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cinq, el à un plus grand nombre do parties, formés des différents mélanges de voix.
Les combinaisons de voix puur les chœurs sont Irès-variées : elles dépendent entièrement du caprice et du bon goût. Haydn, Mozart et d'autres grands maîtres ont presque toujours écrit les chœurs pour soprano, alto, ténor et basse.
Cette combinaison est bonne; cependant elle est sujette à un inconvénient qui n'est point sans gravité. La partie d'alto ou de contralto ne ressort pas assez, surtout dans les chœurs à voix nombreuses, et la plupart des effets qui lui sont confiés sont anéantis.
Les chœurs de femmes sont d'un effet ravissant dans les morceaux religieux et tendres.
Quelquefois on donne une partie de ténor pour basse aux voix féminines : W'eber l'a fait avec succès pour ses chœurs d'esprits, dans Oberon. Cette combinaison de voix produit un effet doux et calme :
Les chœurs d'hommes, au conti-aire, produisent les plus énergiques effets. Dans son terrible chœur des Scythes, au premier acte d'Ipliifjénie en Tauride, Gluck fait frissonner de terreur par le subit unisson des ténors et des basses, sur les mots : les dieux nous amènent des victimes.
On donne aussi le nom de chœur à la réunion des musiciens qui doivent chanter les chœurs. Chœur signifie encore la partie de l'église où l'on chante l'office divin, et qui est séparée de celle qu'on appelle la nef.
CuŒLR RÉEL. C'cst Ic uom quc l'on donne à un chœur où l'union harmonique des quatre voix humaines est telle, que chacune d'elles a une mélodie qui lui est propre et qui est différente des autres.
Choral. En latin, cantiis choralisy a clioro; en italien, canto ferma; en espagnol, canto llano, si^nifiç
ino rjîo
rlianl occlrsinstifjiio, ou colle espèce (io ni«''lo(lie dont dont on fait usage dans les cérémonies du culte divin. Cette mélodie, d'un mouvement lent, est entièrement composée de notes d'une égale valeur, sans aucun agrément.
On trouve chez les Hébreux des traces de chants sacrés populaires qui, sans doute, n'étaient que de simples mélodies. La raison d'ailleurs en est naturelle : en effet, si ces chants, dès leur origine, avaient été surchargés d'ornements artificiels, ils n'aura ient pas pu être exécutés par un peuple nombreux, dont la plus grande partie, sans doute, ignorait tout élément de musique. Sous le règne de David et de Salomon, les chants sacrés prirent une forme plus parfaite, et leur usage se conserva jusqu'à la captivité de Babylone.
Les anciens Grecs aimaient, dans les hymnes que le peuple chantait dans les temples, la mélodie la plus simple.
Les premiers chrétiens chantèrent aussi des psaumes et des hymnes dans leurs cérémonies religieuses. Au quatrième siècle de l'ère chrétienne, saint Ambroise, archevêque de Milan, donna au plain-chant sa forme primitive, en se servant de quelques anciennes mélodies grecques.
Boèce fut le premier en France qui, au commencement du cinquième siècle, transféra la musique des Grecs, et surtout leur plain-chant, en Italie. Plus tard, saint Grégoire le Gr.nul, non-seulement introduisit le plain-chant dans l'église occidentale, mais il mit en ordre lui-même le recueil des antiennes, des hymnes ef^ des psaumes; plaça certains caractères de musique sur les paroles, forma une école de plainchnnt dont il a été le premier maître, et contribua lïuissamment de tous ses moyens à son perfectioimement. (7est en l'honneur de saint Grégoire que le j)lain-chant s'appelle encore Grégorien.
Liilher fit beaucoup aussi, pour le plaîn-clmut, à l'occasion de la réforme dans l'église. Les choraux du Luther sont justement célèbres.
Le mot choral peut s'appliquer aussi aux chœurs; ainsi on dit une société chorale.
Dans un sens plus restreint, ce mot désigne le chœur d'une chapelle, formé de la masse des chantres qui sont au chœur de l'église. On désigne aussi par là le faux-bourdon. (Voyez Faux-Bourdon.)
Choriste. Homme ou femme qui ne chante que dans les chœurs.
Chorus. Faire chorus, c'est répéter en chœur à l'unisson ce qui vient d'être chanté à une seule voix.
