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de touche à laquelle on reconnaissait les Mamis tes et les Non-ConforttiLstes ; car ces messieurs se donnaient réciproquement des épithètes , qui rendaient leurs disputes encore plus plaisantes.
On trouve dans les ouvrages du temps , et même dans le Dictionnaire de Musique de J.-J. Rousseau, aux mots basse fondamentale ^ sixte, règle cToclaue, toutes ces niaiseries de double emploi , de succession imaginaire de basse fondamentale , dont les bases naturelles sont à chaque instant en opposition avec les règles de succession, qui constituent le système de Rameau.
La facilité apparente de ce système, à Tégard de l'emploi des règles de la composition , l'ignorance des musiciens français, qui à cette époque ne voyaient et n'entendaient que leurs pitoyables compositions, contribuèrent également à faire considérer un homme de génie tel que Rameau , comme propre à fonder un système nouveau appuyé par des démonstrations savantes , et par le succès que ses œuvres pratiques obtenaient journellement.
Ce ne fut donc que quand les opéras de Rameau cessèrent d'être goûtés, et que l'on eut entendu à Paris la musique de Pergolèse , de Léo , de Jomelli , et ensuite celle de Duni et de Philidor , que le système de la basse fotidamentale commença à décheoir. La belle simplicité d'harmonie italienne l'emporta sur le fatras de tant d'ouvçages de théorie qui ne pouvaient point former de bons harmonistes , et encore moins de bons compositeurs. Quelques amateurs ayant apporté
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d'Italie les partimenti de Durante , on commença à sentir, avec ces études, tout le charme qui naît de l'unité de la mélodie et de l'harmonie. Les bons maîtres d'accompagnement, fort rares alors, n'employaient plus pour base de leur enseignement , que la règle d'octave dans les trois positions, c'est-à-dire, selon que l'octave, la tierce ou la quinte du premier accord parfait de la première note du ton est placée comme partie la plus aiguë , soit sur le clavier , soit dans la partition. On ne considéra plus la basse fondamentale, que comme ce qu'elle n'a jamais cessé d'être , c'est-àdire la note la plus grave des accords fondamentaux, marchant à une autre note qui la suit selon les lois naturelles de la mélodie, et la disposition des consonnances et des dissonances, d'après la règle des trois . raouvemens.
Plusieurs auteurs de partimenti ont considéré, comme première position , celle où la quinte de l'accord parfait en commençant l'échelle , se trouve dans la partie aiguë '; comme seconde , celle qui a pour note aiguë l'octave ; et enfin , comme troisième position , celle où la tierce est dans l'aigu. Mais la force de la tonalité, qui exige que la partie aiguë se termine toujours sur l'octave de la première note placée dans la basse , a amené toutes les opinious à considérer maintenant, comme première position , celle qui commence et finit avec l'octave dans la partie aiguë. Comme seconde position , celle qui commence avec la tierce ; et enfin, comme troisième position, celle qui commence avec la quinte , ainsi qu'on le voit ( Fig» 4o hls, )
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Dans la première et la seconde position , les deux «octaves qui existent du sol au la , entre la partie médiaire et la basse , sont tolérées pour ne pas déranger la main , mais il est préférable de ne pas les admettre.
La règle d'octai^e étant la base de l'harmonie , considérée dans l'accompagnement , il est indispensable à ceux qui se livrent à l'étude du chant ou à l'exécution de la partition au clavier, de posséder parfaitement toutes les échelles des modes majeurs et mineurs dans les trois positions , avec d'autant plus de raison qu'elles classent les doigts et les disposent à se placer comme <3'cux-mêmes, dans toutes les marches d'harmonie.
La formule de la règle d'octave n'est établie que pour servir de base à l'enseignement de l'harmonie, et les compositeurs ne sont point astreints à s'y conformer , toutes les fois que la basse de leurs mélodies marchera diatoniquement, en suivant tous les degrés de la gamme. L'expérience prouve le contraire , et la variété qui doit régner dans le discours musical l'exige.
RÉGLER LE PAPIER. C'est marquer sur un papier blanc les portées , pour y noter la musique.
RÉGLEUR, s. m. Ouvrier qui fait profession de régler les papiers de musique.
RÉGLURE, s. f. Manière dont est réglé le papier. Cette réglure est trop noire. Il y a plaisir de noter sur une véglure bien nette.
Relatif. Tout mode majeur a un mode mineur 2. i4