‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 25 sur 364 · CERCLE DU MODE ZIRAFKEND · texte numérisé non relu

CERCLE DU MODE ZIRAFKEND

fa M ta

El boûd bil kul

heft

tertib

scesc

hubuth

bil esra

penj

makhadz

teiar

hubuth

tertib afk

tertib

si

tertib , soûd bil esra ,

rikz , du

iek

sol

fa

do

la

Explication.

Dans le premier intervalle est placé le titre commun à tous les modes : et boûd bit kul. Intervalles dans tous les tons. On trouve à droite , dans chacun des intervalles , les noms

de nombre persans qui correspondent aux notes marquées en dehors du carré.

Les autres signes dispersés dans les intervalles indiquent les notes que l'on doit chanter, et comment on doit passer de l'une à l'autre.

D'après ce qu'on a dit précédemment , makhadz signifie la première note , et à l'exception de celle-ci et de la dernière note appelée rikz , toutes celles sur lesquelles on doit s'arrêter sont marquées avec le mot tertib , note.

Afin de faciliter la lecture de ce mode , chaque note est marquée avec un chiffre qui indique l'ordre dans lequel elle doit être chantée. Ce chiffre n'existe pas dans l'original arabe

Le mot makhadz se trouve dans l'intervalle teiar (quatre), qui correspond à notre ré; le mode zirafkend commence donc par un ré.

Au-dessous, dans l'intervalle si (trois), on lit hubuth ( descendre), et plus bas tertib (note) ; ce qui veut dire descendez à la note de l'intervalle si (trois) qui correspond à notre do ; la seconde est donc un do.

Après tertib et dans la même h'gne, est écrit afk (passage rapide ) qui veut dire : passez rapidement où conduit la ligne ascendante qui s'élève jusqu'à l'intervalle scesc (six) ; vous trouverez tertib ( note ) qui , placé dans cet intervalle , indique un fa. Dans l'intervalle qui est au-dessous on lit : hubuth hit esra ( descendre avec vivacité ) . Descendez donc rapidement jusqu'à l'extrémité de la ligne perpendiculaire qui s'arrête à l'intervalle du ( deux) qui correspond à notre si, où se trouve le mot tertib (note ).

Soûd hit esra (montez avec vivacité) écrit dans le même intervalle, indique qu'on doit monter rapidement à tertib qui se trouve dans l'intervalle si (trois) correspondant à notre do.

Bien que le signe hubuth (descendre) ne soit passons

ARA <>v>

cette note , ou voit pourtant qu'il faut descendre au dernier signe rikz placé dans l'intervalle du qu'on vient de laisser. C'est donc sur cette note qui correspond à notre si , que finit le mode zirafk&nd.

On peut voir ce morceau écrit avec nos notes actuelles à la ligure 23. Les endroits où il faut monter ou descendre sont marqués par de petites notes qui unissent la note qu'on laisse à celle que l'on prend. Les Arabes et les Orientaux ne passent jamais d'un intervalle à un autre , soit en montant, soit en descendant , sans parcourir et faire sentir tous les intervalles intermédiaires. Cette manière de faire glisser la voix , qui nous semble insupportable, constitue, suivant eux, l'agrément de la musique et la grâce du chant. Les Arabes ne connaissent pas l'harmonie , et, dans leurs concerts, toutes les parties chantent à l'unisson ou à l'octave. Le nombre de leurs instruments est considérable ; voici les plus connus :

Le rebab, espèce de pandore de forme torse, qui a un manche rond et des cordes de crin, et dont on joue avec un archet comme de notre violon.

Le tambur , espèce de mandoline avec un long manche , qu'on pince avec de l'écorce d'arbre ou avec une plume. Il y eu a de deux espèces : le grand tambur qui a deux cordes de laiton tressées, accordées en quintes, avec des touches pour former les tons ; et le petit tambur, dont les deux cordes sont composées de trois fds de laiton non tressés.

Le duff est , comme le tambour de basque , un cercle sur lequel est tendu une peau , entouré de petites cloches de cuivre. Les Arabes en sont les inventeurs.

Le sanj est de forme triangulaire ; il ressemble à notre psaltérion et se pince avec les doigts.