Chromatique. Genre de musique qui procède par plusieurs demi-tons consécutifs. Ce mot vient du grec chroma^ qni signifie couleur, soit parce que les Grecs marquaient ce genre par des caractères rouges ou diversement colorés, soit, disent quelques auteurs, parce que le genre chromatique est moyen entre les deux autres, comme la couleur est moyenne entre le blanc et le noir.
On appelle une basse chromatique, une gamme chromatiqne,^une marche d'harmonie qui procède par demi-tons dans le grave, une gamme qui s'élève ou descend par demi- tons.
Chrome. Ce mot vient du grec c/iro?ïia, et signifie couleur. En italien, nne croche se nomme croma, parce qu'on la ilgure avec une blanche colorée.
CnuLA (A). Danse portugaise qui ressemble au fandango. A défaut de castagnettes on bat la mesure avec les doigts.
Clairon. C'est le même instrument que la trompette. Dans le style poétique, on appelle clairon tout instrument à embouchure propre à exciter l'ardeur belliqueuse des soldats. (Voyez Trompette»)
Clarinette. Instrument de musiquoà vent, à bec
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ol à nnrlie. La rlarinoUe a «'lo invontôo à Nuremberg, i) y a environ cent ans: c'est de tous les instruments à vent celui dontrinvention est la plus récente; aussi sa structure n'a-t-elle pas atteint toute la perfection que l'on remarque dans la flûte, le hautbois et le basson. Mais quoique cet instrument présente des défauts assez graves, les maîtres habiles ont toujours su les corriger, et les Lefèvre, les Gambaro, les Dacosta, les Klosé, les Cavallini, ont réuni la pureté du son à une exécution aussi rapide que brillante.
La clarinette est le fondement des orchestres militaires ; elle y lient le même rang que le violon dans la symphonie ou dans la musique dramatique. Plusieurs clarinettes en ?<^ jouent léchant, tandis qu'un nombre égal forme le second dessus, et qu'une clarinette en f<i porte l'octave de la mélodie ou exécute des passages en volubilités.
Un instrument aussi utile ne pouvait rester dans cet état d'imperfection Plusieurs facteurs ont cherché à aplanir les difficultés qu'il présente aux exécutants. M. TvanMuIler et surtout M. Adolphe Sax, ingénieux et savant facteur de Paris, sont ceux qui ont obtenu le plus de succès. M. Sax a fait gagner à la clarinette, un domi-ton au grave, en allongeant un peu son tube vers le pavillon. D'un aulre côté, grâce à une petite clef placée près du bec de l'instrument, M. Sax a rendu les sons aigus, autrefois l'épouvantail des compositeurs et des exécutants, aussi purs, aussi moelleux et presque aussi aisés que ceux du médium.
La clarinette a quatre registres : le grave, le chalumeau, le médium et l'aigu. Les sons graves ont, surtout dans les tenues, un accent menaçant dont W eber a fait le plus heureux usage; les sons du médium sont empreints de fierté et de tendresse. C'est la voix noble et potHiqued'un héroïque amour. Si les masses d'instruments de cuivre, dit un célèbre critique, réveillent
fînns 1rs grandos syniptionios militaires, l'idée d'une troupe guerrière couvertes d'armures étincelantes, marchant à la gloire ou à la mort, les nombreux unissons de clarinettes semblent représenter les femmes aimées, les amantes à l'œil fier, à la passion profonde, que le bruit des armes exalte, qui chantent en combattant, qui couronnent les vainqueurs ou meurent avec les vaincus. Ce beau soprano instrumental si retentissant, si riche d'accents pénétrants quand on l'emploie par masses, gagne, dans le solo, en délicatesse, en nuances fugitives, en affectuosités mystérieuses, ce qu'il perd en force et en puissants éclats.
Weber a parfaitement saisi ces nuances et en a fait une application admirable dans le solo de clarinette qui se trouve au milieu de l'ouverture du Fryschutz. Cette voix rêveuse et pure do la clarinette, planant sur un trémolo d'instruments à corde, peint avec une vérité sublime, l'amante du chasseur, qui, isolée au fond des bois solitaires, les mains et les yeux vers le ciel, mêle sa voix suppliante au bruit de la nature tourmentée par l'orage.
