‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 167 sur 183 · VER · texte numérisé non relu

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culte y parce qu'il n'y a point d'échancrure pour laisser passer rarchet *

VBLATO = VOILÉ, adj. — (Voy. Voct).

VENTILABRO. — Nom italien des soupapes au moyen des* quelles s'ouvrent et se ferment les canaux du sommier pour donner passage à Fair (Voy. Organo),

VERBUNKOS. — (Voy. Unghcria).

\ER1TA D'ARTE = VÉRITÉ D'ART. — Voici comment s'exprime à ce suyet l'auteur de l'Essai sur i'eoDpression en musique : « Ce n'est pas la vérité, mais une ressemblance em* •bellie que nous demandons aux arts; c'est à nous donner » mieux que la nature que l'art s'engage en l'imitant; tous les > arts font pour cela une espèce de pacte avec Tame et les sens >qn'ils affectent; ce pacte consiste à demander des licences »et à promettre des plaisirs qu'ils ne donneraient pas sans »des licences heureuses. »

La poésie affectionne le langage des vers; elle répand les images et se soutient à un ton plus élevé que la nature. La peinture élève également le ton de la couleur et corrige ses modèles. La musique, elle aussi » se permet de semblables licences. Elle soutient la voix par des accompagnements , fait des cadences, etc., toutes choses qui ne sont pas dans la nature. Assurément la vérité de l'imitation en est altérée , mais sa beauté y gagne , et de là résulte dans la coi^e un charme que la nature refuse à l'originaL Et ce charme est encore bien plus grand lorsque la poésie se trouve unie à la musique.

VEBRILLON. — Ancien instrument composé de huit à dix verres choisis d'après l'échelle diatonique, ou bien accordés d'après cette môme échelle, en les remplissant d'eau; on pose cet mstrument sur une planche recouverte de drap , et on en joue avec un petit bâton aussi enveloppé de drap.

* Féii».

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VERSETl^O » VERSET, s. m. — Ordinalremeiit on divise le Giaria, les Psaumes, etc., en différents morceaux d'en* semble , et en solo , duo, etc. Ce sont ces derniers , qui ne sont du reste que des espèces d'airs et en ont la forme, que Ton appelle vergas.

A la messe , aux vêpres et dans les autres cérémonies on morcelle le Kyrie, le Giaria, le Diasit, etc., de manière qu'alternativement une partie est chantée par le chœur, et que pour l'autre c'est l'orgue qui répond. Ces réponses se nomment versets ; et ce ne sont que de petites cadences , de petites périodes musicales, de petites fugues, etc., improvisées ou composées et imprimées sous ce nom.

VESPERO 3= VÊPRES. -^ (Jne des sept heures canoniqt]e& Ce nom vient de l'étoile Vesper, parce que c'est vers le coucber du soleil qu'on a l'usage de chanter ces piières.

VIBRATO » VIBRÉ , adj. — Fortement marqué.

YIBRÂZIONE = VIBRATION, s. f. — (Voy. Suofio).

VIELLE, 5. /;»— Très ancien instrument à corde ; on en joue au moyen de tonclies et d'une roue faisant fonction d'archet, que l'on fait tourner par une manivelle. Instrument favori des petits Savoyards, la vielle sert d'orchestre aux représentations de la lanterne magique et à la danse des marmottes.

VIELLEUR, VIELLEUSE. -- Celui ou celle qui joue de la vielle.

VILLANGIGO, s. m. — Espèce d'ode sacrée que les Espagnols chantent dans les églises pour la fête ds NoëL

VILLANELLA = VILANELLE, s. f. — Ancienne danse champêtre accompagnée de chant.