Le kanun ressemble au précédent.

Le nai est une flûte qui a une petite embouchure de corue. C'est au son de cet instrument que dansent les derviches (sortes de moines). Deux ou trois joueurs de nai sont dans

une galerie ; l'iniaii placé au milieu de ses derviches donne le signal. Les nai se font entendre et les derviches se mettent à faire des pirouettes avec la plus grande vivacité , jusqu'à ce que l'inianleur fasse signe de s'arrêter.

L'oûd ou aûd est un véritable luth ; c'est l'instrument favori des Arabes ; ils attribuent à chacune de ses quatre cordes un effet particulier. On croit que c'est à cet instrument que notre luth doit son origine.

ARCATA, s. f. pf COUP D'ARCHET. — Le coup d'archet est sans contredit la qualité la plus importante pour celui qui joue d'un instrument à archet, caria force, la douceur, l'intensité et la durée du son , non seulement dépendent en grande partie du coup d'archet , mais c'est aussi de celui-ci que dérive tout ce qui donne de Faine et de l'expression à l'exécution.

La manière de tenir et de gouverner l'archet appartient à l'école de Fart. Qu'il suffise ici de faire observer qu'en général on divise le coup d'archet, 1° en staccato (détaché articulé), quand on emploie une petite partie de l'archet pour piquer plusieurs notes du même coup d'archet et avec un certain degré de rapidité; 2° en tirato (détaché), quand on conduit l'archet tout entier ou sa plus grande partie sur les cordes; 3° en iegato (lié), lorsqu'on prend quatre, huit, seize notes différentes et plus encore d'un seul coup d'archet. Quelquesuns comptent aussi le marteiiato (martelé) que l'on fait avec la pointe de l'archet, et qui doit être articulé avec fermeté.

Chacune de ces trois espèces , qui peut avoir lieu tant en poussant qu'en tirant, est soumise aussi à différentes modifications qu'on doit appliquer selon le mouvement et le caractère de la composition musicale, etc.

Le coup d'archet en tirant (in giù), c'est quand on commence à guider l'archet du talon , en éloignant la main de l'instrument.

Un raison des lois mécaniques du levier , ce coup d'archet

a plus de force que celui qu'où appelle eu poussant (insu), dans lequel on commence à guider l'archet par la pointe en approchant la main de l'instrument. En s'exerçant , on peut rendre ces deux coups d'archet d'une force égale.

Plusieurs ont donné pour règle que le coup d'archet tiré doit servir pour la note en frappant , et celui poussé pour la note en levant ; mais cette règle , si elle n'est pas tout à fait erronée , est au moins sujette à des exceptions.

ARCHEGGIAMENTO, s. m. = ART DE L'ARCHET. — Maniement de l'archet dans lequel on doit considérer : 1° la force; 2° le prolongement du son; 3° la juste mesure; 4° le jeu; 5° la reprise (il ripiego).

On peut compter cinq différentes espèces de jeu d'archet , c'est-à-dire : le détaché (sciotto), le lié (legato), le porté (portato), le piqué (picchettato ) , le mixte (misto). Dans le détaché , on fait la première note en tirant et la seconde en poussant; ce jeu , on peut l'appeler maniement de l'archet droit et régulier (archeggiamento dritto eregolare), mais si on détache la première note en poussant et la seconde en tirant, alors on l'appelle contre-archet (contr'arco).

La reprise de l'archet est un artifice dont on use quand le coup d'archet qui marchait irrégulièrement (à contr' archet), reprend son jeu naturel. On l'exécute de plusieurs manières qui doivent être expliquées plutôt dans une méthode que dans un dictionnaire. Qu'il nous suffise ici d'indiquer qu'une des reprises les plus irrégulières peut-être est celle qui consiste à reprendre l'archet, c'est-à-dire à répéter de suite deux coups d'archet en tirant. Il y a aussi l'ondulation (ondeggiamento) de l'archet, qui consiste à faire une longue série dénotes, composée de deux notes alternées, mais toutes exécutées d'un seul coup d'archet, en élevant et abaissant l'archet rapidement et d'une manière très soutenue.

