‹ Dictionnaire de musique;Chapitre 151 sur 192 · GEN · texte numérisé non relu

GEN

de l'échelle, eu plaçant dam le haat les sons graves, selon h TiiétlmcJe des anciens, elle a fait donner à cette échelle le nom de ()ammn^

KnLre autres inventions que plusieurs auteurs attribuent généralement à Gui do [quoique dans ses écrits il en parle comme de choses connues avant lui ) , ou trouve l'invention du gaimna, allais Guido dit, dans le second chapitre de sou lïlicratogue : a /n frimiù pmicUur F grœcuni a fnodernû adjuaaium. o et ^ dans ses Régies rki/thmîfu^ , il répète une seconde fols : « Gaimna grœtntm quidam poiiunt unie pt^imani iittcram ; ce qui prouve clairement que ia gatamc se pratiquait avant lui.

Le mot français ^amm^ (en italien ncaia, échelle) dérive ilu terme grec ijafntna (Voy. Scaia)^

GAHE MUSICÂLI = LUTTES MUSICALES. — (Voy. Certawi fnte^icaii).

(lASAPH, — Espèce de chalumeau ou cornemuse d^ côtes de la Barbarie»

<;AVOnA = GAYOn E, ^, /: —Danse dé caractère gai et agréable , dont Tair est à deux Temps et d*un mouvemeût modéré ; elle est à deux reprises , chacune de huit maiures ^ et commence par ie Temps levé. La gavotte n'est plus en usage que dans les ballets. û

GAZ.ZETTA MUSICALE = GAZETTE MUSICALE. — (Voy. Giomaie di Musica),

GE1N£RA SPIS5A o DENSA = GENRES ÉPAIS ou SER- KÉS. -^ Dénominations anciennes des genres chromatique et i

enliarmonfque^ oii les sons se trouvent plus serrés que dans J

réchelle diatonique, appelée pour cela ^^nu.^ rarurn* «

GENERI D OTTAVE = GENRES B OCTAVES, — (Voy, l'article G-reci miiichi),

GENERI MUSICÂLI =^ GENRES. — Il y a trois genres dans la musique : le diaUmiqitG, le chromatique et l'e;!*harniojiifftie^

im GEN

Lorsque la sucoessioii des sons (l*une octave, comme notre échelle majeure ou mineure , est formée de dnq tons entiers et de deux demi-tons tant en montant qu'en descendant, on rappelle gamme diatonique ou genre diatonique. Si à cette gamme diatonique on joint les sons qui se trouvait modifiés par les accidents propres aux autres tons, en sorte que Toctave compte douze demi-tons tant en montant qu'en descendant, on la nommera genre chromatique, ou (comme la progression n'est chromatique qu'à moitié) gamme diatonico-chromatique, ainsi que cela résulte de l'article etiAarmonique, où l'on voit que de l'union des deux gammes diatonico-chromatiques dérive la succession de tous les sons ordinaires de la musique compris dans l'octave ; et c'est cette succession qu'on appelle genre enharmonique ou plutôt gamme diaionico-chromatico^enharmonique.

GENIO = GÉNIE ,5. m. — Le génie musical est ce don inné, inexplicable, qu'on reçoit de la nature ; c'est la faculté de créer facilement des idées esthétiques et de leur donner l'expression la plus convenable dans le langage mélodieux et harmonieux des sons ; c'est ce feu qui brûle intérieurement le compositeur, et qui lui inspire continuellement des chants nouveaux et agréables, une expression vive qui va au cœur et une harmonie majestueuse qui détermine le caractère du chant

V esprit humain a une capacité illimitée si on le considère en générai, mais fort limitée dans chaque homme en particuiier; celui qui franchit ces limites est un homme de génie. Veeprit semble être en outre plus mécanique que le génie; en effet le premier suffit pour être un excellent imitateur , mais il n'arrive pas à l'originalité , qui est la compa<gne toujours fidèle du génie, auquel il est donné de voir les objets éclairés de la plus vive lumière.

Pour qu'un homme de génie soit réellement artiste , il fout ^u'il possède aussi la science. Un composteur, bien que (loué des plus heureuses dispositions, s'il n'a pas une parfaite

GER &a3

connaissance des règles et de cette foule d'observations que la seule expérience de plusieurs siècles a pu fournir , n'aura qut3 la moitié des farces musicales, ou, pour mieux dire, iî n'aura rien ; car l'iuspiratîon sans l'art , et l art sans TinspiratîDU, ne donne jamais un résultat satisfaisant.

L'aridité géométrique des règles refroidit rimagination la plus ardente ; le compositeur inspiré par la nature a-t-il donc raison de s'en débarrasser ? Non ; rar ce qui est un travail pénible pour l'ignorant, n'est qu'un jeu pour le savant harmoniste. Telemann écrivit un morceati de musique ii huit parties réelles avec autant de facilité et de promptitude qu'un autre en aurait mis à écrire une lettre* On dit que Jupiter se fit ouvrir le cerveau, et que Minerve en sortit armée de pied en cap; on peut en dire autant du motif musical. Il ne se présente jamais à l'esprit du vrai compositeur sans avoir pour cortège le dessin de la basse, le trait des violons, la tenue des cors, les tierces des hautbois et des clarinettes, le passage de la flûte qui doivent raccompagner. Le travail du cabinet ne sert qu'à adoucir et lier ensemble les différentes parties, préparer les modulations, retoucher enfin et polir cette ébauche d'un grand tableau.

GENUS EPITRITIJM. — Espèce de rliythme de la musique grecque, les Temps duquel étaient en raison sesquitierce, ou de 3 à â.

CENUSRARDM, — (Voy. Gênera spiMo).

GEOMEïRICA = GEOMETRIQUE (division). — (Vof. Divisioiic de' rappoHi (l^intervaUi)*

GERMANIA= ALLEMAGNE (notices historiques sur la musique en). — L'Allemagne, qui peut avec raison se dire la seconde patrie de ïa musique, se vante d'avoir donné le jour au créateur du système moderne , Franco de Cologne , qni vivait dès le siècle de Culdo , et au réformateur de la musique d'église, Luther, qui fut contemporain de Palestrina.

ï/origînc de Técole allemande remonte aux temps flerécole

Page 1