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CATACRESI = CATACHRÉSE ,'s. f. — Quelques musiciens, qui ont écrit en latin , disent qu'on fait une catachrèse en musique lorsqu'on sauve une dissonance d'une manière dure et inusitée. Les musiciens pithagoriciens expliquaient, au moyen de la catachrèse, une suite de sixtes entre trois parties, c'est-à-dire d'accords de sixtes.
CATAFONICA = CATAPHONIQUE , s. f. — Science des sons réfléchis, qu'on appelle aussi catacoustique.
CATAPLEON. — Nom d'une ancienne danse pyrique des Grecs.
CATCH, (pron. ketsc). — Nom anglais d'une certaine espèce de petits canons ou fugues que l'on chante dans dés sociétés comme simple divertissement.
CATENA = BARRE, s. f. —Petite lame de bois que l'on colle au dedans des instruments à archet dans la longueur de la table d'harmonie (Voy. Istrumento).
CAVALLETTO = CHEVALET. — (Voy. Ponticeiio. )
CAVALQUET. — (Voy. Pezzi musicatijH trombe.)
CAVARFUORI LE PARTI = EXTRAIRE , COPIER LES PARTIES. — C'est-à-dire copier séparément toutes les parties de la partition pour les faire étudier et exécuter.
CAVARE IL SUONO = TIRER DU SON. — Manière de faire sortir le son de quelque instrument. De là , les différentes qualités et modifications du son ; l'on dit tirer des sons doux ou après (cavata dolce od aspra). Dans les méthodes particulières des divers instruments on apprend l'art et la manière de tirer du son.
CAVATINA = CAVATINE, s. f. — Sorte d'air ordinairement assez court.
On fait une cava Une quand on a besoin d'exprimer des sentiments tendres et affectueux, qui, ne devant pas être d'une longue durée , ne peuvent pas fournir les développements d'un air. La cavatine sert de prélude à des scènes plus animées , à des images plus fortes. Cette composition doit êlre
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simple, d'un mouvement modéré; elle doit éviter aussi les modulations inutiles. Quelquefois la cavatine finit par un second Temps plus vif.
C BARRÉ. — Nom du C coupé verticalement, signe du Temps alla if rêve.
CE. — (Voy. Sotmisazionc.)
CECILIA = CÉCILE (sainte). — (Voy. Festa di santa Ceciiia. )
CELESTE = CÉLESTE , adj. — Le son céleste est une qualité de son très agréable et d'une grande douceur que l'on obtient sur le piano , au moyen de la pédale qui fait avancer des languettes de buffle entre les cordes et les marteaux, et que l'on appelle pédale céleste (pedaliera céleste). Le son céleste est d'un effet encore plus flatteur, si, pour le prolonger^ on joint à cette pédale celle qui lève les étouflbirs (Voy. Pedaliera).
CELESTINO, s. m. — Un certain Walker inventa, il y a cinquante ans , un instrument auquel il a donné le nom de ceiestino. C'était un piano garni d'un petit cordon de soie , qui courait au dessous des cordes en ligne directe , et qu'on mettait en mouvement par une pédale au moyen d'une roue. Au dessous de ce cordon il y avait pour chaque touche une roulette en cuivre qui approchait le cordon près des cordes de l'instrument, et leur faisait produire des sons soutenus et même des crescendo et decrescendo.
CELESTIS. — C'était chez les anciens Grecs uue mélodie pour les flûtes d'une danse des bateliers.
CEMBALO, CLAVICEMBALO=CLAVECIN, s. m. -Le clavecin est en général composé d'une caisse et d'une table d'harmonie sur laquelle les cordes se trouvent tendues. Les petites plaques collées sur les touches sont ordinairement d'os de bœuf pour les touches du genre diatonique , et d'ébène pour les touches chromatiques. La barre qui règle l'élévation des sautereaux et par conséquent l'abaissement des touches ,
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est une planche étroite et massive en bois de tilleul, dont le dessous est garni de deux ou trois listes de drap qui empêchent d'entendre le choc des sautereaux contre la barre.
Le son mâle , robuste , argentin , égal et doux de toutes les cordes , dépend de la bonté de la table , de la justesse du chevalet du diapason , et de la manière d'adapter les barres qui se trouvent collées contre la table d'harmonie.
Le squelette intérieur qui soutient tout le corps du clavecin est en bois de sapin ou en tilleul. Les deux chevalets du diapason, ainsi que ceux placés auprès des leviers, sont presque toujours en bois de chêne , avec cette différence , que le chevalet de l'octave est beaucoup plus bas et plus près des leviers que l'autre. Le sommier, qui est l'endroit où les leviers sont adaptés, est en bois dur, tel que du chêne, de l'orme, etc., et il se trouve solidement fixé des deux côtés pour soutenir la tension des cordes.
Les registres et les guides intérieurs sont en bois de tilleul ; les registres sont aussi garnis de peau pour empêcher le bruit des sautereaux, qui sont en poirier le plus lisse et le plus uni que l'on puisse trouver.
Dans le clavecin , les cordes résonnent au moyen de petits becs de plume de corbeau, placés dans les languettes des sautereaux. Comme cette espèce de clavecin soutenait le son moins que les autres sortes de clavecins croustiques ,* et que par conséquent il n'était pas propre à l'exécution de tout ce qui est cantabiie et aux finesses du goût , il a dû justement céder la place au piano. Cependant le son fort dont est doué cet instrument, le fait employer quelquefois pour l'exécution de la basse continue dans l'accompagnement de quelques morceaux de musique vocale à plusieurs voix.
