‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 334 sur 364 · TIC · texte numérisé non relu

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rite romain , c'est-à-dire pour répondre au Kyrie , au Gloria, etc. , c'est à l'organiste à donner l'intonation avant le premier Kyrie; c'est pourquoi il lui faut distinguer la messe qu'il doit jouer, si elle est du simple, du semidouble, du double majeur, du double mineur, de la Vierge des Anges, etc., afin de pouvoir, dans les différentes circonstances, accompagner de l'orgue la messe d'après la règle suivante :

Messe du simple. Le Kyrie est joué dans le huitième ton qu'on exécute ordinairement d'une manière régulière, c'està-dire en sol majeur. Les Gloria et Sanctus dans le second ton , ou en sol mineur, et la cadence pour les Agnus Dei dans le premier ton, ou en ré mineur.

Messe de semi-double. Kyrie dans le huitième ton, Gloria dans le premier, Sanctus et Agnus Dei dans le cinquième.

Messe du double majeur. Kyrie dans le quatrième ton , Gloria dans le huitième, Sanctus dans le premier, les Agnus Dei dans le cinquième.

Messe du double mineur. Kyrie dans le premier ton , Gloria dans le quatrième , Sanctus dans le huitième , qu'on transpose généralement une note plus bas, c'està-dire au fa, et la cadence pour les Agnus Dei dans le cinquième ton , mais transposé une quinte plus haut, et correspondant par-là au ton musical de fa majeur.

Messe de la Vierge. Kyrie dans le second ton , Gloria dans le septième ton, qu'on élève ordinairement d'une note ou d'une tierce mineure , Sanctus et Agnus Dei dans le cinquième ton, élevé au moins d'une tierce mineure.

Messe des Anges. On joue tout dans le cinquième ton, plus élevé d'un degré ou même d'une tierce mineure, c'està-dire en ré majeur ou en mi [? également majeur.

En France on distingue en outre les messes des solennels mineurs, des solennels et annuels majeurs et la messe de Dumont.

TLO 379

TUONI FINTI == TONS FEINTS. — (Voy. Fa fictum).

TUONI TRASPORTATI = TONS TRANSPOSÉS. — ( Voy. Tuoni ecciesiastici ) .

TUONO = TON , s. m. — Ce mot a plusieurs acceptions en musique. Il signifie d'abord un intervalle formé par deux notes diatoniques, comme do, ré, etc. ; dans la seconde acception il désigne le mode ou la constitution d'une gamme quelconque, avec les signes qui la caractérisent ; enfin le ton c'est le degré d'élévation ou d'abaissement d'un instrument résultant de sa construction et de son accord.

Chaque ton a son caractère particulier; de là naît une source de variétés et de beautés dans la modulation ; de là naît une diversité et une énergie admirable dans l'expression; de là naît enfin la faculté d'exciter des sentiments différents avec des accords semblables frappés en différents tons. Faut-il du gai, du brillant, du martial? Prenez les tons de do, ré, mi. Faut-il du grave, du religieux? Le mi \j et le fa l'exprimeront noblement. Faut-il du touchant, du tendre? Prenez les tons de la , mi, si [7. Fa mineur va jusqu'au lugubre et à la douleur; la \? est très sombre, et un célèbre auteur l'appelle le ton des tombeaux ; * ré mineur porte la tristesse dans l'ame. Le même ton peut revêtir en outre plusieurs caractères: le do, par exemple, exprime également l'innocence, la simplicité; le mi [?, l'amour, etc. En un mot,

* Ce ton ne se trouve presque jamais dans les opéras des meilleurs compositeurs du dernier siècle. Nos compositeurs modernes en font un usage très fréquent, surtout avant la strette et le finale d'un opéra. Cet emploi ne vient pas de ce que ce ton est réclamé par la situation, mais de ce qu'il produit un plus grand effet avec la strette en ut, ton brillant qui contraste beaucoup avec le sombre la \?. Le musicien intelligent reconnaît tout de suite cet artifice; et comme il est trop souvent employé, on peut dire que ce contraste ne produit plus aucun effet, pas même sur les moins connaisseurs.

m) ïlo

chaque ton , chaque mode a son caractère propre qu'il faut connaître; et c'est la un des moyens qui ajoutent puissamment à la véritable expression musicale.

TUONO INTERO=TON ENTIER. — On se sert de ce mot pour distinguer, dans la gamine diatonique , les degrés les plus grands des plus petits, qu'on appelle demi-tons, et qui, dans la gamme diatonique naturelle, sont, par exemple , mi fa et si do; les autres cinq sont des tons entiers qu'on divise de nouveau, comme les demi-tons en tons entiers majeurs ou mineurs (Voy. l'article suivant).

TUONO MAGGIORE = TON MAJEUR. — Dans l'échelle harmonique, exposée à l'article Rapport des intervalles, on a développé les différents rapports des degrés do ré et ré mi, qui constituent un ton, c'est-à-dire do ré, comme 9 : 8, et ré mi, comme 9 : 10. Ce dernier rapport est plus petit que l'autre de 80 : 81, ou du commasyntonique. De tout cela il résulte que dans l'échelle do, ré, mi, fa, soi, la, si , do, les tons do ré et la si s'appellent tons, majeurs, et les tons ré mi, sol la, tons mineurs.

On trouvera aussi cette différence en divisant harmoniquement la tierce majeure, par exemple, do mi, d'après la manière que nous avons exposée à l'article Division des rapports. Suivant cette opération, le ton do ré aura le rapport 9 : 8, et le ton ré mi 10 : 9.

Do

Mi

do ;

ri

: mi.

Une telle différence résulte aussi de l'addition et soustrac

TUO S3i

tion des intervalles. En faisant l'addition, par exemple, d'un ton majeur avec un ton mineur, on aura pour résultat la tierce majeure , et en retranchant de celle-ci le ton majeur on aura pour différence le ton mineur.

Doré = 9:8 ré mi = 10:9

do mi === 90 : 72

2 ) h '. U = do mi.

do mi = 5 : h do ré = 8:9

A ) 10 : 9 = ré mi.

On donne aussi vulgairement le nom de ton majeur où mineur, au mode majeur ou mineur (Voy. Tuono).

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