ARCHEGGIARE , (manier l'archet).— Se servir de l'archet, manier l'archet sur les instruments à archet.

ARGHIVIO MUSICALE = ARCHIVES MUSICALES. — Lieu où l'on garde toute espèce de compositions musicales , nécessaires au service des chapelles, des académies, des cours , des sociétés philharmoniques , des théâtres , des maisons particulières , etc.

Les archives musicales de la chapelle pontificale dans le palais Quirinal , malgré les pertes essuyées dans l'incendie de l'an 1517 , sont les plus riches et les plus importantes de l'Europe. On y compte 350,400 volumes gr. in-fol. qui contiennent les compositions musicales des écoles romaine, vénitienne et napolitaine, et 300 vol. aussi gr. in-fol. renfermant un choix précieux de documents de littérature musicale, qui peuvent servir de base à une histoire de la musique d'église à Rome. Cependant tous ces trésors sont comme perdus pour l'art, attendu que l'accès des archives est défendu à tout le monde , excepté à trois personnes : au maestro , au directeur , et au gardien de la chapelle. On espère que le directeur actuel, le savant D. Joseph Baini, qui écrit en ce moment (1826) la vie de Palestrina, et l'histoire de la chapelle des papes, se servira de ces documents si curieux et si intéressants au profit du monde musical. *

ARCICANTORE=ARCHICH ANTRE, s. m.— Dignité ecclésiastique , ou directeur des chantres.

ARCICEMBALO=ARCHICEMBALO, s. m. —Ce clavecin, qui avait des cordes et des touches particulières pour les sons enharmoniques, fut inventé par Nicolas Vicentino dans le xvr siècle.

ARCILIUTO = ARCHILUTH, s. m. — Nom ancien d'un théorbe.

ARCIPARAFONISTA = ARCHIPARAPHONISTE, s. m. —

* Nous sommes heureux de pouvoir annoncer au public que la traduction de cet ouvrage si remarquable du savant Baini paraîtra immédiate ment après la publication de Lichtenthal.

( Note du traducteur. }

C'est le nom que l'on donnait anciennement à l'archichan- Ire qui devait chanter l'introduction de la messe, et présenter l'eau au prêtre (Voy. Cantorej.

ÀRCISINFONETA. —Maître de chapelle.

ARGIVIOLA DI LIRA = ARCHIVIOLE DE LYRE (Voy. Lira di Gamba).

ARCO = ARCHET, s. m. — L'archet se compose d'une baguette de bois très dur et élastique et d'un faisceau de crins de cheval , assujettis aux deux extrémités et tendus au moyen d'une vis : L'extrémité inférieure de l'archet s'appelle talon, l'extrémité supérieure, pointe.

Les archets de violon eurent des formes et des grandeurs différentes, sous Corelli et ses contemporains, sous Tartini, Locatelli, Geminiani et Cristiani, sous Franzel père et Cramer, et sous Maestrino. L'archet moderne est celui dont a fait usage Viotti. Voy. Méth. de violon par L. Mozart, rédigée par TVoldemar. Paris, chez Pteyel.

Le même L. Mozart a donné les règles suivantes pour ce qui regarde la conduite de l'archet. Voici les manières de modifier le son. 1° On commence piano tant en poussant qu'en tirant , on fait ensuite peu à peu le crescendo, puis le forte ou /brtissimo vers le milieu de l'archet, et le smorzando jusqu'à la pointe, ou jusqu'au talon; 2° on commence forte, et par un smorzando on passe au piano et jusqu'au pianissimo ; 3° on commence piano et par un crescendo on passe au forte, et jusqu'au fortissimo; ou l\° la gradation marche piano, piano-forte , piano tant en poussant qu'en tirant.

Relativement à la conduite de l'archet on peut consulter aussi les éléments théorico-pratiques de musique par François Galéazzi de Turin, et surtout la méthode de violon du Conservatoire de Paris, publiée par Baillot, Rode et Kreutzer.

ARDAVALIS, ou HARDAVALIS. — Bartoloccius , dans sa Bibtioth. Mag. Raùb,, dit que cet instrument hébraïque

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