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flamande. Jean Godendach ou Bonadies (car c'est ainsi que son élève Gafforio a traduit son nom en latin ) , Henri Isaak, si loué par Quadrio , qui prétend qu'il mit le premier à trois voix les poésies de Laurent de Médicis, Stéphan Mahu, Henri Fink et plusieurs autres étaient célèbres comme compositeurs dès le xve siècle. Considérée sous ce rapport , l'école allemande estx comme l'école flamande et l'école française, antérieure à celle d'Italie; mais les guerres qui eurent lieu à la fin du xvr siècle et au commencement du xviie , et surtout cette guerre terrible , appelée de trente ans , portèrent la ruine et la désolation dans toutes les parties de l'empire. Ce fut une époque de décadence pour l'école allemande, qui se trouva alors bien inférieure à celle d'Italie.
Le théâtre allemand a aussi une origine fort reculée , bien qu'un peu postérieure à celle du théâtre italien. Dès le temps de Jean de Saxe , on représentait , pendant le carnaval , à Nuremberg , des drames en musique. Cependant la véritable époque de l'établissement de l'Opéra, en Allemagne, ne peut être fixée qu'à l'année 1625, dans laquelle Martin Opitz, né en Silésie, fit le premier essai d'un opéra de sa composition, intitulé Daphné, et qui fut représenté à l'occasion du mariage d'une sœur de l'électeur de Saxe avec le landgrave de Hesse.
Avant la guerre de trente ans , la musique florissait particulièrement à la cour des empereurs. Charles-Quint, Maximilien et Ferdinand entretenaient un grand nombre de chanteurs et d'instrumentistes, tant pour la musique sacrée que pour la musique profane. L'électeur de Bavière avait aussi , à cette époque , un excellent orchestre. Son maître de chapelle était le fameux flamand Roland Lassus, dont les ouvrages pourraient bien être utiles, encore aujourd'hui, à beaucoup de nos compositeurs. Le zèle pour le culte divin étant alors très grand, il ne faut pas s'étonner que l'écho des antiennes et des chants sacrés ait retenti jusque dans les festins et dans les autres divertissements profanes.