VIOLA ss VIOLE ,s. f, — Cet instrument , dont l'usage est si étendu; et qui dans la musique à grand orchestre fait une des quatre parties principales , ne diffère pas du violon , quant à son doigté. Il en (tiff^e cependant par sa dimension qui est plus grande, et par l'accord de ses quatre cordes, dont les deux dernières sont recouvertes de fils de métal; ces

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cordes sont accordées en do, clé de basse second espace , puis par quintes sol, ré, ta; mais c'est surtout la qualité du sgn qui est différente , précisément à cause de sa grandçm* et de ses cordes moins tendues. Cette manière d'accorder fait que l'on écrit la partie de la viole en clé d'alto, et de U lui vient encore le nom d'aito, d'aiio-viola (Voy. Fioia

U est parlé des pitiés constitutives de la viole à rartide

I^a viole fut toujours négligée par les composÈteurs de l'andepne école; ils se bornèrent à lui faire redoubler les parties de la basse à l'octave, en lui confiant quelquefois quelques notes perdues de simple ripiène , sans dessin et sans mouvement Haydn et Moiart, convaincus de l'importance de cette partie, lui donnèrent de la dignité en l'inlrodiifsant d'une manière essentielle dans leur mélodieuse et savante musique. La viole obtint enfin le rang qui lui appartenait et qu'elle occupe aujourd'hui dans les ouvrages des compositeurs distingués. Ses sons tendres et mélancoliques font un excellent effet dans la marche des parties intermédiaires, et s'accordent assez bien avec la darinette,'le cor, le basson. Ses arp^es barmoiueux se lient à ceux du second violon, et si celui-ci joue à l'unisson ou à l'octave avec le premier violon , la viole est là naturellement pour le remplacer. Elle ne craint pas non plus de se montrer en première Ugne dans des solos, dans des accompagnements soignés. Quelquefois, elle usurpe tout à fait le rQle du violon. Ainsi , dans. Uth^i, opéra de Méhul, la viole est Tinstrument prindpal.

VIOLA s9 VIOLE ,«./*.— Jeu d'orgue de tuyau à boucbe, ouvert de quatre pieds, qui sert d'unisson à l'oetave.

VIOLA BASTARDA =^ VIOLE BATARDE. — Très andemie espèce de basse de viole; elle avait six cordes accordées en do clé de basse au dessous des lignes fa^ do, mt, /a, ré; éi\e avalt le corps piusdoQg et plus étroit que la viole.

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VIOLA D'AMORË = VIOLE D'AMOUR. ~ Cet iusUunient est plus grand que la viole ordluaire , et a un manche plus long. Il en diffère encore dans Taccord de ses sept cordes en soi clé de basse première ligne, do, soi, do, mi, soi, do, ou soi, do, mi, ia, ré, sùi,do. D'autres montent la viole d'amour de six cordes accordées en do clé de basse second espace mi, soi, do, mi, soi,

La viole d'amour, outre ses cordes ordinaires, eu avait anciennement cinq ou six autres, qui passaient sous la touche et sous le chevalet, pour produire une espèce de sons concomitants , et renforcer le son. Elle a des cordes un peu faibles et peu tendues , ce qui en modifie le son d'une manière toute particulière.

VIOLA BORDONS = VIOLE DE BOURDON. — (Voyea Baritono).

VIOLA DI GAAIBA = BASSE DE VIOLE. — Cet instrument , extrêmement rare , diffère du violoncelle par son accord de six et quelquefois sept cordes en ré clé de basse au dessous des lignes soi , mi, ia, ré, et par ses sons criards et nasillards.

On donne aussi le nom de f^ioia di Gamùa à un jeu d'orgue de tuyaux à anche.

VIOLA DI SPALLA. — - On faisait usage de cet instrument dans les premières antiées du siècle dernier, avec les instruments à vent les plus grands. Elle servait dans la musique instrumentale à Texéculion de la partie principale. Elle tient le milieu entre la viole et le violoncelle. Ceux qui en jouaient se l'attachaient avec une lanière passant sur la poitrine , et la rejetaient sur l'épaule.

VIOLA POMPOSA. — Instrument à archet en usage vers le milieu du siècle dernier, inventé par Jean Sébastien Bach. Elle était plus grande que la viole ordinaire, et avait des cordes plus élevées, et cinq cordes accordées en do clé do basse au dessous des lignes, et sol, ré, ia, mi.

