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emploie une mélodie composée de peu de figures et de peu de broderies ; il procède par des traits hardis et solides, et souvent même par de larges sauts d'intervalles; ses harmonies sont énergiques et mêlées de temps en temps à des dissonances , âpres et dures , avec un mouvement modéré.
L'exécution du sublime exige un son bien marqué et bien nourri, un accent grammatical sensible et un accent oratoire plein d'énergie ; les notes se font plutôt détachées que liées, mais toujours d'une manière soutenue et avec vigueur.
SUBPRINCIPALIS MEDI ARUM.— Nom latin de la deuxième corde du tétracorde meson (Voy. Greci antichi).
SUBPRINCIPALIS PRINCIPALIUM. — Nom latin de la corde parypate hypatos (Voy. le tableau des tétracordes dans l'article Grecs anciens),
SUBSILIA. — Sautereaux.
SUCCUNTORES, t/WWo/. — Basses chantantes.
SUITE, s. f. — Nom que l'on donnait autrefois à une collection de morceaux de musique pour clavecin, que nous appelons maintenant sonate. La plupart de ces suites contenaient des airs de danse précédés par Yaiiemande.
Les suites de Handel traverseront les siècles , surtout à cause des belles fugues dont elles sont enrichies , et qui sont de vrais modèles dans ce genre.
On se sert aujourd'hui du mot de suite quand il s'agit d'airs arrangés pour les instruments militaires. Première, seconde, troisième suite d'airs.
SUL PONTICELLO (sur le chevalet). — (Voyez Ponticeiio).
SUMPHONEIA ou SUMPONIA. — Instrument à vent des anciens Hébreux, qui , au dire de quelques auteurs, ressemblait à la cornemuse.
SUMPTIO (prise). — Une des parties de la mélopée grecque (Voy. Greci antichi).
SUONI ANTIFONI = SONS ANTIPHONES. — Ce son*
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ceux qui, à la distance d'une ou plusieurs octaves , font consonnance entre eux.
SUONI ARMONICI = SONS HARMONIQUES. — Ordinairement on appelle ainsi les sons concomitants (Voy. Suono).
Dans leur acception particulière, ces mots signifient une espèce singulière de sons qu'on tire de certains instruments, tels que le violon , la viole , le violoncelle , en approchant l'archet du chevalet, et en posant légèrement le doigt sur certaines divisions de la corde. Ces sons diffèrent des sons ordinaires tant à l'égard du ton qu'ils produisent (Voy. Fiagioietto) qu'à l'égard de leur qualité, attendu qu'ils sont beaucoup plus doux que ceux qu'on tire de la même division en faisant porter la corde sur le manche.
Les sons harmoniques de la harpe s'obtiennent en attaquant la corde à son milieu avec la partie inférieure du pouce.
Il est connu que les cordes, dans leurs vibrations entières, se divisent en aliquotes, c'est-à-dire en 1/2 , 1/3, 1/4, 1/5, 1/6, 1/7 , 1/8, etc. , de leur longueur; en effet, non seulement la vibration est imprimée à une moitié, à un tiers, etc., mais, ainsi que le montre le docteur Chladni, dans son Acoustique, § 175, les deux moitiés, les deux tiers, les deux quarts se trouvent simultanément en activité de vibration (Voy. l'art. Suono). L'acuité des sons augmente à proportion que diminue la longueur des parties vibrantes de la corde, et les sons, qui correspondent à ces aliquotes, s'appellent sons harmoniques. Mais ces sons des aliquotes ne se distinguent pas aisément du son fondamental , si l'on met en vibration la corde tout entière ; ils se font au contraire très bien entendre si l'on touche légèrement ce qu'on appelle un nœud, c'est-à-dire un point fixe qui divise la corde vibrante en parties aliquotes, et si Ion appuie l'archet avec un peu plus de force qu'à l'ordinaire sur une de ces parties jusqu'à un certain point. Au moyen de ce léger attouchement, on empêche
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la corde de communiquer ses vibrations d'une division k une autre; elle ne peut alors vibrer que vers celle de ses aliquotes, déterminée par ce léger attouchement, et le son qui en résulte ne correspond ni à la plus grande ni à la plus petite division , mais au plus grand commun diviseur.
La manière dont on procède pour trouver ce diviseur, proportionnel aux sons harmoniques, est assez facile à comprendre en employant les chiffres. Supposons que la corde soi, clé de violon au dessous des lignes, soit divisée en 60 parties. Si on la touche légèrement sur le point de la 24e partie au dessous du chevalet, il restera 36 parties pour la division qui ' se trouve entre ce point et le chevalet. En passant l'archet sur cette portion = 36 , on entendra un son qui ne correspond ni à la longueur de la corde = 24, laquelle produit le si troisième ligne, ni à celle =36 , qui donne le mi première ligne, mais on entendra le si aigu = 12; attendu que la corde étant empêchée par l'attouchement près du nœud = 24, ne peut pas développer entièrement sa faculté vibrante. Cependant, comme cet empêchement n'est pas général, et que ce léger attouchement lui sert plutôt de point fixe sur lequel elle peut se diviser en aliquotes, il résulte que dans l'exemple que nous venons de prendre , la vibration ne peut exister que vers une partie aliquote déterminée. Les divisions sont ici 24 et 36. Si l'on passe l'archet sur cette dernière division , et si on sollicite ses vibrations ordinaires vers 1/1, 1/2, 1/3 , 1/4, etc., on voit que la corde ne peut pas vibrer vers 1/1, attendu que 36 n'est pas partie aliquote de la seconde division , c'est-à-dire de 24. La vibration de la moitié de la corde ne peut pas également exister, puisque 1/1 ou 18 n'appartient pas non plus aux aliquotes de la longueur 24; mais si la corde prend la vibration vers J/3, on trouvera aussitôt le commun diviseur, attendu que 1/3 de 36 = 12 , et que 12 est la moitié de 24 ; donc, la corde entière=36 vibre vers la
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partie aliquote = 12 ou 5/5, et doit nécessairement produire le si aigu comme son harmonique.
SUONI CONCOMITANT! = SONS CONCOMITANTS. — (Voy. les articles Rapporto degV intervatti, Suono),
SUONI FLAUTATI = SONS FLUTES. — {Flauto).
SUONO = SON , s. ra. — Sensation produite sur l'organe auditif par les vibrations d'un corps sonore que l'air lui communique.
Le son est pour l'ouïe ce que la lumière est pour la vue ; le son diffère du ton en ce que ce dernier n'est autre qu'un son proportionné et déterminé par rapport à son acuité ou gravité.