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cée sur le piano à une personne qni balbutie; un coni-* mençant sur le basson ou sur lefaautbols canarde continuellement.
Caiegari , organiste de la basilique de Saint-Antoine à Padoue^ basa sur cette idée son Jeu Pythagorico-musicai, publié par lui à Venise en 1801 ; il parut à Paris, traduit en firançais, dans les années 1802 et 1803. Il représente les notes comme des lettres, les mesures comme des syllabes, et les rhythmes comme des mots entiers dont Tarrangement forme différents morceaux de musique , tels que des ariettes, des rondeaux, des polonaises. D'après cette méthode, il composa k peu près quatorze cents rhythmes ou phrases, parla combinaison variée desquels, sans être musicien, il est facile de composer de la musique. Ce jeu ou passe-temps, connu en Allemagne dans le dernier siècle, a été très bien accueilli en France, mais il n'a eu aucun succès en Italie.
Madame Layne a publié, il y a quelque temps h Parts, un ouvrage intitulé : Grammaire mMêicaie, éasée sur Us frincipes de ia Grammaire française. Dans son livre. Fauteur donne aux lettres le nom de sons, à Talphabet celui de gamme ; les articles sont comme les trois clés fa, do, sol; elle appelle substantifs les notes; acUectife superlatifs, les dièzes ; adjectife diminutifs, les bémols ; a^ctifs comparatif, les bécarres ; les mesures sont les verbes ; celles à quatre Temps sont les verbes acti&; celles à trois Temps les verbes passifs ; celles à deux Temps les verbes neutres, et ainsi de suite. *
Si Ton considère ensuite la langue musicale sous un autre
* Dans ces dernières années, M. Sudre a inventé la Langue musUaU univenelle, formée au moyen de sept notes de la musique do, ré, mi, fa, sol, la, H, par le secours desquelles M parait que M. Sudre peut transmettre toute espèce de phrase et dans quelque langue que ce soit, c'est-à-dirc qu*an Arabe comprendra un Chinois, un Russe, un Anglais, etc.
N. eu Trad.
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aspect , c'est-à-dire par rapport à la manière de l'exprimer et de parler au cteiir et à riBtelUgence par Texprestion naturelle des sentiments, nous trouvons en elle la langue la pi» généralement comprise, car, partout, elle rencontre des oreilles et des cceurs sensibles à ses cbarmes. Unis par de semblables liens, les mqslciens de toutes les nations forment une seule famille dont les goûts sont identiques, et qui se sert du même langage et tend au même but : une noble émulation pour cet art s'étant emparée des esprits, les lumières se répandent d'une extrémité de l'Europe à l'antre ; et partout o(p les musiciens se trouvent , ils sont totyours dans leur patrie. Ainsi les fils d'Apollon sont bien accueiUis partout. Milan apprécie l'école allemande en couronnant Weigl, Winter, Mozart; Vienne accorde les mêmes lionneurs à Gimarosa, à Paër, à RossinI ; à Paris, on reçoit avec le même enthousiasme les productions italiennes et alleman* des; et de Cadix à Pétersbouig, ila74fai et Boeehérini, Haëndel et Chérubin! excitent une égale admiration.
Par l'expression de iangue mtuicaU on entend encore une langue propre au chant, c'est-à-dire une prononciation agréable , le choix et l'heureuse {proportion des syllabes qui lia composent Les langues sont musicales en proportion de leur pronondatiiHi facile, naturelle, flexible, et si les voyelles y revi^uient souvent Les poètes devraient donc s'étudier à bien connaître le mécanisme de la musique, et faire ensuite le choix de syllabes harmonieuses et sonores.
La langue italienne , où les voyelles abondent, occupe le premier rang parmi les langues musicales, et Métastase l'appelait à Juste titre (a musique même. La langue espagnole serait peut-être aussi harmonieuse que riulienne si plusieurs de ses mots ne se terminaient pas par des consonnes, et si les trois lettres gutturales g,js x ne faisaient pas partie de son alphabet II est vrai que l'académie royale espagnole a introduit dernièrement une orthographe plus simple pour