‹ Dictionnaire de musique;Chapitre 150 sur 192 · GAL 4»M · texte numérisé non relu

GAL 4»M

G, — Cette lettre est le signe par lequel ou Indique encore la cinquième note de la gatîrme û'ut, dans Ja solmisalion diemande et anglaise.

G RÉ SOL. — Ancien nom de soi dans la soimisation française ; les Italiens disaient g soi ré ou g soi ré ut.

OA. — (Voy, Sùiinisazions).

GAGLIARDiV = G AILLARDE^ s. f. — Ancien air de danse d'un mouvement animé en mesure ternaire, ïl se jotiaît dans Iesx>i' elxnr siècles npr^la pavane et autrtîs danses lenles»

GAJO (gai), aéj, — Cette espression italienne, placée en tôle d'une composition de musique, signitie que le mouvement ainsi que le caractère du morceau doivent être un peu vlfe-

GALOUBET ou FLUTET, s. m, — ^ Tnsïfumenl à vent dont l'usage est fart ancien en France, et qui, depuis plus de deux siècles, n'est cultivé que dans la Provence. ïx* galoubet est le plus gai de tous les instrumenls champêtres et le plus aigu de tous les instruments à vent» Ce n^esl qu'à force fie travail et de soins que l'on parvient k bien jouer d'un instruînent qui n'emploie que la main gauche , et sur lequel il faut former deux octaves et un ton , avec trois irous seulcmenl. L'artlflce de rembouclmre supplée à des moyens si bornés. Le ton du galoubet est celui de rd La gamme se fait de trois vents différents : le ré d'en bas commence par un vent dou^, que Ton augmente jusqu'au j^; le *» par un veut moJéré, que Ton augmente jusqu'au fa; et le fa par un vent fort, que l'on augmente jusqu'au dernier ton* Tl est fi présumer que c'est la grande diflicultc de jouer de cet instrument qui Va fait abandonner dans les provinces du nord.

likO GAM

Le galoubet ne va pas sans le tambourio, sur lequel Texécutant marque le rhythme et la mesure en le frappant avec une baguette.

Les joueurs de galoubet sont très communs en Provence. Il y en a d'une force extraordinaire , et qui exécutent des concertos de violon sur leur instrument On en rassemble Jusqu'à vingt-cinq dans une fête champêtre; et quoique leur musique soit toujours gaie et rapide^ Tensemble le plus parfait ne cesse jamais d'exister entre eux. Je crois en trouver la raison dans les frappements rhythmiques du tamiuiurin qui les soutiennent constamment dans la mesure.

GAMBA = QUEUE ,$.f, —On distingue dans les notes la tête et la queue. La tête est le corps même de la note; la queue est ce trait perpendiculaire qui tient à la tête, et qui monte ou descend indifféremment à travers la portée. Dans le plain-chant, la plupart des notes n'ont pas de ^ueue, mais i

dans la musique figurée moderne il n'y a que la ronde {semi-ifreve) qui n'en ait point.

La note qui porte une double queue doit être exécutée en môme temps par les deux instruments à vent qui lisent sur la même partie , comme les cors, les trompettes, les bassons. Lorsqu'on trouve une note à double queue sur la partie d'un instrument à corde et à manche, on doit l'exécuter à doubles cordes.

En italien^ le mot gamba indique un certain jeu d'orgue, et sert aussi à qualifier une espèce de viole ancienne (Yoyes Viola da ga/mia).

GAMMA ^ 9. m. — Troisième lettre de l'alphabet grec qu'on représente ainsi T , et qui correspond à notre 6. Anciennement on donna le nom de gamma à l'échelle de Guido, où la corde la plus grave était marquée par le r {sol), et appelée hypo-prostambanomène, tandis que la corde la plus grave du système grec, c'est-à-dire le ia, se nommait prosiamianomène; et comme cette lettre se trouvait à la tête

Page 1