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VIOLA TENORE. — Anciennement on employail dans la musique vocale deux espèces de violes ; celle en clé d'alto « qui marchait à Tunisson avec la voix d'alto , et celle écrite en clé de ténor à Tunisson avec la voix de ténor.

VIOLIGEMBALO. — Instrument inventé en 1609 par Jean Haydn à Nuremberg. H voulait faire participer le piano à ravantage qu'ont les instrumenls à archet ou à vent , de soutenir plus long*temps le son et de le modifier dans sa force ou sa faiblesse. Il inventa donc le vioUcemùalo (Geigen- Clavierymbel) qui a la forme du piano. Sous les tangentes se trouvent dix à douze petites roues» mises en mouvement par une roue plus grande au moyen d'un cordon à plusieurs poulies. Ces petites roues sont garnies en côté de parchemin frotté de colophane. JLa grande roue est mise en mouvement par le joueur lui-môme, au moyen d'une pédale, ou bien par une autre personne. Lorsque les touches se baissent, les tangentes serrent les cordes, qui sont métalliques, contre les petites roues ; c'est l'effet que produirait l'archet passant sur les cordes. Ainsi le son dure tout le temps que la toudie est abaissée , et le degré de sa force dépend de la plus on moins grande pression de la touche.

De semblables instruments furent ensuite fabriqués par Hohlfeld, Garbrecht, Greiner, Poulleau et autres (Yoy. l'art Cemiaio da jérco). L'abbé Trentin, à Venise, attira de non* veau l'attention sur cet instmmeni par les réformes qu'il y fit il y a quelques années. En voici la description :

« La forme extérieure est celle d'un piano à queue avec le clavier ordinaire de six octaves. Les cordes sont tontes harmoniques, c'est-à-dire en boyaux; elles sont seules, c'est-à-dire qu'U n'y en a qu'une par touche. Leur grosseur est différente et graduée selon leur emploi; seulement les six premières dans la contrebasse sont tordues. Elles portent parfaitement l'accord , sans recourir à une extrême tension ; et ainsi elles ont l'avantage de rester long-temps d'accord,

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sans avoir rinconvémeot de se briser facilement Un levier sur rextrémité de la toache^ qui s'élève horizontalement » et qoi est coulant et obéit à la main, fait l'office d'élever la corde et de la présentera l'archet; il la presse entre sa tête d'ivoire etune barre garnie d'une grosse peaade cerf étendue horizontalement au-dessus. 11 faut observer ici: 1** que l'ivoire du levier et la peau de labarre représentent la touche du violon, du violoncelle» etc. , et le doigt du joueur ; 2* que ce levier fixe le point de l'accord convenable à la corde, en diminuant son étendue naturelle, car cet accord ne pourrait être fixé dans l'état horizontal de la corde elle-même , comme dans les pianos; 3' que le levier, en tournant sur un point fixe, affermi par un ressort qui cependant le laisse lil»re lorsqu'il commence à se mettre en action, annule l'inconvénient de donner plus d'étendue à la corde» qui détonnerait, et de l'user par une même action trop souvent répétée. L'archet, qui dans levioiicemifaio tire les sons des cordes, est composé de fils de soie cousus à leurs extrémités sur un tissu de laine, et un peu élevé vers le milieu. Cet archet, étendu horizontalement sur les cordes d'un côté à l'autre de la table d'harmonie» tourne conthiuellement autour de deux petits cylindres de métal placés aux deux extrémités. Le mouvement de l'archet est imprimé par le pied droit du joueur qui agite une pédale élevée de terre d'environ quatre pouces ; cette pédale est en communication avec l'archet au moyen d'une roue en ix>is placée en bas à la gauche du joueur. La roue n'est pas apparente, la partie antérieure de l'instrument étant renfermée dans toute sa hauteur pour ne pas être disgracieuse. »

?IOUNISTA = VIOLONISTE ou VIOLINIST£. — Musicien qui joue du violon.

