‹ Dictionnaire de musique théorique et historique (volume 3)Chapitre 67 sur 112 · la · texte numérisé non relu

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(If l'autre, do taron que deux personnes peuvent jouer en même temps.

Clavecin électrique. C'est un instrument dans lequel la matière électrique produit le son comme le vent le produit dans l'orgue. Lorsqu'on touchait le clavecin électrique dans l'obscurité, les sons étaient accompagnés d'étincelles de feu, de façon que cet instrument était à la fois acoustique et oculaire.

Clavecin oculaire et Clavecin a couleurs. Le P. Louis-Bertrand Castel, inventeur de cet instrument, avait distribué entre les touches les couleurs d'après une certaine gradation, de manière que chaque touche, au moyen de la pression, produisait une couleur selon les principes qu'il avait établis.

Clavicorde. Le clavicorde appartient à cette espèce de clavecins acoustiques dans lesquels les cordes résonnent au moyen de petites languettes de cuivre attachées à l'extrémité de chaque corde.

Clavier. Le clavier est l'assemblage de toutes les touches du piano, lesquelles représentent tous les sons qui peuvent être employés dans l'harmonie.

Les instruments à clavier sont l'orgue, le piano, la vielle; les carillons ont aussi des claviers. Celui du piano a généralement six octaves et demie, qui commencent par Vut placé au-dessous de l'extrême mi grave de la contrebasse à quatre cordes, et finissent à l'aigu au fa ou au sol qui se trouve immédiatement au-dessus du dernier fa. On fait maintenant des pianos de sept octaves : on en trouve même dans les salons de M. Pape, célèbre facteur de Paris, qui sont de huit octaves.

On appelle aussi clavier la portée générale ou somme des sons de tout le système qui résulte de la position relative des sept clefs. Au Conservatoire de Paris, ce nom est donné à une classe de piano consiicrée aux élèves chanteurs.

CLE ia7

Clef. Caractère de musique qui se met au commencement d'une portée, pour déterminer le degré d'élévation de cette portée dans le clavier général , et indiquer les noms de toutes les notes qu'elle contient dans la ligne de cette clef. Ce caractère , en faisant connaître les noms et les degrés d'intonation que l'on doit donner aux notes, ouvre pour ainsi dire la porte du chant, et c'est à cause de cette propriété qu'il a reçu le nom métaphorique de clef.

Le nombre des clefs est de sept, savoir : deux clefs de /a, quatre clefs d'ut, et la clef de so/; on se servait autrefois d'une huitième clef, celle de sol sur la première ligne. Mais on l'a supprimée comme inutile, attendu qu'elle donnait les mêmes résultats que celle de fa quatrième ligne.

Le nombre des clefs est égal à celui des voix. Il existe entre elles la différence d'une tierce qui se rencontre aussi dans le diapason d'une voix à celle qui la suit immédiatement; par ce moyen on peut maintenir chaque voix dans l'étendue de la portée, sans avoir recours trop souvent aux lignes additionnelles.

Ainsi, la clef de sol présente le diapason du premier dessus ;

La clef d'ut sur la première ligne, celui du second dessus. On se sert aussi de la c\e(d\u sur la première ligne pour écrire le premier dessus ;

La clef d'ut sur la deuxième, celui du contralto de femme ;

La clef d'ut sur la troisième, celui de la hautecontre ;

La c\eid' ut sur la quatrième, celui du ténor ;

La clef de fa sur la troisième ligne, celui du baryton ou basse-taille ;

Enfin la clef de fa sur la quatrième représente le diapason de la voix de basse, la plus grave de toutes.

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