‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 180 sur 364 · LIT · texte numérisé non relu

LIT

Le fait suivant , arrivé sous Charlemagne , et consigné dans les annales de France, est encore célèbre dans l'histoire de la musique.

Ce prince étant arrivé à Rome en 7 87 pour y passer les fêtes de Pâques, pendant son séjour dans cette ville il s'éleva une dispute entre les chanteurs romains et les français ; ceux-ci avaient la prétention de savoir mieux chanter que les premiers, et les premiers au contraire les accusaient d'avoir corrompu le chant grégorien. Cette querelle ayant été portée devant l'empereur : Voyons, dit le monarque à ses chanteurs, quelle est l'eau la plus pure, celle que l'on prend à la source même d'une fontaine, ou celle des rigoles qui n'en découle que de bien loin, — Celle de la source , répondirent les Français. — Eh bien ! ajouta l'empereur, remontez donc à la source de saint Grégoire, dont vous avez évidemment corrompu le chant. Ce prince demanda alors au pape des chanteurs pour réformer le chant français, et le pontife lui donna deux chanteurs très habiles , appelés Théodore et Benoist, ainsi que des antiphonaires notés par saint Grégoire luimême. Un de ces artistes fut placé par le monarque à Soissons, et l'autre à Metz, et en même temps il ordonna aux chanteurs français de corriger leurs ouvrages et d'apprendre d'eux le véritable chant et l'art d'accompagner; ses ordres furent exactement exécutés , mais on n'en obtint pas tout le succès qu'on en attendait, à cause de l'entêtement et de l'incapacité d'un grand nombre de chanteurs français. Cependant le chant romain , établi en France par Charlemagne , s'y conserva généralement jusqu'au commencement du xvir siècle, époque à laquelle la plus grande partie des évêques français se déterminèrent à réformer leur lithurgie , et par conséquent leur chant.

LITOGRAFIA MUSICALE = LITHOGRAPHIE MUSICALE. —Bu grec mhs (pierre), et 7-paç» (j'écris) (Voy. Stamperia di Musiva).

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