VAU
d'art se manifeste dans sa variété; mais c'est du sein de l'onité que doit sortir la variété.
Une composition musicale aura de la variété sî elle est riche d'idées et d'images. Cependant cette qualité dépend souvent de la différence des formes données aux éléments de la principale cantilène (Voy. Condotta, Unità).
VAUDEVILLE, s, m. — Petit poème le plus souvent d'un caractère plaisant et satirique auquel on adapte des mélodies connues, soit analogues à la situation soit en opposition avec elle; mais, dans l'un et l'autre cas, la musique doit ajouter à l'effet imaginé. Le sujet du vaudeville est la parodie d'une pièce jouée avec succès ou tombée , un événement remarquable du temps qui donne prise à la satire et promet du plaisir à l'auditeur. Peu de jours après l'exécution de la Création d'Haydn, il parut un vaudeville sous le nom de la Récréalion. La première représentation de la Vestale de Sponlinî fut suivie d'une parodie , ia Marchande de modes, qui dévoila tous les défauts du poème. Le nom de l'auteur demeura inconnu pendant quelque temps; et ce ne M, pas sans une extrême surprise que l'on apprit que Jouy, l'auteur des paroles de. la Fe^ertCc, était aussi l'auteur de la parodie.
Selon Rousseau le vaudevUle appartient exclusivement aux Français, et il prétend que la mélodie en est peu musicale et ordinairement sans goût et sans rhythme. Cependant, dans ce jugement comme dans d'autres, Rousseau semble trop déprécier la musique française ; car il y a des vaudevilles qui ne méritent pas un tel reproche.
C'est une opinion générale que l'inventeur du vaudeville fut un certain Basselin , foulon à Vire, en Normandie. Ces chants servaient aux danses du Val- de- Vire; de là ils furent, dit-on, appelés dans l'origine vaux-de-vire^ et plus tard, par corruption, vaudevilles.
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VELCHES ( musique chez les ). — * Les Yelcbes Gambio-Bretons , qui de temps immémorial habitent le pays de Galles , surent mieux que les autres anciens habitants de TAngleterre proprement dite, se défendre contre Tinvaslon de tous les peuples qui conquirent ce royaume^ et ne se mêlèrent ni aux Saxons, ni aux Normands, ni aux Danois : de ià la conservation pure de leur langue primitive, de leurs usages et de leurs arts. Ces Yelcbes , ou Walches, ou Galles, passent pour être les descendants de ces Celtes qui ont tant et si inutilement occupé les savants des xvir et XYnr siècles, et dont on a cru retrouver les traces chez les Bas-Bretons de France. On ne peut nier un fait fort singulier, c'est que le langage des Bas-Bretons et celui du pays de Galles ont de tels rapports , que les habitants des deux pays s'entendent sans aucune difGculté , tandis qu'il n'y a pas la plus légère analogie entre ce langage du pays de Galles et celui des autres provinces anglaises. tJn autre fait non moins digne de remarque, est que la langue velche , ou galloise, ou cambrienne, s'est conservée jusqu'aigourd^hui dans toute sa pureté, et que le pays de Galles possède encore des poètes qui écrivent avec facilité dans cette langue.
La musique du pays de Galles a la même originalité que la poésie, soit sous le rapport des formes de son chant, soit sous ceux du rhythme et du mode d'exécution , soit enfin sous ceux de la forme des instruments et des modulations. La plupart des pièces de chant des Gallois sont des stances qu'ils nomment pennUions, On ne connaît rien dans la musique d'aucun peuple moderne qui puisse donner l'idée du chant de ce&pennmons; il faut l'avoir entendu pour s'en faire une idée, car il dépend autant de la manière dont il est exécuté que de la composition. Les penniUons sont fort difficiles à chanter, parce que le chanteur est obligé de suivre i'ac-
* Ajouté par le Trailucleur.