‹ Dictionnaire de musique;Chapitre 80 sur 192 · CHI · texte numérisé non relu

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les céiémonies i»» la salle de.ses aaoAIres; à roocaslMileft sacrifices que Ton fait avant la récolte^ et lorsqu'oa entre- Iirend les travaux de la terre ;

2° DoM ia musique gui impire ta vériêaéie coneordc (tdioung-bo-sciao-yo)» figurait deiamandarias^ deax chanteurs et vingt-linit insitruiBents. On l'eiécote au ceounence* ment et à la fin de chaque année et quand Temperenr se rend daiM lasalle du triHite;

y Qn appelle mmi^Me exeiuurice (tao-yipg-yo) celle qu'on exécute le premier Jour consacré à la lecture de. l'éloge de L'empereur et lorsqu'il oOre^ dans une eqièce de petit temple^ un sacrifice aux mânes de ses ancêtres : dans cette musique figurent deux mandarins et douze exécntans;

4* La musique ta4Hj^ta-^o, composée de sept mandarins etdevingt-quatremusiden9»s'exécn&e quand le souverain <rf&ce un sacrifice dans un autre petit temple, et qu'après la cérémonie il se retire dans Tappartement oii il prend son r^M» ;

5; Qn exécute la musique appelée tahoung^ho-tsing'yo quand le monarque est à table et qu'on lui présente les mets;

6* La musiquey er^fisfiff-^'^-^safi^ est destinée aux cérémO" nies des solstices^ lorsque l'empereur oSlre des saeriiees sur l'autel circulaire : eUe est exécolfe par treiie. mandaiios.» quatre chanteurs et dnquante^ux instrumentB.

Toutes ces diverses espèces de musique ne diffèrent que par le nombre des chanteurs et des Instruments; car tes airs sont à peu près tous du même genre.

Il est d'usage aiqourd'bui que les femmes chinoises bien élevées jouent du flageolet et de la flûte , tandis que l'instm* ment favori des hommes est la guitare à deux, à quatre et même à sept cordes. Les Chinois ont, en outre, plusiettcs. espèces de trompettes, une espèce de violon à deux 'oordes, une espèce de darinetie , un instrument qui ressemble au violoncelle, une espèce de basson, et des tambours qui

seiblileiil réserrés pour la imisiqoe refigieuse exécatée dans les temples.

Quand les Chinois veulent faire de la musique pour leur pkisir, Ib louent quelques eunuques et d'autres personnes de la dernière classe. D parait que tout le mérite d'exécu* tion de ce cMcert cimsiste dans la force et le nombre des Instruments.

Le gong ou , comme les Chinois rappellent , te ^ ou îoo, remj^lit paflWement ce bot Cet instrument est une espèce de timbre pllite , ou plutôt la superficie d'une timbale sur laquelle on frappe àireeun marteau tfe bofs reëourert de cuir. Le métal dont on se sert pour le iu est un composé de cuim^ d'étain et de bMMrth.

En Chine , dit Staunton , ce n'est pas l'usage de tirer le canoD foar donner un signal ; mais on emploie des lames de cttfvre très grandes, rondes , avec un rebord ^ dans la composUtoB désquefles on nkéle de Tétain au zfaïc afin de lés rendre plus sonores. Cesr lames ^ firappées avec une massue de bols « predrieent un bntft capable d'assourdir ceux qui sont près » et de se faire entendre à une distance très éloignée. Cet In^ sttfttmeat est noM&é €02^ par les Ch&idb; mais les Européens qui sont eft Chine rappellent gong, nom qu'il porte dans pMstoun autres paries de rOrlent ^

CHIROFLAStO»: CBIROPLiSTË, $. th. , ou Directeur iU (a tnain. — Cette machine^ inventée à thiblin par M. Logier qui en a lait ensuite robjet d'une méthode d'enseignement à Londres 9 est destinée à conteirïr dans une bonne position le corps des élèves de piano, à guider avec grâce les mouvethen&de leurs mains sur totites les parties de l'instrument» ainsi qu'à leur faire acquérir une égale fèrce dans les doigts. .

