COR S
douceur de ses sobs quelque chose de sérieux et de sombre, a été inventé, en 1770, à Passaw^ en Bavière. En 1782, M. Loti, àPresbourg^ a beaucoup contribué à son perfectiomienieiit
Le cor de basset est de la nature de la clarinette et n'en diflère qu'en ce qu'il est un peu plus grand et en ce que sa forme est un peu recourbée ; mais il ressemble à la clarinette non seulement dans les parties constitutives et dans le son , mais encore dans ce qui regarde Tintonation, r^oA^ouchure, le doigté , de façon que tout clarinettiste peut jouer de cet instrument sans difficulté.
Le diapason du cor de basset comprend quatre octaves pleines , c'est-à-dire il s'étend du dû de basse second espace, au dû le plus aîgu, pour toute la gamme diatonico-cbromati* que. A cause de la difficulté du doigté, on ne joue cependant que dans les tons de fa. Hé, do majeurs, et /b, êo^, ré, et do mineurs. La musique destinée au cor de basset s'écrit en clé de violon , et se transpose à la quarte ou à la quinte. Ainsi le ton de sot et de fa, qui sont les plus usités sur cet instrument, s'écrivent l'un et l'autre en do, soit pour le cor de basset en $ol ou en fa. Les arpèges, etc. , de l'octave la plus basse, se transposent pour une plus grande iàdlité à une octave au dessous en clé de basse*
CORNO BASSO ^ Instrument de cuivre inventé , dit^oo, par Frichot, anglais, et qui n'est autre chose qu'un ser* pent ayant la forme d'un basson. Il a six trous, dont deuï sont armés de clés, une pour le petit doigt , et l'autre pour le pouce. En Allemagne on en a fait en ébène qui ont un son plus clair et plus égaL
CORNO BASSO CROMATICO.^C'est un c<?mo^a«$o perfectionné U y a quelques années par M. Streibwolf, àGoettingue.
CORNO INGLESE = COR ANGLAIS^ — Cet instrument à vent, qu'on appelle aussi en italien voce umana, tient, dans la famille du hautbois, la même place que la viole dans celle du violon.
ZiU COR
Le cor anglais a ^té inventé par Joseph Ferlendis, de Bergame, et il n'y a que soixante ans environ qu'il est en usage dans les orchestres. Le cor anglais a la forme du hautbois, dans des proportions plus fortes; il est un peu recourbé, et son pavillon se termine en boule au lieu d'être évasé comme celui du hautbois. Le cor anglais sonne une quinte plus bas que le hautbois ^ à cause de la longueur de son tube; ainsi les morceaux de musique en fa se notent en do pour cet instrument
Le cor anglais est toijgours joué par un hautb6bte : l'embouchure et le doigté sont les mêmes dans les deux instruments.
Les sons du cor anglais^ propres à l'expression de la tendresse, de la mélancolie et de la tristesse, ne le font admettre de temps en temps dans l'orchestre que pour l'exécution de quelques solos.
GORNO INGLESE = COR ANGLAIS. —Jeu d'orgue de tuyaux à anches, ouvert de deux ou de quatre pieds, à trompe ou à cylindre , qui sert d'octave basse au prestant.
GORNO RUSSO = GOR RUSSE. — Les Russes ont une musique de cor d'un effet étonnant; vingt, trente, quarante musiciens ont chacun une espèce de cor qui ne donne qu'une seule note ; ces cors sont accordés de telle ihanière qu'ils fournissent, comme les tuyaux de l'orgue, toutes les notes nécessahres pour exécuter un morceau de musique avec les accompagnements. Par exemple , on des exécutants fait tous les dû, de quelque octave que ce soit, qui se trouvent dans un morceau; \m autre fait tous les ré, etc. , et la précision de leur exécution est telle que ces différents sons semblent provenir du même instrument. Gomme il y a des notes qui sont d'un usage peu flréquent , un musicien se charge quelquefois de deux ou trois cors pourdimtiiuer le nombre des exécutants.
Gette espèce d'orchestre rend un son plus fort , plus nourri que nos instruments à vent. Par un temps calme on entend cette musique d'une lieue et demie et même de deux lieues.
lorsqu'on rexécBle pendant la nuit et snr nn lien éleré. De prè$ , ces cors produisent l'effet d'un grand orgue , sur lequel Os ont l'avantage de pouvoir augmenter on diminuer le son. De loin y on croit entendre an harmonica* Un habile orchestre russe peut exécuter des quatuors, des symphonies, des concertos, des fiigues, etc., et fahre les traits et les trilles avec la plus grande netteté. Il existe à Saint-Pétershoui^ et À Moscoa plusieurs chapelles dans lesquelles se trouvent des orchestres de ce genre. Pendant le séjour de Sarti, dans la capitale de la Russie , on y exécuta une messe de Requiem , un oratorio et plusieurs autres morceaux de musique sacrée avec ces instruments.
En 1817 , ce genre de muMque s'introduisit en Allemagne. On exécuta dans cette année, à Manfaeim, sur la place pu* blique, un Te Deum qui M accompagné du haut d'une tour par un orchestre composé de cors de chasse et de seixe trompettes; cela produisit un effet difficile à exprimer.
