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que le chant simple et champêtre de cet instrument. Le hautbois est essentiellement candide, naïf, simple, innocent , et exprime encore très-bien une joie simple et tranquille; mais il est ridicule de lui demander des accents belliqueux, triomphants, ou trop fortement passionnés. Gluck et Beethoven ont admirablement compris et employé le hautbois. Tels sont, par exemple, le solo de hautbois qui accompagne l'air d'Agamemnon, Peuvent-ils ordonner qu'un père, dans Jphigénie en Aulide, de Gluck; et la fameuse ritournelle de Tair d'iphigénie en Tauride , 0 malheureuse Iphigénie ; et ce cri tonnant qui vient réveiller dans Alcest^ mourante le souvenir de ses jeunes enfants. Tels sont aussi les solos de hautbois que Beethoven a mis dans le scherzo de la symphonie pastorale, dans le scherzo de la symphonie avec chœur, surtout dans l'air de Fidelio où Florestan, mourant de faim, en proie à une délirante agonie, se croit entouré de sa famille en larmes, et mêle ses cris d'angoisse aux gémissements du hautbois.

L'étude du hautbois est difficile : il faut une grande persévérance pour arriver à une exécution bien nette. Le système de Boëhm, nous l'espérons, fera disparaître les difficultés importunes.

Hautbois. Jeu d'orgue compris parmi les jeux d'anches; il ne tient que la moitié du clavier, le jeu du basson lui servant de basse.

Haute-taille, ou plutôt taille, deuxième des quatre parties de la musique, en comptant du grave à l'aigu. Quand la taille se divise en deux parties, l'inférieure prend le nom de basse-taille ou concordant, et la supérieure haute-taille.

Hébreux (Musique des). Moïse remonte, comme on sait, jusqu'aux temps antérieurs à Abraham pour l'histoire de l'art hébraïque. Ce législateur appelle Jubal le père de ceux qui jouaient du kinnor et de

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