‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 8 sur 183 · LOU · texte numérisé non relu

LOU

IJUTERE = LUTHIER, <. m. — On donnait autrefois ce nom à l'artiste qoi fabriquait des luths et des instruments de la même espèce, tels que VarchUtuh, le théorie et la tnandaline. Par la suite on a étendu ce nom à tous les fabricants d'instruments à archet, ou même à ceux qui faisaient des guitares et des harpes. Dans quelques villes de province en France, on voit même des enseignes de luthier au dessus de la porte des fabricants d'instruments à vent

UUTO = LUïH, s. m. — Instrument très cultivé autrefois, et qui a été remplacé par la harpe et la guitare. Il était monté de vingt-quatre cordes, divisées en treize groupes sur un corps arrondi en dessous, en forme de tortue, et ressemblant à celui de la mandoline qui en était le diminutif. Son manche était large et renversé dans son extrémité. Huit de ces cordes, placées en dehors du manche, ne se touchaient qu'à vide.

Comme la lyre antique , le luth , en cessant de servir aux musiciens, a laissé son nom aux poètes, qui le font figurer souvent dans leurs stances erotiques et même dans l'épopée.

LO. — (Voy. Solmisazione),

LOGO (lieu).— Lorsqu'aprèsun passage marqué pour être exécuté à l'octave supérieure ou inférieure, on trouve ce mot itàHlenioeo, ilsignifie que l'on doit exécuter ce qui suit au lieu même où les notes sont écrites sans transposition d'octaves.

Quelquefois, après les sons harmoniques, on écrit ioco pour indiquer les sons naturels.

LOLIGHfiilUM. — Édifice pubUc situé près de la vUIe d'Olympie, qui était ouvert en tout temps à ceux qui voulaient prendre part aux concours en musique.

LONGA = LONGUE, s.f-— C'était une note qui , dans la musique ancienne, valait quatre mesures. Dans le Mode ms- «leur parfait, elle avait la valeur de trois brèves, et dans te Mode mineur imparfait de deux.

LOURE. — Nom d'un certain instrument qui n'est plus

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usité, et ressemblant assez à la fonsette^ ainsi que d'un air de danse d'un caractère grave et d'un mouvement lent , «n mesure à 3(4 ou à 614; il commence en levant^ et se compose de deux reprises de huit» douze on seize mesures.

LUGERNARIO. — Nom de l'antienne que l'on chante à vêpres selon le rite ambroisien avant le Dia>it.

LUCERNITATES. — Chansons, on plutôt cantiques que les premiers chrétiens chantaient dans leurs assemblées nocturnes et secrètes, à la lueur des lampes.

LUDI MâGISTER, LUDI MODKRATOR. — Expressions latines qui signifient organiste.

LUDI SGENIGI SPIRITUAL! (représentations spiritueUes). = MYSTÈRES. — C'étaient des représentations tirées des événements racontés par la Bible. On les entremêlait aux cérémonies de la religion , dans l'église , ou au cimetière qui entourait ordinairement l'église, ou ailleurs. Il n'y avait pas un peuple chrétien qui n'eût ses mystères, dans lesquels la musique faisait toijjours partie du spectacle ; mais partout ils étaient une fidèle image de l'esprit du siècle, de la superstition, de l'ignorance et de toutes les absurdités qui en sont la suite. On leur donnait le nom de mystères, parce qu'ils étaient destinés à instruire le peuple dans les mystères de la religion.

Apostolo Zeno {Bihi. Itat, p. 487) raconte avoir découvert, dans de vieilles chroniques, qu'un de ces mystères fut représenté en 1S43 à Padoue. Muratori {Scrip. rerum Itat. , V. 24» P* 1205) fait mention d'une représentation de la Passion, Résurrection, et Asceïision de Jésns-Ghrist, qui eut lien en 1298 dans le Frioul (Illyrie). n y en a quelques uns qui croient que ces représentations n'étaient autre chose qu'une espèce de déguisement, ou des pantomimes où l'on ne parlait ni ne chantait Riccoboni {Réfteadons sur les différents théâ. très de l'Europe^ p. 12) parie de ces spectacles muets encore en usage au xvir siècle dans l'égUse, à l'occasion de la Fête- Dieu. On croit ansri que la compagnie dite du Gonfalon

(Compagnia dM Ganfaione), fondée en 126^9 représenla la pe^eion de Jésus-^Ghrlst dans la semaine sainte; que ces reprâ»entalions ont duré en Italie jnsqn'en 1549^ époque à laqqelle le pape Paul III défendit à cette compagnie de les exécmter an Colysée» et que malgré cette défense elles eurent lien en d'autres pays. Il parait du reste que ces représentations étaient muettes, et qu'on remployait peu la musique. On leur donnait le nom du sujet traité. Si les sujets étaient pris dans l'anoicin testament, on les appelait figures; h e^ux tirés du nouveau testament on donnait le nom û'évangi(es. Lorsqu'ils renfermaient quelques mystères de la religion, on les appelait myêt^ea; les miracles des saints, on les nommait ea^empUs; l'histoire de leurs vies, histoires; quelquefois on les appelait aussi eomééieê spirùueUes; mais leur dénomination générale était représMU4Uians. Au xv* siècle on les appelait encore en italien fausti (favorables, utiles) quand ces sujets contenaient quelque chose de moral. Il paratt cependant qu'en Italie les iudi^ ou représentations vr^iinwt musicales, n'ont en lieu qu'à la fin du xv^ siècle seulement» GrescUnbeni parle d'un de ses mystères ou hudi, r^^fé9enté dans l'église de Sainte-Madeleine à Florence, en 144)^ y dont le sujet était Àlfraham et Isaiic On lui donna pour auteur François Belcari. La Conversion de saint P<ml fut représentée, d'après Ménestrier, versl'année 1480 à Rome, sitft w tb^tre moUle fait exprès pour cela ; rauteur Jean Sul* pHiwdit, dans la dédteace de son VUruve^ oiiO en parle, que ce dreme fut cbanté depuis le commencement jusqu'à la fin. ( Tragasdiam quam non agere et cantare primi hoc mvo doommus), Qudques uns ont tmdu d'après ce passage que Sidpitiuft a été l'inventeur du drame mis en musique (Voy. Bayle, IkioL MsU et criu, art SuipUiui^. D'autres veulent dottiier w mot chanter la «gnification de déclamer.

Les autrea pays chrétiens avaient aussi dans le même temps que l'Italie leurs pièces spirituelles. £n France, c'étaient les

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