RAS
1* Rapport muitipiô (ratio multiplex) , où le nombre le plus pelk est égal au nombre le plas petit , comme le rapport de Toctave simple 1 : 2 , de Foctave double 1 : A» ou bien la double quinte 1 : S, les rapports S;: 6 , 5 : 20 , etc.
2' Rapport superparticuiier (ratio superparticularis) ^ . où le nombre le plus élevé contient une fois le plus petit, plus une de ses parties ; si cette partie est la moitié du nombre elle s'appelle proportion sesquiattère ; si elle est le tiers, proportion sesquitierce ; si elle est le quart , proportion sesquiquarte. C'est ainsi que le rapport de 3 : 2 se nomme sesquiattère ; h: Z, sesquitiereel; 5 : 4» sesquiquarte ; et 6 : 5 , sesquiquinte, etc.
S* Rapport superpartient (ratio superpartiens) , où le nombre le plus élevé contient le nombre le plus petit, plus quelques u/iies de ses parties, comme le rapport de la sixte majeure ou mineure. De ce qui vient d'être dit on comprendra,, sans aucune difficulté, ce que signifient les mots rapport muttipie superparticuiier. Si le nombre le plus élevé contient deux ou trois fois le plus petit, plus uneûe ses parties, comme dans la double tierce majeure 2:5, on l'appellera douide sesquiaith'e, dans le double ton majeur 4 : 9 douhie sesquiquarte. Dans le rapport muitipie superpartient lenomlire le plus élevé contient deux ou plusieurs fois le plus petit, plus quelques unes de ses parties; c'est ainsi qu'on pourra nommer dupla superhipartiens tertias le rapport de la double quarte 3:8, et dupla superinpartiens quintas le rapport de la double tierce mineure , etc.
RAPSODI = RAPSODES. — C'est ainsi qu'on appelait ces musiciens grecs qui chantaient des fragments des poèmes d'Homère, en tenant une baguette à la main.
RASGADO, s. m. — Prélude que les Espagnols exécutent en attaquant successivement toutes les cordes de la guitare avec le pouce , et en suivant la mesure et le rhythme des boléros et des seguidi44as. Le rasgado est
la ritournelle ordinaire de ces sortes d'airs ( llg. iU).
Ce mot vient du verbe espagnol rasgar, arpéger.
RÀSTRO «= PATTE A RÉGLER* — PeUt instrument de cuivre composé de cinq rainures également espacées > attacbées à un mancbe, au moyen duquel on trace d'un seul coup les cinq signes qui forment la portée de musique.
Il y a des pattes à deux» à quatre» à six portées ; Il y en a même qui en contiennent seize et vingt, et servent ainsi à régler une page entière d'un seul coup.
RATIO DUPLA, MULTIPLEX, SUPERPARTIENS.— (Voy. Rapparto).
RÉ. — Nom de la deuxième note de la gamme du ton d'ut. Chez les Allemands et les Anglais» on l'indique par D.
RE DE' VIOLONISTI = ROI DES VIOLONS. — ( Voy. Menestrieri),
REALE = RÉEL» adj. — (Voy. Parti reaii). Quelques maîtres de chant donnent le nom de sons réels à ceux qui sont produits par le registre de la voix de poitrine » et sont dbrectement lancés par toute la force du souffle; ils appellent par opposition sons de fausset ceux de la voix de tête, attendu que, étant formés par la pression de la partie supérieure de la tracbée , et ne pouvant recevoir le même volume d'air^ ils sont maigres et sans force.
RÉCIT, «. m. — On appelait autrefois de ce nom tout morceau de musique à une seule voix. On disait un rédt de taUU, de éasse ou de haute contre^ pour un air, un motet écrit pour ces voix.
