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Dans le style comique , on débute le plus souvent par l'allëgro sans aucune préparation , comme on peut en faire l'observation dans les ouvertures dePanurge^ des Noces de Figaro, d^une Folie.
Presque toutes les ouvertures sont écrites dans le ton de ré <f qui est très-éclatant ^ et propre aux grands effets d'orchestre. ( Voyez INTRODUCTION, MusiQUE MILITAIRE, Ton.)
ïiS PAP.
X, par abréviation, signifîe/>/a/2o, c'est-à-dire cZowjf,
PP, si^niûe planissijno, c'est-à-dire Irès'doux.
Pandore , s, f. Instrument de musique à cordes , de la famille du luth, mais dont le chevalet était oblique , ce qui rendait les cordes inégales dans leur longueur. Le dos de cet instrument était plat comme celui de la guitare, hâ pandore a été déjaissée depuis longtemps comme le luth et le théorbe.
Pantalon, s. m. Instrument de musique de l'espèce du tympanon , mais beaucoup plus grand , puisqu'il a près de quatre pieds de large. Le pantalon est garni d'un grand nombre de cordes d'acier , que l'on touche avec deux petites baguettes de bois. Albrechts Berger nous dit que c'est un instrument superbe , mais très-rare.
Papier réglé. On appelle ainsi le papier préparé, avec les portées toutes tracées , pour y noter la musique.
Il y a du papier réglé de deux espèces, savoir : celui dont le format est plus long que large , et que l'on appelle /7a/7«er réglé à la française ; et celui dont le format est plus large que long ; ce dernier est le seul dont on se serve en Italie , et on le désigne comnaQ étant réglé à l'italienne^
On se sert de l'un ou de l'autre , selon le nombre des portées que demande la musique que Ton a à écrire. On préfère le papier â la française, pour les parties séparées , attendu qu'il tient moins de place sur le pupitre. On emploie celui à l' italienne, pour de petites partitions , des fragmens d'opéras , des airs avec accompagnement de piano ou de guitare.
Parfait , adj. Ce mot, dans la musique , a plusieurs sens; joint au mot accord, il signifie un accord qui comprend toutes les consonnances sans aucune dissonance; joint au mot cadence, il exprime celle qui porte la note sensible , et de la dominante tombe sur la finale; joint au mot consonnancc , il désigne un intervalle juste et déterminé, qui ne peut être altéré sans cesser d'être consonnant ; ainsi l'octave et la quinte sont des consonnances parfaites , et ce sont les seides. Joint au mot mode , il marquait dans l'ancienne musique la mesure à trois temps.
Parodie , s. f. Air de chant sur lequel on a mis de nouvelles paroles , ou morceau de symplionie , dont on a fait un air chantant , en y ajustant des paroles. Dans la musique composée sur le poème original , le chant est fait sur les paroles , et dans la parodie , les paroles sont faites sur le chant.
Parodier , v. a. C'est ajuster à un air de chant , de nouvelles paroles dont le sens n'a souvent pas le moindre rapport avec celles qu'il avait d'abord. Il suffît que le parodiste se conforme au caractère des mor*
ceaux fie musique , et s'applique surtout à calquer son dessin sur celui du musicien , pour qu^il y ait une parfaite concordance dans les imasres.
O toi qui des Hébreux , trio de l'oratorio de Saûl.
Suis -je assez malheureux? air des Noces de Figaro.
Quel plaisir d'être en voyage. air de Jean de Paris^
ont été parodiés sur la musique de
O salutaris hostia ! de Gossec.
Aprite un po que gV occhi , air des Noces de Figaro.
Chassez de votre cœur, air de Télémaque. (Boïeldieu.)
Marmontel a souvent aidé Grétry pour faire reparaître dans de nouveaux opéras de bons airs qui appartenaient à d'autres compositions oubliées ou restées en portefeuille ; Quinault rendait le même service à Lulli ^ en transformant en air de chant ses chaconnes et ses passepieds.
