORTE, à demi-fort.

Mi , la troisième des sept syllabes inventées pour nommer les notes eu solfiant.

Minerve était la déesse des sciences et des arts : on lui attribue l'invention de l'art de filer, de broder; ce fut elle qui enseigna aux hommes l'usage des chars, celui de l'olivier ; enfin , elle apprit à Apollon à jouer de la lyre. On lui a donné quelquefois le suçnom de

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