REL
qui lui est relatifs et réciproquement, Vest-à-dire que tous les modes majeurs et mineurs ont deux à deux la même échelle. Chaque mode majeur a pour re/ar^ mineur celui de sa sixième note, et chaque mode mineur a pour relatif majeur celui de sa troisième note : ainsi le mode mineur de la est le relatif du majeur à^ut , et réciproquement.
Le mode majeur et son relatif mmeuv sont indiqués à la clef par le même nombre de signes, ou par Pabsence de ces mêmes signes. Voici comment il faut s'y prendre pour connaître dans lequel des deux on est effectivement. ^
Le plus simple est de regarder la première et la dernière note du morceau de musique : car il commence et finit presque toujours par la tonique , surtout à la basse.
Le second moyen consiste à voir si la quinte du mode majeur se trouve altérée par un signe accidentel dans le commencement du morceau , soit dans le chant , soit dans une partie quelconque : si cette quinte est altérée , on est dans le relatif mineur, dont elle devient note sensible; et si elle ne l'est pas , on est dans le mode majeur.
Par exemple , s'il n'y a rien à la clef, on peut être en m/ mode majeur, ou en la mode mineur ; si la quinte d'w/, qui est «o/, est altérée par un dièse accidentel, ce sol # devient note sensible , et on est en la mode mineur; si le sol n'est point altéré , on est en ut mode majeur. Il faut appliquer ce moyen à tous les autres tons.
KEM.
On trouve encore le ton et le mode par les repos ou cadences dans le chant ou dans la basse ; mais il faut déjà avoir quelques connaissances en musique pour se servir de ce moyen.
Relation .s. f. Par le terme de relation on entend l'intervalle qui se trouve entre la note prise par une partie , et la note quitle'e par une autre : ainsi , dans l'exemple A {F'ig, 4i) la première note de la partie inférieure est en relation de sixte avec la seconde note de la partie supérieure , et la première note de la partie inférieure.
On conçoit , d'après cela , qu'il y a autant de i^elations que d'intervalles. Mais toutes les relations ne sont pas également admissibles : celles d'octave superflue et diminuée, celle de quinte diminuée et celle de quarte majeure sont prohibées; en un mot, les relalions d'octave , de quinte et de quarte ne comportent pas d'altérations, parce qu'étant altérées, elles font paraître fausses les intonations 5 c'est pour cela qu'on les appelle j^M556?5 relations ou mauvaises relations. Pour mieux en sentir le mauvais effet, il suffit de répéter plusieurs fois les exemples que nous en donnons. {Pig* 4i.)
RÉMINISCENCE, S. f. Rcssouvcnir, renouvellement d'une idée presque effacée.
On dit qu'un ouvrage est plein de réminiscences , pour faire connaître qu'il s'y trouve beaucoup de choses qui étaient déjà dans d'autres compositions. Les auteurs dont la verve est épuisée reproduisent , sans s'en