VIOLINO= VIOLON, $. m. -— Lq plus petit des instruments à archet, et celui de tous les instruments le plus important dans la musqué à grand orchestre, car non seulement on exécute avec lui deux parties essentielles, mais encore la

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mélodie principale 4es morceaux de musique iostrumeotale à grand orchestre.

On a déjà parlé du mécanisme du violon à rarUcle Itutrufnenu. Ses quatre cordes , dont la dernière est couverte de fil de métal , sont accordées en soi, ré^ ia, mL

On ne sait pas précisément Fépoquede l'invention du violon* Selon beaucoup d'auteurs il y avait un peuple indien qui jouait d'un instrument, dépourvu de cordes cq^endant, avec un archet en crins , et la connaissance nous en aurait été rapportée en Europe par les Croisés. Cette ophUon fait donc remonter l'invention du violon au ur siècle, et l'adoption de sa forme actuelle au tvv, Winkelmann et Mengs ont démontré que le petit ÂpoUoD que l'on voit à Florence dans la tribune du grand-duc , jouant d'nne espèce de violon , avec quelque chose qui ressemble à un archet , est moderne. De sorte que cette unique figure, crue antique par d'autres savants et particulièr^nent par Addison , ne sert plus aujourd'hui de texte à aucune controverse.

Les bonnes qualités d'un violon sont une voix claire , sortant facilement , forte sans crudité , de l'égalité dans toutes les cordes, un son agréable sans aigreur, sans être siflfemt sans être nasillard*

Les meilleurs violons sont sans contredit ceux fabriqués par les Stradivarius, les Amati, les Guamerius, Beigonxi, Stehier, Gappa de Saluées. Ce n'est pas cq>endant dn nom du facteur qu'un instrument doit tirer son prix, mais bien de sa perfection intrûisèque ; c^ tout ce qui sort de la mam des meilleurs artistes n'est pas excellent , et tout ce que font les artistes médiocres n'est pas à dédaigner. « On trouve du bon, » disait Horace, dans le mauvais poète Chérilus, et le divin » Homère sommeUle quelquefois. » De même on peut dire que quelquefois il n'est sorti des mains de Stemer et d' Amati qu'un détestable instrument, tandis que le hasard a permis que quelque obscur facteur en ait produit un excellent

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Il faut que le violon soit vieui , car l'âge TMloiicit et lui fait perdre cette âpreté désagréable qu'il a quand 11 est neut

Autrefois ou distinguait en Italie le violon de concerto et le violon û'archestreç on appelait lé premier voixhumaint , et le second voix argenlhie.

Dès la renaissance des arts le violon fut le seul instrument consacré à l'exécution de la musique dramatique. Il a dans l'orchestre une telle prééminence sur les Instruments à vent, qu'on ne pourra jamais les considérer comme ses rivaux. Dam la symplionie , comme dans les accompagnements^ le violon soutient toujours le discours musical; et si , pour varier les eflèts , il cède pour un instant l'empire de l'harmonie , c'est pour reparaître aussitôt dans toute sa splendeur. Ses quatre cordes suflSsent pour donner plus de quatre octaves et pour offrir toutes les ressources que réclament le chant et la variété de la modulation. Au moyen de l'archet * qui met les cordes en vibration et en fait parler plus d'une à la fois, il réunit le charme de la mélodie et celui des acc«rd& La qualité de sa voix, qui joint la douceur à la vivacité, lui donne la supériorité sur <ous les autres instruments, et , avec le secrets qu'il possède de modifier les sons et d'exprimer les accents des passions, il rivalise même avec la voix humaine.

Cet. instrument, destiné par sa nature à régner dans les concerts et à seconder tous les élans du génie , a pris les différents caractères qu'ont voulu lui donner les grands maîtres. Simple et mélodieux sous les doigts de Gorelli;

' Dam ces dernières années M. Valllaunie, luthier, à Paris, a apporté quelques amélloraUons dans la construction des archeu de violon, alto et basse. Par un procédé fort ingénieux M. YuilUume a trouvé le moyen de déterminer la longueur des archets en rendant la hausse immobile, et de disposer les crins de manière à ce que tout musicien puisse les remplncer «ans le secours du luthier.

