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soleil de telle manière, que la coquille ne renfermait plus que des cartilages et des tendons tendus. Lessonsque produisaient ces tendons» en les touchant » inspirèrent à Mercure l'idée de la lyre en forme de coquille de tortue, a^ec trois tendons desséchés de bêtes mortes, qui servaient de cordes^
La lyre des Grecs avait la forme de deux cornes de mouton entre lesquelles étaient étendues les cordes ; un corps sembbble à une coquille de tortue servait de p<^t de sonorité. Les antiqoahres croient qu'on en Jouait avec un piectre.
En Abyssinie et dans les pays limitrophes, on se sert encore aujourd'hui de cet instrument monté de sept cordes pour accompagner le chant.
On a essayé de faire revivre la lyre, en lui donnant le manche de la guitare à six cordes ; sa forme élégante et pittoresque avait d'abord fait fortme, surtout chez le beau sexe; mais ensuite on en revint de nouveau à la guitare, plus commode à tenir, et dont l'harmonie est plus pleine et plus agréable.
La lyre, la cithare et le luth résonnèrent encore longtemps dans les œuvres des poètes, quoique les progrès de l'art musical les eussent condamnés à un étemel silence.
LIRA fiARBERmA == LYRE BARBERINA , dite aussi amphicardum, — Instrument inventé au xvir siècle, par un patricien florentin nommé Doni, et dont on ne se sert plus depuis long-temps.
LIRA GBITAR A = LYR0-6UITARE. —Instrument inventé à Paris an commencement de ce siècle , dont on a fait mention k l'article Lyre.
LIRA DA BRAGGIO = LYRE A BRAS. — Instrument à archet de la dimension de l'ancienne viole de ténor à sept cordes, et qui à présent n'est plus en usage.
LIRA DA GAMBA. — Get instrument, appelé aussi en italien iirone perf^to, arciviola di HtUo, est une espèce d'ancienne vicia da gamba, montée de douze ou de
seize cordes^ qui n'est plus en usage. Il parait que c'est le même instrument dont on a parlé à Tarticle Accord.
URA TEDESGA = LYRE ALLEMANDE. *- Appelée auBBi iyre msitqtiéf et en allemand 4eyer, Cet instrument^ dont on ne se sert plus, consiste en une caisse de forme oblongue, ressemblant à la partie inférieure d'une viole d'amour. Aux parois latéraux de cette lyre, il y a dix à douze touches qui servent à raccourcir les quatre cordes attachées dans l'intérieur de l'instrument, et forment une étendue de sons diatoniques qui égalent le nombre des touches. On fait résonner les cordes au moyen d'une roue frottée de colophane , que la main droite fait tourner avec un levier, tandis que les doigts de la gauche font mouvoir les touches.
UKIGO = LYRIQUE, adj. — Expression qui s'appliquait autrefois à la poésie destinée à être chantée avec l'accompagnement de la lyre. Aujourd'hui on appelle poésie lyrique tout ce qui est destiné à être mis en musique , bien que la lyre soit oubliée. C'est ainsi qu'on désigne encore quelquefois un opéra sous le nom de drame lyrique , et qu'un théâtre, où l'on représente des pièces en musique, s'appelle théâtre lyrique.
LITANIE = LITANIES, «. f. pi. — On désignait par ce mot, chez les anciens peuples, le (cyrie eleison. Aujourd'hui encore les litanies commencent par le kyrie eleison; mais comme on fait suivre les Invocations en l'honneur de la Vierge , on les appelle litanies de la Vierge. La composition en musique figurée , adaptée à ces litanies ou à ceUes de tous les Saints, ou même à celles des Morts, dans le rite ambrolsien, s'appelle ^nssi litanies.