Clarinette-Alto. C'est une clarinette en /"a bas ou en mi bémol bas, qui est, par conséquent, à la quinte au-dessous des clarinettes en iit ou en si bémol.
C'est un très-bel instrument qu'on regrette de ne pas rencontrer dans tous les orchestres bien composés.
Clarinette-Basse, C'est une clarinette encore plus grave que la clarinette-alto, et qui est à l'octave basse de la clarinette en si bémol. Il y en a une en ut y à l'octave basse de la clarinette en ut; mais celle en si bémol est beaucoup plus répandue.
Les notes basses de cet instrument sont les meilleures. M. Meyerbeer a fait prononcer à la clarinette basse un éloquent monologue dans le trio du cinquième actodos Huguenols,
Solon la mnnirro dont il osl érril et lo taU'iil do Vexv* culant, cet instrument peut emprunter au grave le timbre sauvage des notes basses de la clarinette ordinaire, ou l'accent calme, solennel et pontifical de certains registres de l'orgue. 11 est donc d'une fréquente et belle application. 11 donne d'ailleurs , si on en emploie quatre ou cinq à l'unisson, ime sonorité onctueuse, excellente, aux basses des orchestres d'instruments à vent.
Clavecin. Le clavecin est, en général, composé d'une caisse et d'une table d'harmonie sur laquelle les cordes se trouvent tendues. Les petites plaques collées sur les touches sont ordinairement d'os de bœuf pour les touches du genre diatonique, et d'ébcne pour les touches chromatiques. La barre qui règle l'élévation des sautereaux, et par conséquent l'abaissement des touches , est ime planche étroite et massive en bois de tilleul, dont le dessous est garni de deux ou trois lisses de drap, qui empêchent d'entendre le choc <les sautereaux contre la barre.
Le son mâle, robuste, argentin et doux de toutes les cordes dépend de la bonté de la table, de la justesse du chevalet du diapason, et de la manière d'adapter les barres qui se trouvent collées contre la table d'harmonie.
Le squelette intérieur qui soutient tout le corps du clavecin est en bois de sapin ou en tilleul; les deux chevalets du diapason, ainsi que ceux placés auprès des leviers, sont presque toujours en bois de chêne, avec cette difféience que le chevalet de l'octave est beaucoup plus bas et plus près des leviers que l'autre; le sommier, qui est l'endroit où les leviers sont adaptés, est en bois dur, tel que du chêne, de l'orme, etc., et il se trouve solidement fixé des deux côtés pour soutenir la tension des cordes; les registres et les guides intérieurs sont en bois de tilleul : les registres
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sont aussi garnis de peau pour empêcher le bruit des saulereaux, qui sont en poirier le plus lisse et le plus uni que l'on puisse trouver. Dans le clavecin, les cordes resonnent au moyen de petits becs de plume de corbeau placés dans les languettes dessautereaux. Aujourd'hui, cet instrument a cédé la place au piano. (Voir Piano.)
Clavecin acoustique. Clavecin iiariionique. Ce sont deux instruments inventés, il y a soixante ans, par un certain de Verbes, à Paris. Ils se distinguent en ce que par leurs sons On peut imiter plusieurs instruments à cordes, à vent et de percussion, sans qu'il existe dans leur construction, des tuyaux, (Jes marteaux et des pédales. "^
Clavecin d'aviOur. Cet instrument a le même clavier et les mêmes tangentes que le clavecin, auquel il ressemble aussi dans la forme. Les cordes du clavecin d'amour sont cependant la moitié plus longues que celles de l'autre. La supériorité de cet instrument sur le clavicorde consiste en ce qu'il produit un son plus fort et plus durable, et modifie même son degré de force et de faiblesse.
Clavecin Angélique. Cet instrument se distingue du clavecin à queue, en ce que les cordes, au lieu d'être pincées par des plumes de corbeau, sont touchées par de petits morceaux de cuir revêtus de velours, qui donnent au son de la douceur.
Clavecin a arcuet. Cet instrument était monté de cordes de boyau, qu'on faisait résonner au moyen d'un archet garni de crins et mis en mouvement par une roue. Il y a quelques années, on a construit à Venise des clavecins à archet avec des améliorations importantes.
Cr.wECiN DOUBLE. Cet instrument a la forme de deux clavecins rappwchés l'un de l'autre, et à chaque cxtrémilé il existe un ou deux clavier^ au-dessus l'un