L'inventeur de cette musique de cors russes se nommait J.-A. Marescfa; il était né en Bohême, en 1719; il s'en occupa en 1751, de concert avec le maréchal Narischkln, intendant suprême des forêts. Les chasseurs russes de cette époque avaient un cor de cuivre jaune , d'une forme à peu près semblable à un cône parabolique ; ce cor n'avait qu'un seul son. Maresch , joueur de cor de chasse au service impérial, flt fabriquer trente-sept cors de différentes grandeurs , lesquels donnaient entre eux une éten^Uie de trois octaves. Les plus graves avaient environ sept pieds de longiieur, et les plus aigus, un pied. Il les distribua à un nombre égal de chasseurs et les fit répéter long-temps avec une sévMté ex-trême. Enfin, en 1753, il put pour la première fois les faire entendre en présence de la cour impériale , réunie à la mal'son de chasse Ismallow, à peu de distance de Moscou.*
GORO = CHŒUR, s. m. — Ce mot signifie : 1* un morceau de musique vocale kteois, quatre , huit voix ou plus.
redoiiblées, exiéculé avec aocompagnenem d'orehestre, ou sans accompagneEDent Le choeur a pour objet d'exprimer le sentiment d'une grande multitude de peuple; mais comme ce sentiment peut varier, le chœur n'a pas un caractère déterminé, et il peut revêtir celui qu'exige la circonstance ou la situatîon ; 2* on donne aussi le nom de chœur à la réunion des musiciens qui doivent chanter les chœurs, et qu'on appelle chariiUs pour les distinguer des principaux chanteurs ; 5* par ce nom on désigne , en oatm , la partie de l'église où Ton chante l'office divin et qui est séparée de cdle qii'on appelé la nef.
Chez les Grecs anciens, le chœur était dans l'inaction, et l'on considérait cette troupe de chanteurs comme un seul personnage ; c'est pourquoi ils n'exprimaient jamais des sen* timents opposés. Ce qui prouve que le chœur était même inaccessible aux grandes passions , c'est que les modes hypo-dorien et hypo-phrygien consacrés à leurs expressions, n'étaient pas employés dans la mélopée des chœurs , mais seulement dans les monologues ou dialogues des héros et des premières parties. Aristote dit à ce sujet que les acteurs qui composent le chcBur, sont censés être des hommes d'une condition ordinaire et dont les passions ne doivent jamais avoir sur la scène • le même caractère que celles des héros.
Lorsque les Italiens entreprirent au xv* siècle de faire renaître la tragédie , ils y joignirent des chœurs, à l'imitation des anciens; et dans les premiers es»is du mélodramme, basé sur le système fabuleux, les chœurs formèrent une partie importante du spectacle. Mais lorsque Apostolo Zeno et Métastase substituèrent l'histoire à la mythologie et la peinture des passions à celle des objets physiques, les chœurs trouvèrent moins de place et ne furent plus employés que dans quelques occasions solennelles, comme pour un sacrifice, une fête, un triomphe, etc. C'était à Gluck qu'était réservé l'heureuse Invention d'animer cette troupe immobile et de
placer le cborar à ce |M>âte éminent qu'il ooctipe encore m^ Jourd'liiii daofi tes csuvres des grands composlteiirs. i C'était à ce grand maître» dit Glngnené, en parlant de Gluck» qu'était réservée cette heureuse révolntion. U eut besoin non seulement du génie nécessaire pour concevoir des chœum plus dramatiques et {dus actifs qu'ils ne Tétaient auparavant» mais de tons les moyens que lui avait domés la nature pour les faire exécuter. Il faut ravoir vu à ces répétitions, d'un bout du théâtre à l'autre» pousser^ tirer» entraîner par les bras» prier» gronder» c^goiei* tour à tour les choristes» hom-* mes et femmes» surpris de se voir mener ainsi » et passant de la surprise à la docilité» de la docilité à une expression» h des effets qui les échauffaient eux-mêmes et leur communiquaient une partie de l'ame du compositeur; il faut l'avoir vu dans ce violent exercice» pour sentir toutes les obligationa que lui a noire théâtre » et quelle réunion de forces phyriquert et morales lui était nécessaire pour y répandre, comme il Ta fait » le mouvement et la vie. >
Soit que le chœur exprime par des images contrastées le tuoàulte d'une sédition oh les partis se défient mutuellement» oh Tun demande ce que Tautre refuse et défend ce que son adversaire veut attaquer; soit que» réunis par nn même mtérêt» les personnages témoignent leurs craintes» leur eflM, leur joie bmocente ou féroce » leur reconnalasance » adressent des voeux au ciel» se lient par un serment solennel ; soit que dans une fête triomphale un peuple entier élève jusqu'aux deux les chants de la victoire » le chosur est un des plus beaux ornements de la scène lyrique , et le résultat le plus magnifique de Tunion de la mélodie à Tharmonie » et des voix à Torchestre.
On peut diviser les chœurs en chœurs coneattéê (concertati) qui forment d'eux-mêmes un morceau de musique » tant dans les opéras que dans les compositions d'église» et es ehmurs û'ace^mpagiument qui sont accessoires dans im