LIR
ces trois lettres; mais le défaut guttural est resté le même qu'auparavant quand on veut employer une de ces lettres. Les langues française et allemande sont peu harmonieuses, surtout cette dernière^ à cause de la grande quantité de tonsonnes qui s'y trouvent et de la lettre gutturale ch. Cependant, si Ton voulait faire un choix de mots dans sa poésie» on pourrait la rendre plus harmonieuse» pourvu que cet arrangement de mots ne nuise pas par runiformité à l'expression dramatique. Il y a ensuite des langues qui ne sont pas du tout favorables au chant Serait-il possible» par exemple de penser à mettre en musique les mots bohémiens tutiassu neymiiegssy ( très-aimée) » ctnot (vertu) ; ou bien les mots hongrois nyugzok (repos)» odkaimatiankadom (incommode). Cependant la langue hongroise possède une grande quantité de paroles harmonieuses.
LINGU£LLA = LANGUETIE ( ^x^aat^). — Nom que l'on donne à une partie des instruments à vent.
LINON, {xivou). — Nom grec de la corde d'instruments.
LINON ASMA. — Chanson funèbre des Égyptiens sur Maneroê, appelé linos par les Grecs. On croit qu'il a été le fils du premier roi des anciens Égyptiens» mort à la fleur de l'âge.
LIRA = LYRE» ». f — Très-anden instrument à cordes de forme triangulaire» qui servit pendant des milliers d'années à accompagner les chants destinés à la louange des dieux et k la mémoire des héros. On en attribue l'invention à Alercure ; mais il y a une difiérence entre la lyre à trois cordes inventée par le Mercure égyptien et celle du Mercure grec à sept cordes. L'invention de la dernière est aussi attribuée à Orphée» à Amphion» à Apollon» etc. , de sorte qu'il est très difficile d'en préciser le véritable inventeur.
ApoUodore raconte (L. II) l'inventlou de la lyre égyptienne ainsi qu'il suit : Mercure , se promenant sur les bords du Nil » trouva une tortue restée sur le sable après l'inondation du fleuve. Sa partie charuue avait été desséchée par le