‹ Dictionnaire de musique théorique et historique (volume 3)Chapitre 83 sur 112 · ENS · texte numérisé non relu

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Encomiaque. Style des anciens Grecs, destiné aux hymnes et aux louanges.

Endématie. C'était l'air d'une sorte de danse particulière aux Argiens.

Enharmonique. Le genre enharmonique est le passage d'une note à une autre^, sans que l'intonation de la note ait été changée d'une manière sensible. L'accord de septième diminuée est celui qui produit le plus naturellement le genre enharmonique, puisqu'il peut se présenter sous quatre faces différentes, sans qu'il y ait eu de changement sensible dans l'intonation.

Enharmonique (Modulation). (Voyez Modulation, no 4.)

Enseignement. Science qui consiste, en musique, à faire passer dans l'esprit et dans l'oreille des autres ce que l'on sait.

Il y a plusieurs sortes d'enseignements : le particti" lier, le mutuel, le simultané. On entend par enseignement particulier, les leçons qu'un professeur donne en ville ou chez lui à un seul élève. L'enseignement mutuel s'applique dans les écoles , avec le système Wilhem. Ici, le directeur musical forme des moniteurs, choisit parmi les élèves les plus intelligents, puis il en fait autant de maîtres ou chefs de pelotons, qui enseignent eux-mêmes leurs camarades, par groupes de dix ou quinze. Dans l'enseignement simultané, l'instruction des élèves n'est point confiée à des moniteurs, mais bien à l'action directe d'un professeur instruit, qui, à lui seul, comme un chef militaire, gouverne et met en mouvement une armée de deux ou trois cents chanteurs, enfants ou adultes. Pour des cours nombreux, cette méthode nous semble la meilleure.

Ensemble. C'est le rapport convenable de toutes les parties d'un ouvrage entre elles et avec le tout. Ce

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toriiK} s'jipplîque encore à rcxrculiun, lui'sc|ue los roncertanls sont si paiTaitomenl d'arcord, soit pour l'intonation, soit pour la mesure, qu'ils semblent tous être animés d'un morne esprit. La société des concerts du Conservatoire oiïre presque toujours cet ensemble merveilleux.

Ensemble (Morceaux d'). Ce sont tous les morceaux dramatiques exécutés par plus d'une voix. Ainsi, les duos, les trios, quatuors, quintettes, sextuors, etc., sont des morceaux d'ensemble, pourvu que chaque partie y soit distincte, dialogue avec les autres, et soit exécutée par une seule voix. Les chœurs, quoique composés de plusieurs parties, ne sont pas qualifiés de morceaux d'ensemble.

EMHOLSiASME. Exaltation dc l'âme qu'on ne saurait définir. Dans cet état, une production musicale marche avec la plus grande facilité. Les idées, pour ainsi dire, accourent en foule, se dessinent et se disposent avec la rapidité de l'éclair, de façon que, sans songer aux règles, tout se trouve placé dans le plus bel ordre.

Enïr'acte. Espace de temps qui s'écoule entre la fin d'un acte d'opéra et le commencement de l'acte suivant, et durant lequel l'action est suspendue. On donne aussi ce nom à ce morceau de musique instrumentale qu'on exécute dans l'intervalle de deux actes d'un opéra, d'une tragédie, d'un ballet et d'une comédie.

Pris en ce dernier sens, l'entr'acte n'est point une partie essentielle du drame lyrique; le compositeur ne conscd^e à cet égard que son génie et même son caprice. 11 est parfaitement libre de faire garder le silence à l'orchestre pendant que la scène reste vide. Beaucoup de nos opéras n'ont point d'entr'actes symphoniques. Quand le musicien, ne rencontre pas le sujet d'un morceau de ce genre qui promette de

TofTel, ii so home à reproduire, avec une harmonie plus riche et plus travaillée, quelques motifs heureux qu'on a déjà entendus. Les entr'actes de Richardy d'tme Folie, d'Aline, sont faits de cette manière, et pleins d'agréments. Quelquefois encore, le musicien compose une petite symphonie concertante où les instruments à vents se font entendre tour à tour, comme celle que Méhul a placée dans Joseph ; ou bien de nombreuses variations sur un thème tiré de Topera même.

Entrée. Partie d'un ballet, destinée à produire le môme effet que les scènes dans les ouvrages dramatiques. L'on disait autrefois : danser une entrée, comme on dit jouer une scène, chanter un air.

Entrée est aussi l'action d'un personnage qui entre sur la scène. Il faut que la musique qui signale une entrée soit d'une couleur décidée, et présente de grands rapports avec le caractère du personnage que l'on attend.

Entrée se dit aussi du moment oi!i chaque partie commence à se faire entendre. Le flûtiste a manqué son entrée.

ÉoLiEN. C'est un des modes de la musique grecque. On l'emploie encore aujourd'hui dans les mélodies des psaumes et dans le Magnifcat. Dans le culte des protestants, plusieurs plain-chants se chantent aussi dans ce mode.

Épiiésïes. Fêles célébrées par les Grecs à Éphèse, ville de l'Asie Mineure, en l'honneur de Diane. Des concours de musique avaient lieu à l'occasion de ces fêtes, auxquelles, sous le règne de l'empereur Yespasien, on en joignit d'autres appelées Barbijliennes.

Épicède. Nom d'une chanson funèbre des Grecs.

Épigonion. Instrument des Grecs à quarante cordes.

Épili:>e. Danse accompagnéo de chant exécul''0

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