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Le galoubet ne va pas sans le tambourin, sur lequel l'exécutant marque le rhythme et la mesure en le frappant avec une baguette.
Les joueurs de galoubet sont très communs en Provence. Il y en a d'une force extraordinaire , et qui exécutent des concertos de violon sur leur instrument. On en rassemble jusqu'à vingt-cinq dans une fête champêtre; et quoique leur musique soit toujours'gaie et rapide, l'ensemble le plus parfait ne cesse jamais d'exister entre eux. Je crois en trouver la raison dans les frappements rhythmiques du tambourin qui les soutiennent constamment dans la mesure.
GAMBA = QUEUE , s. f. — On distingue dans les notes la tête et la queue. La tête est le corps même de la note ; la queue est ce trait perpendiculaire qui tient à la tête , et qui monte ou descend indifféremment à travers la portée. Dans le plain-chant, la plupart des notes n'ont pas de queue, mais dans la musique figurée moderne il n'y a que la ronde [semi-brève) qui n'en ait point.
La note qui porte une double queue doit être exécutée en même temps par les deux instruments à vent qui lisent sur la même partie, comme les cors, les trompettes, les bassons. Lorsqu'on trouve une note à double queue sur la partie d'un instrument à corde et à manche, on doit l'exécuter à doubles cordes.
En italien, le mot gamba indique un certain jeu d'orgue, et sert aussi à qualifier une espèce de viole ancienne (Voyez Viola cl a gamba).
GAMMA, s. m. — Troisième lettre de l'alphabet grec qu'on représente ainsi r , et qui correspond à notre G. Anciennement on donna le nom de gamma à l'échelle de Guido, où la corde la plus grave était marquée parle T [sot), et appelée faypo-prosiambanomène, tandis que la corde la plus grave du système grec , c'est-à-dire le ta, se nommait prostamfranomène ; et comme cette lettre se trouvait à la tête
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de l'échelle, en plaçant dans le haut les sons graves, selon la méthode des anciens, elle a fait donner à cette échelle le nom de gamma.
Entre autres inventions que plusieurs auteurs attribuent généralement à Guido ( quoique dans ses écrits il en parle comme de choses connues avant lui ) , on trouve l'invention du gamma. Mais Guido dit , dans le second chapitre de son Micrologue : « In primis ponatur F grœcum a modernis adjunctum. » et , dans ses Régies rhythmiques , il répète une seconde fois : « Gamma grœcum quidam ponunt ante primam iitteram; ce qui prouve clairement que la gamme se pratiquait avant lui.
Le mot français gamme ( en italien scaia, échelle ) dérive du terme grec gamma (Voy. Scaia).
GARE MUSICALI = LUTTES MUSICALES. — (Voy. Certami musicaii).
GASAPH. — Espèce de chalumeau ou cornemuse des côtes de la Barbarie.
GAVOTTA = GAVOTTE, s. f. —Danse de caractère gai et agréable, dont l'air est à deux Temps et d'un mouvement modéré ; elle est à deux reprises , chacune de huit mesures , et commence par le Temps levé. La gavotte n'est plus en usage que dans les ballets.
GAZZETTA MUSICALE = GAZETTE MUSICALE. — (Voy. Giornaie di Musica).
GENERA SPISSA o DENSA = GENRES ÉPAIS ou SER- RÉS. — Dénominations anciennes des genres chromatique et enharmonique, où les sons se trouvent plus serrés que dans l'échelle diatonique, appelée pour cela genus rarum.
GENERI D'OTTAVE = GENRES D'OCTAVES. — (Voy. l'article Greci antichï).
GENERI MUSICALI = GENRES. — Il y a trois genres dans la musique : le diatonique 3 le chromatique et Yenharmonique.
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Lorsque la succession des sons d'une octave, comme noire échelle majeure ou mineure, est formée de cinq tons entiers et de deux demi-tons tant en montant qu'en descendant , on l'appelle gamme diatonique ou genre diatonique. Si à cette gamme diatonique on joint les sons qui se trouvent modifiés par les accidents propres aux autres tons, en sorte que l'octave compte douze demi-tons tant en montant qu'en descendant, on la nommera genre chromatique, ou (comme la progression n'est chromatique qu'à moitié) gamme diatonico- chromatique, ainsi que cela résulte de l'article enharmonique, où l'on voit que de l'union des deux gammes diatonico-chromatiques dérive la succession de tous les sons ordinaires de la musique compris dans l'octave : et c'est cette succession qu'on appelle genre enharmonique ou plutôt gamme diatonico-chromatico- enharmonique.
GENIO= GÉNIE, s. m. — Le génie musical est ce don inné , inexplicable, qu'on reçoit de la nature ; c'est la faculté de créer facilement des idées esthétiques et de leur donner l'expression la plus convenable dans le langage mélodieux et harmonieux des sons ; c'est ce feu qui brûle intérieurement le compositeur, et qui lui inspire continuellement des chants nouveaux et agréables, une expression vive qui va au cœur et une harmonie majestueuse qui détermine le caractère du chaut.
L'esprit humain a une capacité illimitée si on le considère en générai, mais fort limitée dans chaque homme en particulier ; celui qui franchit ces limites est un homme de génie. U esprit semble être en outre plus mécanique que le génie; en effet le premier suffit pour être un excellent imitateur , mais il n'arrive pas à l'originalité , qui est la compagne toujours fidèle du génie, auquel il est donné de voir les objets éclairés de la plus vive lumière.
Pour qu'un homme de génie soit réellement artiste , il faut qu'il possède aussi la science. Un compositeur, bien que doué des plus heureuses dispositions, s'il n'a pas une parfaite
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connaissance des règles et de cette foule d'observations que la seule expérience de plusieurs siècles a pu fournir, n'aura que; la moitié des forces musicales , ou, pour mieux dire , il n'aura rien ; car l'inspiration sans l'art , et l'art sans l'inspiration, ne donne jamais un résultat satisfaisant.
L'aridité géométrique des règles refroidit l'imagination la plus ardente ; le compositeur inspiré par la nature a-t-il donc raison de s'en débarrasser ? Non ; car ce qui est un travail pénible pour l'ignorant, n'est qu'un jeu pour le savant harmoniste. Telemann écrivit un morceau de musique à huit parties réelles avec autant de facilité et de promptitude qu'un autre en aurait mis à écrire une lettre. On dit que Jupiter se fit ouvrir le cerveau , et que Minerve en sortit armée de pied en cap ; on peut en dire autant du motif musical. Il ne se présente jamais à l'esprit du vrai compositeur sans avoir pour cortège le dessin de la basse , le trait des violons, la tenue des cors, les tierces des hautbois et des clarinettes, le passage de la flûte qui doivent raccompagner. Le travail du cabinet ne sert qu'à adoucir et lier ensemble les différentes parties, préparer les modulations, retoucher enfin et polir cette ébauche d'un grand tableau.
GENUS EPITRITUM. — Espèce de rhythme de la musique grecque, les Temps duquel étaient en raison sesquitierce, ou de 3 à à.
GENUSRARUM. — (Voy. Gênera spissà).
GEOMETRICA = GÉOMÉTRIQUE (division). — (Voy. Divisione de' rapporti d'intervatlï).
GERMANIA = ALLEMAGNE (notices historiques sur la musique en). — L'Allemagne, qui peut avec raison se dire la seconde patrie de la musique , se vante d'avoir donné le jour au créateur du système moderne , Franco de Cologne , qui vivait dès le siècle de Guido , et au réformateur de la musique d'église , Luther, qui fut contemporain de Palestrina.
L'origine de l'école allemande remonte aux temps de l'école