Les paroles primitives n'étant comptées pour rien dans une parodie , on peut donc parodier les airs de symphonie comme ceux de chant. Il faut pour cela connaître assez le mécanisme de la phrase musicale , pour l'analyser à l'instant, et choisir le mètre lyrique, les césures^ et les cadences qui lui conviennent. I/homme exercé à ce genre de travail, ne trouve pas plus de difficulté à ajuster des paroles sur un quatuor de Haydn, sur l'ouverture de Démophoon, que àe parodier les airs de la Pips de tahac , ou de Femmes. , ^voulez-vous éprouver , dont les timbres sont connus, et qui portent huit v ers de huit syllabes à rimes mêlées^
et dans un ordre différent. Les motifs exécutés par les instrumens ont la même coupe et le même dessin que ceux destinés aux parties vocales, puisque le chanteur répète quelquefois les mélodies que la flûte ou le hautbois viennent de faire entendre, et les repos de la phrase musicale sont plus rapprochés que ceux des vers alexandrins. Les auteurs de vaudevilles ont mis des paroles à un grand nombre d'airs de danse d'^rmide, de Chimène, etc. , à des marches et à des fragmens d'ouvertures et de symphonies. Le morceau le plus parfait en ce genre est la chanson suivante , que Favart a parodiée sur le menuet d'Exaudet.
Cet ëtang
Qui s'étend
Dans la plaine , Répète , au sein de ses eaux , Ces verdoyans ormeaux , Où le pampre s enchaîne.
Un ciel pur,
Un azur
Sans nuages Vivement s'y réfléchit, Le tableau s'enricliit
D'images.
Mais tandis que l'on admire Cette onde où le ciel se mire, Un zéphir Vient ternir Sa surface :
J)'un souffle il confond les traits'; L'éclat (Je tnnt d'objets S' efface.
12a PAR.
Un désir,
Un soupir,
O ma fille !
Peut ainsi troubler un cœur Où règne le bonheur, Oii la sagesse brille :
Le repos ,
Sur les eaux ,
Peut renaître ; Mais il s'enfuit sans retour Dans un cœur dont l'amour
Est maître.
Paroles , s. f. plur. C'est le nom que Ton donne au poëme petit ou grand, drame ou chanson, que le compositeur met en musique. (^Voyez Poème.)
Partie , s. f. La musique étant une langue où plusieurs discours peuvent se faire entendre à la fois, non-seidement sans se nuire, mais en se servant mutuellement, s'ils ont été disposés d'après les règles de l'art 5 il s'ensuit que chacun de ces discours n'est pas un tout , mais la portion d'un grand tout , qui se forme de leur réunion. De là vient le nom de partie , donnée à chacune des portions de ce tout , et qui est ellemême un tout plus ou moins complet , selon l'importance de la partie , et selon la manière dont elle est conçue.
La partie principale s'établit généralement dans les sons les plus aigus du système musical , parce que ces sons plus perçans , et par-là plus faciles à distinguer , sont aussi ceux qui peuvent être entendus en plus grande quantité , et plus long-temps sans fatigue et
Par. 125
6ans ennuî. Il existe deux parties principales , la plus aiguë et la plus grave.
Le dessus et la basse sont les deux principaux objets de la sollicitude du compositeur.
La basse est en quelque sorte la racine , et le dessus la fleur de la tige harmonique.
Le dessus doit géne'ralement être en harmonie avec la basse , mais ce n*est souvent qu'à l'aide d'une partie intermédiaire qu'il s'accorde avec elle.
Dans le style sévère on écrit à neuf, et jusqu^à vingt et trente parties toutes différentes. Mais dans la musique d'orchestre , on en compte rarement plus de quatre qui se multiplient , en se doublant les unes les autres, avec des changemens qui portent seulement sur la valeur des notes et les dessins mélodiques.
Il y a des parties qui ne doivent être chantées que par une seule voix , ou jouées que par un seul instrument, et celles-là s'appellent parties récitantes. \ya.\xires parties s'exécutent par plusieurs personnes, chantant ou jouant à l'unisson, et on les appelle parties d'orchestre ou parties de chœur.
On appelle encore partie , le papier sur lequel est écrite la partie séparée de chaljue musicien : plusieurs jouent ou chantent siu: le même papier.
