‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 114 sur 183 · STA · texte numérisé non relu

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STABAT MATBR. — Composition musicale écrite sur les paroles latines d'une hymne de la Passion de J.-C,qoà commence par ces mots. Les staéai de Pergolèse et de Haydn sont les plus célèbres.

Laborde dit que celai qui le premier inventa la poésie et la musique du staiai, est le franciscain Jaeoponus^ dans le JQT* siècle.

STACGARE = DÉTACHER, v. a. — C'est séparer les notes dans l'exécution^ en produisant un $on sec et détaché, de manière à ce que les sons soient séparés entre eux par une émisMon brève et non prolongée.

Dans les instruments k cordes on détache les notes en donnant de légers coups d'archet; dans les instruments à vent , on les détache au moyen de la langue qu'on lance et retire rapidement ; dans les Instruments à clavier, en levant promptement la main de dessus les touches ; dans les instruments à cordes pincées, en étouffant la vibration des cordes avec la pression d'une main ; dans le chant, en donnant des coiq>$ de gosier secs et retenant aussitôt le son de la voix.

STACCATO, par abrév. staec. = DÉTACHÉ, oc/j.— Mode d'exécution dans lequel chaque son doit être émis isolément et brièvement, de manière à ce qu'il soit pour ainsi dire séparé par de petits silences de celui qui le précède et de celui qui le soit.

Le détaché ou staccato se marque par trois signes distincts, chacun desquels demande une exécution différente. Ah)8i, par exemple, les notes de la figure 140, lettre a, s'exécutent très sèchement; celles de la lettre 6, môme figure^ moins sèchement, et diminuant seulement moitié de la va* leur des notes; enfin celles de la lettre c, marquées par un arc avec des points, s'exécutent d'une manière moins détachée que les autres, et peuvent être appelées notes douleroent marquées. Un retard dans les notes séparées suivant

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ce dernier mode d'exécution, ajoutera beaucoup à l'expression d'une phrase mélodique, ainsi qu'on peut le voir dans l'exemple de la fig. l&l.

STAMPERIA DI MUSIGA = TYPOGRAPHIE MUSICALE. — Il n'a paru qu'un très petit nombre de livres concernant la musique avant Tannée 1500, et parmi ceux-là Une s'en trouve que deux où il y a de la musique notée ; l'un est une sorte de pamphlet écrit par Burci , sous le titre de : Musices apttscuium cum de/knsiane Guidoniê jÉretini advermê quenukum hispemum veritatia prevarieatùrtm , Bologne^ 1487 , in-A* ; l'autre, la Practica muncœ , de Gaforio , qui fut imprimée à Milan, 1A96, in-folio. Mais tdle était alors l'incertitude sur les procédés propres à imprimer la musqué, que les éditeurs de ces livres furent obligés de faire graver les passages notés sur des planches de bois«

Enfin, Octave Petrucci, né à Fossombrone^ dans le duché d'Urbhi, inventa à Yenise, dans les premières années du xvr siècle, un mode de typographie de la musique en caractères mobiles, dont il publia le premier essai à YeDiae,en 15#3>dans une collection de chansons françaises et de motets latins des compositeurs les plus habiles de ce temps, sous le titre de : Canti ce/Mo ciru/uanta. De retour à Fossombrone ^ sa ville natale, Petrucci obtint un brevet de Léon X pour cette invention, sous la date du 22 octobre 1513.

La difficulté la plus grande que ce typographe avait eu à surmonter, était la même qui s'est reproduite constamment depuis lors dans tous les essais de perfectionnement qu'on a tentés, c'est-à-dire l'impression des lignes de la portée^ sans solution de continuité, combinée avec les signes qui dolv^t être placés sur ces lignes.

En 1523 , Jacques Snnte imprima à Florence un livré de frottaie (Voy. ce mol), composées par Marchetto et Sébastien Festa; mais les caractères employés dans cette impres-* sion sont évidemment ceux de Petrucci.

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