‹ Dictionnaire de musique théorique et historique (volume 3)Chapitre 68 sur 112 · CLO · texte numérisé non relu

CLO

La clef de fa sur la Iruisièm»; liyiie esl abandonnée, et l'on a pris riiabilude d'écrire les parties de bar\ ton sur la clef de basse. La clef à' ut sur la deuxième ligne ne sert plus qu'au cor anglais, et les parties de contralto s'écrivent avec la clef d'wf sur la troisième ou la première ligne. On se sert néanmoins de ces deux clefs dans la transposition.

Clef. On appelle encore clef une espèce de croix de fer, percée par l'un de ses bouts d'un trt>u carré dans lequel on fait entrer la tète des chevilles des harpes, des pianos, des guitares, pour monter ou làcher les cordes.

Clefs. Soupapes de métal, adaptées à certains instruments à vent, tels que les hautbois, la flûte, le I)asson, pour ouvrir ou fermer les trous que leur jxjsilion rend inaccessibles aux doigts.

Cloche. Instrument de métal destiné à annoncer les cérémonies du culte divin. Les plus grandes chjches vinrent de la Canipanie et de la ville de Nola.

Les cloches ont été introduites dans l'instrumentation pour produire des effets plus dramatiques que musicaux. Le timbre des cloches graves convient aux scènes solennelles ou pathétiques ; celui des cloches aiguës, au contraire, fait naître des impressions plus sereines : elles ont quelque chose d'agreste et de naïf qui les rend propres surtout aux scènes religieuses de la vie des champs. C'est pourquoi Rossini a employé une petite cloche en sol haut (du ténor) pour accompagner le gracieux chœur du second acte de Guillaume-ïell, dont le refrain est : Yoici la nuit; tandis que Meyerbeer a dû recourir à une cloche en fa grave, pour donner le signal du massacre des Huguenots, au quatrième acte d<^ l'opéra de ce nom. Il a eu soin, de plus, de faire de ce fa la quinte diminuée de si bécarre frappé au-dessous par les bassons et qui, aidé par les sons graves de deux clarinettes

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