Partie , s. f. Portion d'un grand morceau d'une sonate , d'un concerto , .d'une symphonie , d une ouverture , d'un air, d'un chœur, etc.
Tout morceau de musique régulier se divise en deux parties; dans la sonate, le duo, le trio, le qua-»
tuor, le quintette, le sextuor instrumental, cette division est marquée par des reprises. La première partie du grand morceau d'une sonate, d'un quatuor, etc. , s'exécute deux fois ; on répète rarement la seconde partie , quoiqu'elle soit aussi précédée et suivie par le signe qui marque la reprise.
Les deux parties dont se forme le grand morceau d'un air, d'un cliœur, d'une ouverture, d'un concerto , ne sont point séparées l'une de l'autre, attendu que ces compositions doivent s'exécuter sans interruption et sans répétition , à moins qu'elles ne soient dessinées en rondeau. Mais la cadence sur la dominante ou le relatif indique la fin de la première partie , et la seconde commence immédiatement après ce grand repos. Elle s'ouvre assez ordinairement par diverses modulations et des recherches harmoniques ; les motifs déjà présentés y reparaissent sous des formes plus resserrées et avec une plus riche parure. Dans la seconde partie d'un morceau^ le compositeur doit déployer les connaissances acquises , et prouver qu'il sait tirer parti de ses motifs S c'est sur la manière dont il l'aura traitée qu'il sera jugé. Tel qui s'est montré avec avantage dans la première , échoue complètement dans celle-ci : l'une peut être produite par l'imagination seule , l'autre exige la réunion du génie au talent.
L^ seconde partie de l'ouverture de la Flûte enchantée est d'une beauté ravissante 5 celle de l'ouverture des Noces de Figaro est peut-être trop simple et trop peu développée.
PAR; i:î5
Partimexti , s. m. plur. ; au sing. partlmento. On désigne , par ce mot italien , des basses disposées de manière à amener toules sortes de marches d'harmonie , et sur lesquelles sont posés les chiffres et les signes qui indiquent les accords qu'elles doivent porter. Les partimenti sont écrits par les maîtres , pour servir de canevas aux élèves qui en remplissent l'harmonie , ou d'exercices d'accompagnement , pour leur apprendre à lire couramment les basses chiffrées, et les familiariser avec les signes qui représentent les accords et les diverses faces sous lesquelles ils peuvent s'offrir aux yeux de l'accompagnateur.
Fenaroli , Sala , Columacci , etc. , ont composé de très-belles suites de partimenti , dont M. Choron a enrichi son excellent Traité de Composition.
Partition, s. f. Collection de toutes les parties d'une pièce de musique , où l'on voit , par la réunion des portées correspondantes , l'harmonie qu'elles forment entre elles. On écrit , pour cela , toutes les parties , portée à portée, l'une au-dessous de l'autre, avec leurs clefs , de manière que chaque mesure d'une portée soit placée perpendiculairement au-dessus ou au-dessous de la mesure correspondante des autres parties , et enfermée dans les mêmes barres prolongées de l'une à l'autre , afin qu'on puisse voir d'un coup d'œil tout ce qui doit s'entendre à la fois.
Quelque ordre que l'on donne aux parties dans une partition , celle de la basse doit être au-dessous de tout, et celle du chant vocal immédiatement au-dessus
12e PAR.
de celle de la basse et de celle de violoncelle , s'il y en a une pour cet instrument. Plusieurs compositeurs placent les parties de violon en tête d'une partition , les Italiens y mettent les cors et les trompettes. Voici Tordre qui me paraît le plus favorable pour le maître de musique et l'accompagnateur.
Flûtes ,
Hautbois,
Clarinettes y
Trompettes ,
Cors,
Bassons ,
Trombones ,
Timbales ,
Tambour et Cymbales,
Triangle ,
Beffroi ,
ler^ Violons,
2 mes Violons ,
Violes , Dessus y 2* Dessus j Contralte, Ténor, Bariton, Basse , Violoncelles , Contrebasses.
En disposant une partition de celte manière ♦ le