un MUSIGALI = DISPUTES MUSICALES. — On connaît généralement la dispute qui dura pendant long-temps en Grèce, entre les joueurs de flûte et de cithare, sur l'antiquité et les prérogatives de ces deux instruments. Malgré la prédilection marquée pour les instruments à cordes 9 plu- TowE n. 3
steors ralsms font pencher la balance en faveor de la OAte. Comme 11 OK plus nalurel de penser que rinvention slmi^ a dâ précéder celle qui ett compliquée , rinvention da flageolet on dn chalnmean doit être considérée comme pli» conforme au génie de l'homme grossier, que la fabrica* tion artificielle des cordes de boyau et de métal La fMkle, comme tous les instruments à vent, ayant ses sons gtaétug est plus naturellement propre à former une gamme stable que les instruments à cordes^ stqets à des altérations produites par des causes eitériemresi. L'histoire de la musique des anciens peuples parle en faveur de rantiquité reculée de la flûte, et les renseignements recueillis dans les pays nouvellement découverts confirment encore la vérité de ces récits. Dans les lies de la mer du Sud, dans la nouvelle S^lande et dans plusieurs autres contrées de la nouvelle partie du monde, on n'a pas trouvé d'instruments à cordes, mais on y voit des flûtes de forme et de grandeur différentes. Parmi tous les instruments, la flûte surtout est d'orbe orientale, et elle était comme avant les Grecs et avant la vina, ou iyre indUnne, quoiqu'il paraisse que ce peuple ait préféré cette dernière.
On peut en effet considérer les instruments à vent sous le rapport de leur ressemblance avec la voix humaine, comme des remplaçants du chant, tandis que les instruments à cordes sont plus propres à l'accompagnement
On peut conclure de tout cela, que l'inventim et le perfectionnement des instruments à cordes supposent de très grands progrès dans la culture de la musique, et, dans un peuple^ un état de civilisation plus avancé que lorsqu'il se contente d'entendre les sons durs d'instruments à vent, convenables atrtottt au rhythme de la danse, h la chasse, et propres à exciter l'enthousiasme guerrier; tandis que la lyre avec de plus doux accents, semble pour ainsi dire destinée par la nature de ses accords à accompagner la voix humaine et les chants d'amour.
Le fait 8ttif ant , arrité soqb GharleraagDe > et consigné dans les annales de France, est encore célèbre dans l'histoire de la musique.
Ce prince étant arrivé à Rome en 787 pour y parserl^ Rues de Pâques » pendant son séjour dams cette vUle il s'éleva Une dispute entre les chanteurs romains et les français; ceux-ci avaient la prétention de savoir mieux chanter que les premiers, et les premiers au contraire les accusaient d'avoir corrompu le chant grégorien. Cette querelle ayant été portée devant l'empereur : Voyons y dit le monarque ft ses chanteurs^ f tceito . mi Veau ta piuê pure, cHic que Von prend à la source mêmûiVune fontaine, ou ceiie des rigoles qui n'en découle qut de éien iovn. --^ Celle de ia source , répondirent les Français. -^ Eh bien! ajouta l'empereur, remonuz donc à ia source do saint Grégoire, dont vous avez évidefMn/ent corrompu ie chant. Ce prince demanda alors au pape des chanteurs pour réftvrmer le chauat français, et le pontife lui donna deux chanteurs très habiles , appelés Théodore et Benolst, ainsi que des antiphonaires notés par saint Grégof^re lidmême. Un de ces artistes fut placé par le monarque à Soissons, et r autre h Metz, et en même temps il ordonna aux chanteurs français de corriger leurs ouvrages et d'apprendre d'eux le véritable chant et l'art d'accompagner; ses ordres furent exactement exécutés , mais on n'en obtint pas tout le succès qn'dn en attendait, à cause de l'entêtement et de l'incapacité d'un grand nombre de chanteurs français. Cependant l:e ohânt i^omain, établi en France par Chariemagne, s'y conserva géa^-alement jusqu'au commencement du xvn* îAètte, époque à laquelle la plus grande partie des évêques françi^ se déterminèrent à réformer leur tithurgie , et par coaèéquent leur chant.
UTOGAAFIA MUSICALE ^UTHOGRAFHIfi MU8ICALB. —Du grec xiêof (pierre), et '^ftnp» (j'écri») (Voy. Stamporia di Musica).