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CIN OCULAIRE ou CLAVECIN A COULEURS. - C'est le nom que lui donna son inventeur , le P. Louis-Bertrand Castel. Il avait distribué entre les touches de son instrument les couleurs d'après une certaine gradation, de manière que chaque touche, au moyen de la pression, produisait une couleur selon les principes qu'il avait établis. Par cette alternation et harmonie de couleurs , le P. Castel espérait produire sur nos sens le même effet que produisent l'alternation et l'harmonie des sons.
CEMBALO ONNICORDO, appelé aussi Protêt (Proteus). i — Instrument à cordes inventé en 1650 par un florentin nommé François Nigelli. La description de cet instrument se trouve dans les Comment, de Fiorant. inventis, du docteur Mar. Manni.
CEMBALO ORGANISTICO. — Piano-forté avec un clavier de pédale, inventé par l'abbé Trentin, à Venise.
CEMBALO REGIO. — Piano-forté en forme de clavecin avec différents changements de sons produits par trois pédales. Cet instrument a été inventé en 1774 par Jean Wagner, à Dresde.
CENSORE = CENSEUR, s. m, — C'est ainsi que dans le conservatoire de Musique, à Milan, on nomme le professeur auquel on a confié la surveillance des travaux et des bonnes mœurs des élèves en général, et l'enseignement de la partie esthétique de la musique en particulier.
CENTONE == CENTON, s. m. — Nom de l'antiphonaire de saint Grégoire-le-Grand.
Par ce mot on entend aussi un opéra ou un ballet composé de morceaux de musique de plusieurs auteurs. Ce mélange absurde de morceaux, de style et de caractères différents dans la composition d'un opéra, mérite plutôt le nom de pastiche (pasticcio). Aujourd'hui on fait même un pastiche à.' un seul morceau de musique, de façon qu'une cavatine, un air, etc. , présente un centon de deux ou trois compositeurs différents.
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Quelques uns font dériver le mot centon du grec Kîvtp*v qui a la même signification.
CENTONIZARE = CENTONISER, v. a. — C'est arranger un livre , une musique avec des morceaux recueillis dans des livres d'auteurs différents, dans les compositions de différents maîtres.
CÉON. — Nom de certaines chansons phrygiennes.
CERTAMI MUSICALI = COMBATS MUSICAUX, appelés aussi concours, luttes, agons, et en grec Ay&jvsç ^ouo-otov. — Les anciens peuples professèrent une grande estime pour la musique ; les Grecs particulièrement la jugèrent comme un des moyens nécessaires pour former l'éducation , et, par conséquent , ils adoptaient avec empressement tout ce qui pouvait mener cet art à son perfectionnement. Ils croyaient que les concours de musique qui avaient lieu devant des assemblées publiques très nombreuses , étaient un des moyens les plus favorables pour arriver à ce résultat. On célébrait donc, à certaines époques, des fêtes populaires où l'on décernait des prix aux concurrents en musique. Les jeux olympiques, pythiques, néméens et isthmiques , qu'on appelait combats sacrés , étaient les principales de ces fêtes.
Les Grecs célébraient tous les quatre ans les jeux olympiques près de l'ancienne ville de Pisa et du fleuve Alphée, dans la vaste plaine ù'Olympie, aussi délicieuse par sa position que célèbre par les chefs-d'œuvre de l'art qu'elle renfermait. Entr' autres nous nommerons le temple magnifique de Jupiter avec son bois sacré , où se trouvaient réunies plus de mille statues des plus fameux sculpteurs de la Grèce.
A Argos on célébrait tous les deux ans les jeux néméens en l'honneur d'Hercule , vainqueur du fameux lion de Némée. Les jeux isthmiques étaient célébrés tous les trois ans , pendant la nuit, à Corinthe , ville située sur l'isthme qui unit la Grèce méridionale à la Grèce septentrionale. Ils ressemblaient plutôt à des mystères nocturnes qu'à des fêtes na-