De fout ce qu'on a écrit en Angleterre pour et contre cette iwentlon » il résulte que la première inventloti de M. logter ent'leguiés de ia gamme ou pianvhe de 4a gamm^ {gà^

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mut Board ). Une planche oblongae mur laqaeUe sont tracées dem portées, une pour le dessus et Tautre pour la basse , qui contiennent tontes les notes de l'échelle, est adaptée an piano devant rélôve, de façon que chaque note avec ma nom se trouTe marquée au-dessus de la touche qui lui correspond. Les autres parties qui constituent le ehiropiasie sent les guides de ta main ( Finger guides ) , ou deux régnlateinrs en cuiTre et mobiles avec dnq <ttvlsioiis proportionnées aux touches entre lesquelles on place les doigts. A cha-que guide de ia main se trouve fixée une autre pièce en cuivre appelée le guide du poignet, et dont Tusage est de maintenir la position des poignets. Le guide de pûsitiancùù'^ siste en deux barres parallèles qui s'étendent sur le clavier et empêchent tout mouvement perpendiculaire de la main; elles sont cependant assea[ éloignées l'une de l'autre pour que le mouvement horizontal s'exécute librement * Le chiroplaste est utile aussi à ceux qui veulent se corriger de mauvaises habitudes oontractées en jouant du piano.

Un homme d'eq^rit a manifesté.à ce sujet le désir que quelqu'un hiventât également une machine nommée psioopUtsu^ pour pouvoir, au moyen de son mécanisme, diriger l'ame du ptaniste.

CHITARRA = GUITARE ,s. f. — Instrument de musique propre surtout à accompagner le chant, monté de six cqrdes, itmi trois de soie filées en laiton et trois en boyau accordées ordinahrement en mi, ia, ré, soi, si, mi. Quoique ce diapason soit presqu'en entier dans le domaine de la dé de basse, on se sert néanmoins de la dé de violon pour écrire la musique destinée k la guitare. L'oreiUe entend, par conséquent, réscmner les s<ms à l'octave basse des notes qui les représentent sur le papier.

* Vue rnsMût seaUAible à été isveo«fe par Pierre Hawbes ( RtimT-iory ofÂTîs, s$oond,$eneM, oet. 1823. N. 933 ). >

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La gattar^ €8t le deniier rctfeloii de la funile diiluth aitrefois A noBobreuse. Cite a succédé an luth^ an théorbe , au sistre, à Fangélique , à la maâdore, à la pandore, ao oola* cbon, à la mandoli&e, anx lyres de toales les e^èces.

Le corps de la guitare est «se botte à pen près ovale, ayant deux dépressions lalérales à peu près comme une caisse de violon, excepté qu'il n'y a point d^angles , tout étant arrondi ; l'ovale un pen resserré vers le milleny forme devx ventrevdont celui qui tient au manche est un peu plus petit Les deux tables sont planes et parallèles ; tes cdtésoo édisses ferment la botte tout à l'enlour, en suivant les sinuosités dont on vient de parler. La grandeur du corps de la guitare tient le milieu entre le violon et te violoncelle ; son manche est large et divisé par cases qui marqiient tes tons diflérenis que l'on peut prendre^ A l'extrémité supérieure du manche U y a une pedie tablette percée de trous ou entrent les chevilles» Sur la sur* face de la table supérieure vers le bas, est fixé le ehev4»Ut; c'est une barre transversale en bois très dur, collée sur la table; elle est percée de trous, oh l'on introduit te bout de la corde.

La guitayre a ses arpèges particnlters ^ et c'eit un de ces instruments pour lequel on ne peut pas composer sans savoir en Jott^. Quelquefois pour rendre rexécntton de certains tons pins facile, on se sert d'un ewpmasta^ écrivant dans un autre ton , avec l'indication de la position du eapetaHù. Par exemple : un morceau écrit en do avec le eapotaetô à ia frai-' êiimê fkfêUion^ se trouve en nU éémot, et éertt eu eût, U passe en H éémat

Unecavathie , un nocturne, une romance, un duetlino, accompagnés par la guitare, feront un bon effet; ses sons voilés et d'un diapason grave; donnent des masses d'harmoide très favorables à la voix qu'ils soutiennent sans la couvrir; mais cet instrument est presque sitendeux quand^on le fait chanter. Sa force consiste dans les vibrations mBltfpHées de

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plusieurs cordes pincées tour à tour ou siimdtâBéfiieiit Dès que Ton est obUgé de laisser les arpèges^ pour rnuisBOB^ «t de passer des basses sonores à Toctave aiguë qui n'est compoiéè que de tous obtenus sur une corde raccourcie et qid ne vibre pltts> le chant faible et languissant, privédû secours de Tharmonie , n'est plus qu'un pizzicato maigre^ sec et dépourvu de toute espèce de charme.

