‹ Dictionnaire de musique;Chapitre 166 sur 192 · SemHographie. Les anciens Grecs avaient des signes · texte numérisé non relu

SemHographie. Les anciens Grecs avaient des signes

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pour les voix, poui les Itistrmnent!)^, pour chaque Mode» pour chaque genre , etc, de façon que leur notation musicale consistait en quatre cent quatre-vingt-quinze signes pour la musique vocalej et en quatre cent quatre-vingt-quinze pour la musique instrumentale; et selon que ces signes entraient dans Tun ou dans rîiutre des quinze Modes ^ variés d'après les trois genres, ils produisaient jusqu'il mille six cent vingt notes ou signes exprijuési par les lettres de l'alphabet, en formes majuscules ou minuscules, entières, mutilées, simples , doubles ou allongées , tournées tantôt ."i droite , tantôt ù gauche , renversées ou placées horizontalement , fermées ou accentuées , sans compter les accents graves ou aigus qui figurent aussi dans cette espèce de tablature, et sans parler de tant d'autres ditHcultés auxquelles elles étaient soumises. * Quoique la même mélodie servît pour les voix et pour les instruments , néanmoins les Grecs écrivaient toujours deux rangs différents de notes ; te rang qui se trouvait sur le teite servait pour la voix et l'autre pour les instrunicuLs. L'exemple suivant, pris dans AUpius, contient la double notation du mode lydien dans le genre diatonique.

" M. P^rne, dans su disseriaiVon iovilulée : Nouvelle expojilion de Semçïographie ou notadon tn^sicfile rfei Grecx, rdcJult & abord tous ces eigiiFS a quatrc-vingl-dU caractères, ci U en iisiiâigtic une moi Lié nui toIx cLTâuirc moitlô dui inslrumenis. )l ttémonLre riisyUe que, lïaniâ l'ussa^ïo g.^néralet commun aui praLtricnâ, ces quatre- viiigl-drx caractères pouvaient âlre réduitsà q« ara nic-q liai rOp savoir: \\n^\-de\ix pour les voU et autaat pour les instruments; et qu'enrtii ces quarante-quiitr^ signes élint aceoui'léï et ne reprêâenittnt qu'une seu1(^ et même noie, pouvaient éire effeciivemcnt regardes comme l'iLs ne formaient que vingt- ,ieui eBracières. M. IVrncvouEÏrait par Ij démontrer que h'* Grec* on l apporté aussi dans in musique ce cachet de Kïmplicilé qu'on remarque dani^ toule^i ieura productions ariisLiques. Le Mémoire dont nouj parlons «i été iu à L'insiitut de France, et il e5t âeeonipagrié de sm& tailler « dau!^ k-gqueiles on rend sensibic? aui }cux toutes les propositions ei ies démontri râlions que ciHte dissertation renferme.

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Le nombre entier des signes de musqué ne ùxdït que Tacnité et la gravité des sous^ mais leur durée était déterminée par les syllabes longues ou brèves du texte. Pour ceux des exécutants qui ne les connaissaient pas^ la syUabe brève était indiquée au commencement du morceau par la lettre aipha et la syllabe longue par la lettre éeta. On pourrait demander de quelle manière on reconnaissait cette durée des sons dans la musique instrumentale qui n'avait pas de texte ; à quoi Ton répond que ce n'est pas la seule chose qu'on ne comprend pas dans la théorie de la musique grecque.

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