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ce pays fut successivement soumis. Les Romains possédèrent, sous Trajan, des colonies en Moldavie ; plus tard la domination des Turcs y introduisit la musique de leur pays ; enfin les Grecs, s'étant répandus depuis long-temps dans cette province, conservent quelques souvenirs de leur musique nationale. Il résulte de cette fusion que le caractère de la musique moldave est composé de plusieurs caractères. En général cette musique est peu importante; elle consiste en quelques mélodies d'une extension très bornée, la plupart mélancoliques et presque toujours en mineur, adaptées à des paroles, ou qui servent à la danse. Quelques uns de ces airs sont aussi destinés à la célébration des noces ou autres solennités. Cette musique conserve encore quelque empreinte de la musique antique des Grecs qui, sous les Archontes, avait une extension plus ou moins grande dans les limites de l'octave.
Il y a parmi le peuple de ce pays quelques troupes de Bohémiens. Les instruments en usage chez eux sont le violon, le fifre, la flûte, la clarinette et une espèce de guitare.
Les classes riches ont, à l'instar des nations les plus civilisées, adopté l'usage général du piano et de la guitare : la harpe n'y jouit pas d'une aussi grande faveur. Les maîtres de musique y sont tous étrangers, et peuvent au besoin former un orchestre complet.
MOLTIPLICAZIONE DE' RAPPORTI == MULTIPLICA- TION DES RAPPORTS. — (Voy. Unione de' Rapporti).
MONAULE. —(Voy. Diauie).
MONFERINA = MONFÉRINE, s. f. — Sorte de danse usitée particulièrement en Lombardie et en Piémont. La musique en est gaie, d'un mouvement très vif, et mesurée à 6/8. Elle se divise en deux reprises composées chacune de huit mesures, et de ces reprises on répète seulement la dernière.
MONOCORDO = MONOCORDE (du grec *o>?, un, et ^ocJ», corde). — Instrument à une seule corde que l'on