La guitare, il y a quelques années , a été amâlô^ée par K de Yilleroy, h Tréguier, département des Gûtes«du^Nbrd (en produisant les sons harmoniques), par J. Georges Stairfer et par J. Ertl, h Vienne.

L'art de jouer de la guitare est porté aQ^ourd'hal (1858) à un très haut point de perfection ; dans ces derniers temps ^ MM. Sor, Aguado, Huerta et Oarcassi^ en ont fait un Instrument de concert, et sont parvenus à exécuter de la musique très compliquée h plusieurs parties.

La partie droite et inférieure de la table d'harmonie de cet ii^trument, a été munie , par un artiste allemand, h Londres, d'une espèce de clavier avec six touches dont les tangmtea sortent du trou de résonnance au moment oii les touches s'abaissent, et frappent les cordes en guise de pefâs marteaux, comme dans le piano. Cet instrument s'appela , k cause de sa construction, guitare à piano, dont le doigté pour la nlain gauche est le même que dans une guitar eordinaire, mais la main droite joue comme sur un piano.

La guitare , hafitrumest favori des Espagnols qui l'ont reçu des Maures, est aussi fort en usage chez les Turcs et les Persans qui la reçurent de l'Arabie, où elle était connue dès l'antiquité la plus reculée*

GHITARRA FRANGESE= GUITARE FRANÇAISE.— C'est un sistre allemand perfectionné, qui a quelque ressemblance avec la guitare espagnole. Le son de cet instrument est agréable et convient parfaitement à l'accompagnement de la voix. Cette guitare est fort en usage en Itdlie.

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CHITARIU URA « LTRO-GUITARB. — (Toy. Lira).

GHITARBA SPAGHOLA « GUITAR£ BSPAG!iOLE. ^ iÉMtnunent dont se serrent parlicaUèremeat les femmes esphfnoles» B a cinq ordres de cordes qa'oD frappe ordinaire» ment avec la main on qne l'on toncbe avec l'extrémité des doigts. Get instnnnent a quelque ressemblance a?ec la fuitare française.

GHITARRA TEDESGA«s6UITARE ALLEHANDROO Siêtre. ^ Get instrament j dans son origine, n'avait que qnatre cordes. La guitare allemande ée nos jours est la même que la française.

GHITARRA D'AMORE ^ GUITARE D'AMOUR. — instrument inventé en 1^23 par Staufer , fabricant d'instruments, à Vtame. il a une forme plus grande qne les guitares ordinaires^ une table d'harmonie , un fond bombé , et il est monté de sept cordes.

Les sons aigus de la guitare d'amour ressemblent à ceux dtt bautbois, et les sons graves à ceux du cor de basset; de façon qu'en ne voyant pas la guitare on croit entendre un in* strument à vent d'un effet agréable. La gamme diromatique ainsi que les gammes doubles par tierces peuvent être exécutées sur cet insfrument avec une grande facUtté et avec Jus-

GHTIARRISTA ^ GUITARISTE, «. des deux ff. -^ Musicien qui }oue de la guitare.

GHORDA ASSUMPTA. — (Yoy. Prodamharumunoê). .GHORDA GHARATBRISTIGA , ÉLÉGAN& «— (Yoy. Setfima).

GHORDA SUPERASSUMPTA. — (Yoy. Gamma).

CHORDAE ESSENTIALES. — C'étaient autrefois la tonique, la tierce et la quinte decbaque ton.

GHOBDiAE NATURALEa — Nom ancien de la note sensttde et des sixtes.

CHORDAE NEGESSARIAE. — C'est ain^ qu'on nommait

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