ESP
jouer une ou plusieurs parties d'une compositioii musicale; et c'est aussi jouer ou chanter toutes les parties « soit vocales, soit instrumentales qu'elle contient. Si une pièce de musique est exécutée avec précision et avec expression, on dit qu'elle a été éien, très éien exécutée; dans le èas contraire, on dit que l'exécution a été mauvaise, très mauvaise, détestaiie.
ESEQUIE = OBSÈQUES, s. f. pi.— C'est le nom que l'on donne à ces prières et cérémonies de l'égUse catholique qui ont Ueu le jour des funérailles , autour du cercueil , placé au milieu de l'église , ou le jour anniversaire des cérémonies mortuaires. Les morceaux de musique, comme le LUera, etc. , s'appellent aussi obsèques.
ESERGIZJ = EXERCICES, s. m. f. -^ Pièces de musique composées sur un trait difficile pour la voix, ou une manière de doigter, particulière et scabreuse pour les instruments, que l'on essaie sur tous les degrés de l'échelle et sur tontes les positions, en suivant diverses modulations. Les exercices n'étant destinés qu'au travail de cabinet et à familiariser l'élève avec les difficultés de tous les genres qu'U rencontrera dans les œuvres des maîtres fameux , on ne s'attache nullement à les rendre agréables à l'oreille. Quelques uns se distinguent par leur marche régulière ; mais la plupart ne sont qu'un bizarre assemblage de notes qui ne forment pas un chant suivi.
Il y a beaucoup de ressemblance entre les exercices et les études; ce qui les distingue cependant, c'est que les dernières n'ont pour objet que le genre instrumental , tandis que les exercices se rapportent aux voix et aux instruments.
On remarque aussi que la facture des études est plus régulière que celle des exercices qui sont purement élémentaires.
ESIML — (Voy. A).
ESPRESIONE» EXPRESSION, s. f. —Par cxpresflioii
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musicale od entend celle qualité que possède le muslclea qui sent vraiment et rend avec énergie toutes les idées et tous les sentimentâ qu'il doit exprimer» 11 y a r expression de composition et Texpression d'exécution; de leurs concoure résulte Teffet le plus agréable et le plus puissant
On a beaucoup écrit sur ce sujet , mais tous les hommes n'étant pas également sensibles aux charmes de la musique , les uns ont étendu le domaine de rexpression jusqu'à riniini ^ les autres Tont mis au rang des chimères ( V Expression mwsicaie mise au rangées chimères ^ par Boyé), Et Ton s*étonne que Rameau, auteur d'un nouveau système musical et de vingt opéras, ait pu dire : « Qu^onme donne (a Gazette de Hotiatidey et je (a mettrai un niusique* 9 Ces deux opinions si exagérées s'éloignent également de la vérité et de la raison. Il faut avoir pour la musique tout l'aveuglement que produit renlhousiasme , pour se persuader que cet art peut rendre les plus petites nuances des caractères peu tranchés, ou pousser loin la manie du paradoxe, pour lui refuser toute espèce d'expression, sophisme que combat T histoire même de la musique.
L'expression de la musique n'est parfaite que lorsque la poésie lui vient en aide, La musique déguise les traits que le poète dirige vers le cœur, et ces deux arts se réunissent pour former un langage divin.
Si îe compositeur veut obtenir cet heureux accord des paroles et de la musique , il faut qu'il lise le iihretto avec toute raltenllon dont il est susceptible, et qu'il se pénètre parfaitement du sujet de Taction ; il doit vivre dans les personnages du poème, être lui-même le tyTan, le héros, Tamant; il doit ressentir la douleur, le charme de Tamour, l'insulte, J'elfroi , les angoisses de la mort. Il doit être j comme le personnage , irrité, furieux ; il faut qu'il espère , qu'il désespère, que son sang bouillonne dans ses veines; c'est alors que les sons , les accords et les mélodies s'échauffent au feu de l'en-