.Yo/e du Trad,

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harmoDieox et toachant sous Tarchet de TartinI ; noble et grandiose sous celui de Pngnani ; aimable et suave sous celui de Rolla ; pathétique et bardi dans les mains de Viotti; gracieux et sublime dans ceUes de RovelU ; plein de feu et d'audace sous les doigts de Paganini; énergique , majestueux et tendre dans les mains de Baillot, de Beriot et de Lafont, le violon est allé jusqu'à peindre les passions avec l'énergie et la noblesse qui conviennent autant au rang qu'il occupe qn'à l'empire qu'il exerce sur l'esprit.

VIOLINO = VIOLON, s. m. — Jeu d'orgue de tuyaux à bouche, ouvert de deux pieds, qui sert d'unisson au principal.

VIOLINO PICCOLO. — Accordé en do (au-dessous des lignes) j9ai,ré, la. Il n'est plus en usage.

VIOLISTA = VIOUSTE , s. des 2 genr. -^ Musicien qui joue de la viole.

VIOLONCEIXISTA = VIOLONCELLISTE , «• des 2 genr. — Musicien qui joue du violonceUe.

VIOLONCELLO = VIOLONCELLE, «.m. — Cet instrument, le plus difficile des «instruments à archet, doit son origine à quelques changements faits à la basse de viole. H fût inventé par le P. Tardieu, de Tarascon, au commencement du dernier siècle; il avait alors cinq corûesido, soi 9 ré, ia^ré. Aujourd'hui iln'en aplus que quatre, dont le$ deux dernières sont revêtues de fil de métal; elles sont accor> dées en do clé de basse au dessous de la portée, soi, ré, ia.

On trouvera à l'article Instruments les parties constitutives de celui-ci.

Le violoncelle a un caractère grave et sensible ; son chant touchant et majestueux élève l'ame vers des régions supérieures. Il se prête à tous les jeux de l'harmonie , de la double corde et de l'arpège. Dans les accompagnements U sert de base pour déterminer l'eiTet de l'harmonie, oii il occupe une place particulière. Le violoncelle figure en-

core tonr à tour dans le solo> la sonate , le concerto , l'air ▼arié^ le quatoor et le quintette.

YIOLONE^ s. m. — Instrument de grande dimension , qui serrait autrefois de contrebasse aux différentes espèces de yioles.

VIRTUOSO, VÏRTUOSA = VIRTUOSE. —Ces mots s'appliquenl en musique à ceui qui possèdent un talent parfait d'exécution dans le chant comme dans le jeu des instruments.

VIRTUOSO DI CAMERA = VIRTUOSE DE CHAMBRE. — Nom qu'ont ordinairement dans les cours ultramontaines les chanteurs et les exécutants de concerto attachés à leur service » et exemptés de celui de l'opéra.

vnALIANI==VITALIENS. — Nom du chœur de musiciens romains , institué par S. italien y pour l'usage de la musique sacrée.

VIVACE (vivement). — Epithète souvent jointe au mot aiiegro, et qui indique une exécution pleine d'entraînement, analogue au sentiment dominant du morceau de musique.

VOCALE = VOCAL, adj. — Ce qui apparUent aux voix: cha/nt vocai, musique vocale.

VOCALI PROHIBITE = VOYELLES PROHIBÉES. — Dans le solfège italien, les voyelles défendues sont i, u.

VOCALIZZARE = VOCAUSER , v, a. — Chanter sur une voyelle en ne se servant que de l'a. Cet exercice est nécessaire au perfectionnement du chant, après l'étude du solfège. Pour cela il faut : 1" savoir bien attaquer le son ; 2* passer d'un registre à l'autre d'une manière insensible ; 3* porter la voix; Zt"" exécuter tons les agréments avec grâce., légèreté et précision ; 5* phraser le chant musical.

VOCALIZZO, s. m. = VOCALISATION, s. f. — Espèce de solfège qui ne se chante que sur la voyelle a.

