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dans les membres dont se composent ses périodes. Un accompagnement rhythmique est celai dans lequel le composlteor fait entendre ccmstamment le groape uniforme» Tarpège adopté» tandis que rhannonie Yarie ses accords.
RITMO=^BHYTHME» s. m. — Ce terme» dérivé du mot grec pvêf^o^, dérïgne en musique la proportion qu'ont entre elles les parties d'un même tout» ou^ selon quelques autcfurs» le rapport déterminé des successions des sons. Le rhytbme se divise en intérieur et extériûur.
Le rbytbme intérieur résulte du rapport qui existe entre la durée de chacune des parties composant un tout» et le rhythme exUrimir, du rapport qui existe entre une entière succesrion de sons k l'égard d'autres entières successions. SI L'on considère ces rtiythmes sous le point de vue de leur orl* gine et de leur but» tant l'un que l'autre^ ils n'ont rien à foire avec la mesure ; car la mesure n'est autre qu'une addition des moments en sommes égales» tandis que le rhythme est le moyen qui conduit à la contemplation la plus déterminée des sentiments exposés ou des idées exthétiques.
Quelques uns appeUent rhythme intérieur celui de la mélodie» et rhythme extérieur celui de la mesure.
Le rhythme est donc la symétrie de plusieurs groupes d'entières successions de sons» d'une plus ou moins grande valeur. Cette symétrie rhythmique rend une composition musicale beaucoup plus claire» et s'appelle ordinairement 04irrure dee phrases (Voy. Periodoiogia).
Il est utile cependant de faire remarquer qu'une trop stricte observance de la carrureengendre souvent la monotonie. On peut assurer que le rhythme a été le premier moyen dont on s'est servi dans l'enfonce de la musique» pour rendre agréable à l'oreille une succession de sons qui» par elle-même» n'était qu'insigniiiante. Le degré de sensation agréable produit par cette répétition rhythmique» se trouve en partie confirmé par l'usage des tambours introduits dans la milice. La seule
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différence des coups rliythmiques rend plnsfàdle le mourement des pas, détermine leur degré de vitesse on de lenteur, et inspire même dans le cœur des guerriers un sentiment de courage et de bravoure. On ne peut donc révoquer en doute les effets du rhythme ; on sera même convaincu de sa puissance si l'on considère que tous les peuples à demi sauvages et à demi civilisés, pour rendre plus variée et plus agréable leur musique primitive, c'est-à-dire leurs sons simples et leur bruit ne se servirent point de modification des sons, mais bien du rhythme : ce qui est bien suffisamment prouvé par l'usagedes instruments de percussion qui, sans l'observance du rhythme, fatigueraient et ennuieraient même les peuples sauvages. Les anciens Grecs, àl'époque de leur plus haute civilisation, attribuaient au rhythme une grande puissance es-* thétique, et le considéraient comme la partie la pins sublime de la musique ; c'est pourquoi ils attachaient une plus grande importance à la forme extérieure des phrases musicales qu'à leur contenu. Du reste , sans même accorder au rhythme de trop nombreuses prârogatives, il faut cependant convenir que dans la musique, ainsi que dans la poésie , le rhythme embelUt les pensées et les parties mélodiques, et ajoute surtout à leur degré de clarté et de vivacité. Une des principales beautés de la mui^que de Joseph Haydn, c'est le rhythme.
RITMOPEA =s RHTTHMOPÉE, s. f. — ParUe scientifique de la mélodie qui apprend l'arrangement des parties mélodiques relativement à leur extension , afin qu'elles puissent avoir entre elles un rapport agréable et conforme à notre sentiment (Voy. Greei antichi)^
RirORNELLO, s. m. = REPRISE, s. f. — Toute partie d'un air, laquelle se répète deux fois sans être écrite deux fois, s'appelle reprise* On appelle encore reprise le signe qui indique cette répétition; il se figure par une double barre perpendiculaire qui traverse toute la portée , avec deux ou quatre points en dehors de chaque cdté. Cette reprise ainsi
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ponctoée à droite et à gauche marque qu'il faut dire deux fois tant la partie qui précède que celle qui suit. Lorsque la reprise a seulement des points à sa gauche , c'est pour la répétition de ce qui précède; et lorsqu'elle n'a des points qu'à sa droite, c'est pour la répétition de ce qui si^ (fig. 128,a).
RITORNËLLO, s. m. = RITOURNELLE, s. f. — Phrase assez courte exécutée par un ou plusieurs instruments et qui sert de prélude aux cavatines, aux airs , etc.
Dans les concertos la ritournelle est unie espèce de symphonie , quelquefois en rapport avec la première partie du concerto, et quelquefois complètement dîflérente.
On appelle aussi ritournelles ces traits d'orchestre qui se trouvent entre deux solos ou au milieu et même à la fin d'un air , d'un duo , etc.
RIVOLTO = RENVERSÉ, adj. — En fait d'intervaUe, renversé est opposé à direct , et en fait d'accords il est opposé à fondamental.
RIVOLTO = RENVERSEMENT , s. m. — Changement d'ordre dans les sons qui composent les accords , et dans les parties qui composent l'harmonie. Il est certain que dans tout acccM'd il y a un ordre fondamental et naturel , qui est celui de la génération de l'accord môme ; mais les circonstances d'une succession, le goût, l'expression, le beau chant, la rariété, obligent souvent les conipositeurs de changer cet ordre , et par conséquent la disposition des parties.
Benversement des parties. Dans le contrepoint double ( Voy. cet article) les parties se renversent quelquefois d'un bout à l'autre.
ROLLO, ROLLANDO= ROULEMENT, s. m. — Le roulement s'exécute sur le tambour et la timbale par le mouvement alternatif de deux baguettes , et en frappant deux coups avec chacune. Le roulement de timbale produit un effet surprenant dans le crescendo et le forte d'un orchestre