CEMBÀLOCLAVICORDIO=CLAVICORDE,5. m. — Le clavicorde appartient à cette espèce de clavecins croustiques
' Voyez la signification de ce mot à l'article Instrument.
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dans lesquels les cordes résonnent au moyen d guettes de cuivre attachées à l'extrémité de cl
Un bon clavicorde doit avoir une étendue d< pleines et un son qu'on appelle argentin ; ses t< vent s'abaisser ni trop ni peu : joué par un bo qui sait tirer parti des qualités de son instruu corde doit se distinguer surtout par les modifie les plus imperceptibles ; néanmoins il a dû , lu la place au piano.
CEMBALO ACUSTICO, CEMBALO ARMONK GIN ACOUSTIQUE , CLAVECIN HARMONIQU deux instruments inventés , il y a soixante ans , de Verbes , à Paris. Ils se distinguent , en ce sons on peut imiter plusieurs instruments à cor de percussion , sans qu'il existe dans leur co tuyaux 9 des marteaux et des pédales.
CEMBALO D'AMORE == CLAVECIN D'AMOl ment inventé dans la première moitié du siècl Godfroi Silbermann , à Frydeberg. Il a le mêm mêmes tangentes que le clavecin , auquel il re dans la forme ; les cordes du clavecin d'amour s la moitié plus longues que celles de l'autre. Les trouvent au milieu, et le son est le même de pourvus à cet effet de chevalets et de tables haï corde repose au milieu sur un petit bâton enta de drap ; c'est au milieu de cette entaille qu touche la corde qui , en s' élevant , fait enten
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de clavecin inventé à Rome , et qui se distingue du cla a queue en ce que ses cordes , au lieu d'être pincées pa plumes de corbeau , sont touchées par de petits more de cuir, revêtus de velours, qui imitent la mollesse des c et donnent au son de la douceur.
CEMBALO DA ARGO = CLAVECIN A ARCHET.— C< strument, inventé en 1757 par le mécanicien Hohlfeld, à lin , était monté de cordes de boyau , qu'on faisait rés( au moyen d'un archet garni de crins et mis en mouve par une roue. Cet instrument n'est autre chose qu'un v cemhaio ou violin-cerrvbalo perfectionné. Son but < même, c'est-à-dire de pouvoir prolonger le son comm un violon.
Il y a quelques années , à Praga, à AVetzlar, à Gœrli plus récemment à Venise, on a construit des clavecins à a avec des améliorations remarquables. (Voy. Senorfi Vioticembalo ) .
CEMBALO DEGLI ANTICHI. — (Voy. Cymbalum).
CEMBALO DOPPIO= CLAVECIN DOUBLE. — Cetir ment, appelé vis-à-vis par son inventeur, le célèbre i à Augusta, a la forme de deux clavecins rapprochés l'i l'autre ; et à chaque extrémité il existe un ou deux clavie dessus l'un de l'autre, de façon que deux personnes pe jouer en même temps.
CEMBALO ELETTRICO = CLAVECIN ÉLECTRIQU C'est un instrument inventé par le jésuite de la Bord( l'an 1759, et dans lequel la matière électrique produit 1 comme le vent le produit dans l'orgue. La découverte
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uiquait. L'extrémité même qui se trouvait isolée , et qui était, électrisée par la pression du doigt, touchait à une autre verge en fer horizontale placée dans un endroit un peu plus élevé que la première , sans être cependant électrisée. A cette première verge en fer isolée et électrisée, ou inférieure, aboutissaient à une égale distance, des fils d'archal verticaux qui partaient d'autant de cloches, propres, lorsqu'elles étaient frappées, à donner les différents sons de la gamme. Ces cloches se trouvaient suspendues par des cordons de soie sur la même ligne et au niveau les unes des autres. Il y avait une troisième verge en fer horizontale , isolée aussi et électrisée, d'où descendaient autant de battants attachés à des fils d'archal et dont chacun allait tomber entre les deux cloches voisines. Les doigts touchant l'extrémité du levier soulevaient cette verge correspondant à la verge en fer qui n'était pas isolée , et dont le mouvement se communiquait aux battants qui frappaient ensuite les cloches.
Le P. de la Borde passa de cette machine au clavecin électrique. Au lieu de mettre les battants aux cloches de différentes grosseurs, qui étaient armées chacune d'un fil d'archal descendant jusqu'à l'extrémité du levier, il plaça à côté de chaque battant deux cloches accordées à l'unisson, dont une était armée d'un fil d'archal. Ce fil, dès qu'il cessait d'être électrisé, occasionnait le mouvement du battant vers la cloche au dessous, et une répercussion soudaine vers l'autre cloche, en sorte qu'il produisait rapidement les deux sons à l'unisson. Comme chaque touche était en proportion de son levier , et chaque levier de sa cloche, on pouvait exécuter sur cet instrument les mêmes morceaux qu'on exécute sur le clavecin ordinaire et sur l'orgue. Lorsqu'on touchait le clavecin électrique dans l'obscurité , les sons étaient accompagnés d'étincelles de feu, de manière que cet instrument était en même temps acoustique et oculaire.
CEMBALO OGULARE o CEMBALO A COLOM ~ -CL.WE-