‹ Dictionnaire de musique théorique et historique (volume 2)Chapitre 36 sur 117 · ORA · texte numérisé non relu

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176*2, que l'Opéra-Comique fût réuni à son théâtre.

— Depuis cette époque, l'Opéra-Comique n'a cessé de marcher dans une voie de prospérité. Il s'est enrichi tour à tour d'une foule de chanteurs éminents, tels que Martin, Elleviou, Ponchard, Chollet, Roger, Couderc , Mocker, Bussine, Masset, Puget, Bataille, Mmes Dugazon , Cinti-Damoreau , Rossi, Ugalde , Miollan, Lefèvre, Mlles Lavoye, Darcier, et a vu éclore quelques compositeurs d'un grand talent et dont plusieurs sont la gloire de l'école française. Il suffit de citer Monsigny, Daîayrac, Grétry, Cherubini, Méhul, Berton,Boieldieu, Hérold, Auber, Halévy,Ad. Adam, A. Thomas, L. Clapisson, Grisard, F. Bazin, Y. Massé, Reber, etc.

Opérette. Mot qui, dit-on, a été forgé par Mozart, pour désigner les compositions en miniature, dans lesquelles on ne trouve que des chansons ou des couplets de vaudeville. Mozart disait qu'un musicien bien constitué pouvait composer deux ou trois ouvrages de cette force entre son déjeuner et son dîner.

Ophicléide. Instrument en cuivre qui, depuis 1820, fait partie des musiques de l'armée française. Adopté d'abord dans les régiments de la garde royale, il fut admis ensuite dans ceux de l'infanterie de ligne et de cavalerie. Il en devint la contre-basse et remplaça les anciens serpents d'église. C'est, à proprement parler, un serpent à clefs, comme l'indique la racine grecque de son nom. Les clefs sont au nombre de neuf.

— L'ophicléide est d'origine hanovrienne, comme les autres instruments à vent et en cuivre, auxquels l'industrie des fabricants allemands est parvenue, depuis le milieu du siècle dernier, à ajouter des clefs.

Oratorio. C'est une espèce de drame dont le sujet est religieux et qui est destiné à être exécuté par des chanteurs, avec accompagnement d'orchestre. Les anciens compositeurs n'avaient qu'un seul ob-

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