VEL
compagnateur qui module de fantaisie sur sa harpe velche» et qui s'arrête dans le ton qui lui plaît. Il faut que le chanteur puisse suivre ces modulations*^ans changer le caractère de Tain C'est à cause de cette difficulté que le chanteur ne commence presque Jamais les couplets avec le premier Temps de la mesure, afin de pouvoir Juger le ton ; c'est au second ou au troisième Temps qu'il commence ordinairement Un bon chanteur est aussi capable d'adapter des vers de mesures très diflérentes à la même mélodie ; et cependant tous ces chanteurs n'ont'pas la plus légère idée des règles de la musique. Aucuns de leurs chants ne sont écrits ; tout est de tradition chez eux, mais leur intelligence est parfaite.
Deux Instrumenls sont particuliers au pays de Galles : Tun est la harpe à triple rang de cordes ; l'autre est une es* pèce de viole d'une forme très bisarre, qu'on appelle cruth. On pense bien que la harpe velche ou cambrienne n'a point de pédales ; cependant elle est pourvue de demi-tons, comme nos harpes modernes» au moyen de ses divers rangs de cordes. Nous avons dit qu'elle en a trois. Les deux rangs extérieurs sont montés à l'unisson, ce qui a probablement pour objet de produire des 'effets particuliers de doubles cordes. Le rang de cordes intérieur est celui des notes diésées ou bémolisées. Cette disposition ofEire de grandes difficultés dans l'exécution. Cependant^ les harpistes [gallois jouent sur cet instrument des passages ^compliqués dans des mouvements rapides. H est à remarquer qu'ils se servent de la main gauche pour le dessus, et de la droite pour la basse.
Le cruth est un histrument à ^archet /qu'on croit avoir donné naissance aux différentes violes et aux violons. Il a la forme d'un carré long, dont la partie inférieure forme le corps de l'instrument Deux montants placés aux côtés de la partie supérieure se rattachent dans le haut avec un manche isolé dans le milieu. Cet instrument est monté de quatre cordes, et se joue comme le violon, mais avec plus de diffi-