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(1772^ , ia Rosière de Saienoy {illù), laFavMe magie (1775), V Amant jaUmx (1778), la Caravane (ilSZ), Richard ("1785), et Anacréan (1797). De tous les composteurs d'opéras-comiques , Grétry est celui dont la musique a obtenu les succès les plus brillants et dont les ouvrages sont restés le plus long-temps en faveur ; soixante ans de représentations les ont à peine usés.
Pendant que la musique faisait des progrès en France par rOpéra-Gomique , l'ancienne musique française semblait s'être réfugiée à l'Académie royale de musique, c'est-à-dire au Grand-Opéra, comme dans un fort inexpugnable. Mais la nécessité d'une réforme se faisait sentir de plus en plus, et le moment vint où il fallut qu'elle fût faite. Ge fut un musicien étranger qui se chargea de ce soin. Gluck , compositeur allemand, venait de faire entendre à Vienne un style absolument nouveau et beaucoup plus dramatique que ce qu'on avait fait jusque là en France et même en Italie , et les opéras d'Atceste et û* Orphée , dans lesquels Gluck avait fait l'essai de son style nouveau, avaient fait une vive impression sur la cour impériale. Les directeurs de l'Opéra de Paris, convaincus de la nécessité de changer le genre des pièces qu'on représentait sur leur théâtre, appelèrent Gluck à leur secours. Il vint, et vit que tout était à réformer. Un système de chant suranné , une exécution instrumentale fort mauvaise, une musique lourde et fatigante, voilà ce qu'on trouvait à l'Opéra. Homme de génie et doué d'une volonté de conviction, il sut persuader aux artistes de l'Opéra qu'ils devaient renoncer à leurs anciennes habitudes, et son Iphigénie en Auiide fut rendue à peu près comme il le voulait (Voy. Caro). Get opéra fut représenté le 19 avril 1774; son succès fut immense, et la révolution de goût fut achevée aussitôt que commencée.
Pendant que Gluck obtenait ces succès, quelques amateurs lui reprochaient de manquer de grâce dans sa mélodie ; l'arri-