VOCE = VOIX, s. f. — Cette expression signifie en musique : IMe son formé dans la glotte moyennant une expira-

tion un peu forcée (V. plus bas) ; T une partie quelconque d'un morceau de musique vocale, en tant qu'elle entre dans rtiarmonie du tout; voix solo, voix prhicipaie, voix de ripiène, à cinq voix, etc.

Les hypotbèses des physiologistes sur la formation du chant dans la voix humaine varient beaucoup. Les uns prétendent que la réunion des organes contribuant au chant a une parfaite ressemblance avec les parties de Forgue pneumatique^ et que l'homme en chantant représente le joueur de cet instrument. Les autres comparent la voix humaine aux instrum^ts à vent et à cordes. Selon d'autres, l'homme chante comme il sUfle. Les considérations suivantes, en partie hypothétiques elles-mêmes, donneront quelques idées sur cet objet.

La voix humaine ^ comme on vient de le dire , prend naissance dans la glotte moyennant une expiration.un peu forcée.

L'air chassé des poumons s'achemine d'abord par un canal assez large, mais qui bientôt se resserre, et doit enfin traverser une étroite fente. Les bords de cette ouverture sont deux lames vibrantes qui , semblables à celles des anches, permettent ou interceptent de temps en temps le passage de l'air; et ainsi, par ces alternatives)» elles doivent détermhier des ondulations sonores dans le courant d'air qui les frappe. Outre le palais, la langue, les dents, les lèvres ( tous organes utiles au mécanisme de la voix), concourent aussi à sa formation, la trachée-artère , le larynx, les poumons, les sinus frontaux et maxillaires, les fosses nasales, etc.

L'acuité, la force, l'agrément et le caractère individuel de la voix dépendent de l'organisation et de l'altération de l'organe principal de la voix, qui est le larynx.

De la voix humaine la plus grave à la plus élevée on compte ordinairement trois octaves. La cause prochaine de la voix la plus aiguë est dans le plus grand nombre de vibrations de l'organe de la voix , et celle de la voix la plus grave dans le moins grand nombre de vibrations^

1* Il est certain que le larynx s'élève pour émettre les sons aigos et s'abaisse pour former les sons graves. Cette élévation et cet abaissement du larynx comprennent dans une octave l'espace d'environ un demi-doigt De plus, pour faciliter cette chute, nous penchons la tête en avant, lorsque nous produisons un son grave; et au contraire nous rélevons pour monter notre voix. Dans l'élévation du larynx , la glotte se rapproche de l'ouverture de la bouche et du nez, et les deux cavités sont diminuées; le contraire a lieu dans l'abaissement. C'est aussi ce qui arrive dans les instruments, par exemple, dans le violon; les sons aigus sont produits par le raccourcissement de la corde opéré par le doigt. Il est possible que la trachée artère, en s'allongeant dans l'élévation du larynx, se resserre aussi au moyen de ses dernières fibres musculaires, et que cette circonstance contribue à rendre la voix plus aiguë.

2* L'acuité et la gravité de la voix humaine dépendent encore, selon Dodart, du resserrement et de la dilatation de la glotte. On observe la même chose dans les instruments à vent pourvus de trous, et il est vraisemblable que la glotte de l'homme , que ses muscles rendent susceptible de se resserrer plus ou moins, y exerce beaucoup d'influence. La largeur naturelle de la glotte est ordinairement d'une ligne, qui, divisée en vingt et un tons et autant de demi -tons, ne peut subir pour chaque ton qu'un changement extrêmement petit et à peine appréciable.

3* D'après Ferrein, il faut aussi prendre en considération la tension plus ou moins grande des ligaments de la glotte. On sait que la corde tendue rend un son plus aigu que la corde moins tendue. On peut appliquer cette observation aux ligaments de la glotte; car ses ligaments inférieurs, c'est-à-dire les muscles thyroaryténaîdienss deviennent plus tendus dans leur contraction, se gonflent, et resserrent également la glotte, ce qui produit un son plus aigu. Le^li-

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