‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 90 sur 183 · ROM 2SS · texte numérisé non relu

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nombreux. Plusieurs symphonies de Haydn commencent par un roulement de timbales (Yoy. Timpani).

ROHÂNI = ROMAINS (notices historiques sur la musique des anciens). — Quoique Thistoire la plus ancienne des Romains se perde , comme celle de toutes les autres nations, dans la nuit des temps, néanmohis la plupart des historiens partagent l'opinion que les anciens Romains reçurent les premières notions de leurs sciences et de leurs arts des Etrusques et des Grecs, ce qui veut dire qu'ils tirèrent aussi de ces peuples leurs connaissances musicales. Âu rapport de Denys d'Halicamasse, de Strabon et de Tite-Liye, les cérémonies reli8:ieuses et la musique vocale passèrent des Etrusques aux Romains, et les Arcades furent les premiers à introduire l'écriture et la musique instrumentale en Italie. Denys rapporte, en termes précis, que les fondateurs de Rome, Romulus et Rémus, furent instruits dans les arts grecs, entre autres dans la musique. Cette circonstance et l'usage que faisaient les Romains de la musique dans les fêtes de leurs dieux, dans les triomphes, funérailles, banquets, spectacles , etc. , prouvent évidemment qu'ils ne méprisaient pas la musique, ainsi que le prétendent quelques auteurs. Ce qui vient encore àd'appui de notre assertion, c'est que presque tous les empereurs ont protégé cet art, et que plusieurs d'entre eux l'ont exercé.

La plus ancienne mention qui soit faite de la musique à Rome est une description du triomphe de Romulus, après sa victoire sur les habitants de Cécina, 749 ans avant J. G. Denys, d'Halicamasse ( Antiquit. ram. , iib. n ) rapporte que dans cette occasion Tannée tout entière, rangée par divisions , suivit le char du vainqueur, chantant des hymnes aux dieux et célébrant son général en vers improvisés.

Dans les institutions religieuses de Numa Pompilius les Saiiens étaient les gardiens des douze boucliers conservés dans le temple de Mars. Les Saiiens, choisis, par Numa lui-

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mfinie » parmi les fils des Patridens , étaient ckargés de porter tous les ans en procession^ dans les rmes de Rome , ces douie boucliers parmi lesquels se trouvait Vaneiié on bouclier sacré que Numa feignit être tombé dn Ciel, et à la oonser* vation duquel il prétendit qu'était attachée la destinée de l'empire Romain* Les prêtres du dieu Mars célébraient cette fête en dansant 5 et la musique qui accompagnait ces danses était très bruyante; car les Saliens firappaient les boucliers les uns contre les autres à l'instar des Gorybantes et des Dactyles Idéens. Dans ces processions on chantait anasi des bymnes , adressées au dieu de la guerre » qu'on appelait earmina saUana. Cette fête durait trois jours et se célébrait au commencement du mois de mars ; c'était un grand honneur pour les Romains , même les plus distingués, que d'être admis parmi les Saliens» Scipion l'AlHcain , plusieurs princes de l'empire et quelques empereurs même ont appartenu à cet ordre. Le nom de SaUêns dérive des mouvements très vi& que ces prêtres faisaient en dansant , et l'on croit que c'est pour cette raison qu'on appelait tous les autres danseurs SaUaUMres.

Servius Tullius, dont le règne commença 578 ans avant Jésus-Christ, distribua le peuple en classes ou centuries, et deux d'entre elles furent composées de joueurs de trompettes, de cornets, de tous les instruments enfin qui servaient dans les batailles à sonner la charge. Dans les lois des dix tables qui furent faites 450 ans avant Jésus-Christ , on trouve encore une mention particulière des musiciens. Farces lois le nombre des joueurs de flûte qui assistaient aux funérailles, était limité à dix , et il y était ordonné que les louanges des hommes honorables {hanaratarum virarum) seraient prononcées devant, une assemblée du peuple, et que des chants lamentables , accompagnés du son de la flûte , s'uniraient à cette oraison funèbre.

Chez les Romains, comme chez les Grecs , les cérémonies

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