RECITARE = RÉCITER, v. a. — Cbanter un rédt
RECITANTE = RÉCITANT. - Celui qui cbaute un rédt
RECITATIVO = RÉCITATIF, s. m. —Cette espèce particulière de chant est celle qui approche plus que toutes les autres du discours, car on chante et on parle en même temps. Le rédtatif sert à lier entre eux les morceaux de musique
vocale et les chœars d'un opéra^ et se dlstiiigaede la déclamation simple en ce qu'il fait entendre une espèce de cantilène, fondée sur un ton donné et sur des accords analogues. Il se distingue en outre du chant ordinaire en ce qu'il n'est pas soumis à une mesure d'un mouvement déterminé, à un rhy thme uniforme, mais seulement aux lois de la prosodie, et à cet accent qui acquiert plus ou moins de force selon les divers sentiments qu'il exprime. Le récitatif a aussi des formules mélodiques qui lui sont propres , et peut se terminer dans un ton quelconque. Les notes dont on se sert ordinairement pour marquer chaque syllabe des mots, sont : les noires, les croches et les doubles croches.
L'école moderne, suivant l'exemple. de l'école ancienne, permet les agréments dans le récitatif, pourvu qu'ils soient analogues au sens du mot et à l'expression du sentiment dombiant. C'est surtout à la Un du récitatif obligé que presque tous les chanteurs se permettent de traiter ces désinences comme de cadences véritables, ce qui produit un bon effiet L'agrément qui est le plus en usage et qui est presqu'faidispensable dans les récitatifs, c'est l'appoggiature qu'on pratique, dans certams cas, à la place de la première de deux notes sur le même degré ; et c'est sur ces deux notes* que, suivant les règles de Torthographe musicale, on doit prononcer les dernières syllabes d'un mot. Cette règle ne doit pas être négligée si l'on ne veut pas que la mélodie soit sèche et monotone.
Le récitatif n*est quelquefois accompagné que par la basse et le piano; on lui donne alors le nom de récitatif «fnif(e. On s'en sert principalement dans l'opéra bouflé italien. Le chanteur le débite rapidement et donne aux paroles moins d'accentuation que pour tout autre récitatif. Le récitatif accompagné par l'orchestre et qui se chante avec force et un accent prononcé, s'appelle récitatif 06%^; on en fait particuMèrement usage dans les opéras sérieux et dans ceux
de demi-caracière. C'est dans le Técitàtiî atiigé qu'un compositeur habile peut déployer toute la science harmonique pour exprimer la variété des idées et des sentiments.
Le récitatif simple est très naturel , puisque les notes simples qui le composent, non seulement se trourent dans les cordes naturelles de chaque voix^ mais encore qu'elles sont marquées et disposées de manière à imiter parfaitement un discours ordinaire, et à £aire ressortir chaque phrase et chaque période séparément Tout ceci est exprimé par la mélodie qu'on varie au moyen de la modulation et du changement des tons; et les tons changent précisément selon les diflérentes significations des paroles, et les divers sentiments que Ton veut éveiller dans l'ame des auditeurs.
La mélodie du récitatif obligé ne diffère pas beaucoup de celle du récitatif simple. Le système de l'un et de l'autre est toujours le même; on y ajoute seulement l'accompagnement des instruments, afin que l'orchestre puisse remplir les mo*ments de silence de l'acteur, et le suivre à la piste pour flaire ressortir avec plus d'avantage tout ce qu'il dit En supposant donc que le personnage s'arrête au milieu de sa déclamation, et n'exprime les sentiments qu'il éprouve que par son attitude, ses gestes et l'air de son visage , l'orchestre doit remplir les intervalles rendus vides par le silence de l'acteur; il doit peindre les passions qui agitent le personnage, ou les objets qui les font naître, dialoguer avec lui , le consoler par de doux souvenirs, par des sons touchants et flatteurs, par des peintures agréables des événements futurs; oul'attrtster, le tourmenter, le déchirer par des accords lugubres, des tableaux effrayants, des images hideuses. Quelquefois ils s'interrompent et se combattent en quelque sorte; quelquefois ils montrent des affections mutuelles : toujours ils sont dépendants l'un de l'autre, conune des personnages qui paraîtraient en même temps sur le théâtre ; et c'est à cause de. cette manière de se conformer l'un à l'autre jusqu'à un certain