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par les Grecs en Thonneur de Bacchiis, à l'époque des vendanges.
ÉpiMÉLiON. Nom grec de la chanson des meuniers.
Épinette. Sorte de petit clavecin dont on se servait avant l'invention du piano.
Épinicion. Chant de victoire parlequel on célébrait chez les Grecs le triomphe du vainqueur.
Épiodie. Chanson funèbre des Grecs.
Épique. On appelle ainsi une composition musicale ne présentant qu'un tableau idéal qui plaît et charme, grâce à sa forme régulière et à sa beauté absolue, sans qu'on y remarque quelque chose de bien déterminé qui excite notre sympathie.
Épisin.vpiie. Les Grecs appelaient ainsi la conjonction de trois tétracordes consécutifs.
Épisode. Sous le nom d'épisode, on désigne communément ces sujets incidents qui font partie d'une composition musicale, sans cependant que leur existence soit absolument nécessaire.
Épithalame. Chant nuptial qui se chantait autrefois à la porte des nouveaux époux pour leur souhaiter une heureuse union.
Épitrite. C'était, dans la musique grecque, ce rapport d'intervalle qu'on appelle aussi proposltio sesqnitertia.
Épogodls. Nom du rapport d'intervalle 9: 8. Eptacorde. Intervalle de septième. On appelle aussi cplacorde la lyre des anciens, montée de sept cordes.
Éqlisonnance. C'est la consonnance de deux sons semblables entre eux, comme l'octave, la double octave, etc. L'équisoiinance peut être employée sans scrupule, attendu que l'octave et la double octave produisent souvent à l'oreille la même sensation que l'unisson.
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KnMO=iMr.NnN. Les Grocs iiuliquaif^nt par o<? mol Jo sens moral de leurs morceaux de musique.
Érotidies. Fêtes des Grecs en l'homieur de Cupîdon, célébrées dans la ville de Thespie, en Béotie. Elles avalent lieu tous les cinq ans sur le mont Ilélicon : on y assistait à des luîtes musicales.
Espagne (De la musique en). Parmi les nations européennes, il n'en est point qui possède une plus belle organisation musicale que le peuple espagnol. Cependant, quelque incontestable que soit son aptitude pour la musique, l'Espagne est loin de rivaliser avec l'Italie, TAllemagne et la France, pour le nombre et le mérite de ses compositeurs. Un concours de circonstances particulières l'a empêchée d'acquérir, sous ce rapport, le développement auquel ses heureuses facultés lui permettaient d'arriver.
Dès les premiers temps du moyen-âge, la nation espagnole cultiva la musique, et le fondateur de sou école est Alphonse, roi de Castille, auquel ses peuples donnèrent le nom de Sage. Il fonda une école de musique à l'université de Salamanque. Dans les xiv^ et xv^ siècles, les Espagnols eurent aussi leurs deci' dores, ou troubabours. A la requête de Jean ler^ roi d'Aragon, deux troubadours furent envoyés du collège de Toulouse à Barcelone, où ils fondèrent une éeole de musique qui subsista jusqu'à la mort Cio. Martin, successeur de .Jean. Le marquis de Sainl-S?^/liane (vulgairement appelé SanliUana)^ qui écrivit un Traité sur la poésie castillane, vers 14i0, parle avec éloge d'un compositeur nommé Don Jorge Saint- Sorde, de Valence, qui vivait à celte époque. Il cile aussi plusieurs autres musiciens, quelques-uns par leurs noms, et les autres pour leurs ouvrages ou les circonstances de leur vie.
Mais de tous les maîtres de l'harmonie espagnole, celui qui se distingua Je plus à cette époque fut Frau'
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rois Snlinas, ne î» Biirgos, et qui, quoique aveugle dès son enfance, n'en devint pas moins le premier contrepoinlistc de l'Espagne, et même un des savants les plus dislingues et des littérateurs les plus remarquables de cette époque. Salinas consacra trente années de sa vie à la théorie de la musique. Les ouvrages de Boèce furent les principales bases de ses travaux et de ses études. Mais comme on apprend moins dans les livres des érudils que dans celui de la nature, sa doctrine est moins praticable que spéculative, et souvent elle manque de précision et de clarté.
Cristofo Morales rivalisa avec Salinas, moins pour le mérite de fcs ouvrages didactiques que par l'éclat de son talent comme compositeur. Sous ce dernier rapport, il lit faire des progrès remarquables à la musique espagnole pendant le quinzième siècle. Son motet, Lamentabor Jacob y religieusement conservé dans les archives de la chapelle pontificale, à Rome, est chanté chaque année dans une des plus grandes solennités de l'Église.
Le meilleur harmoniste après lui fut Louis Yittoria, auteur de motets très-estimés : il en composa pour chacune des fêtes de l'année. Les messes dont il est l'auteur ne sont pas moins belles, et l'on remarque surtout celle appelée Missa di Mord, exécutée longtemps à Rome, ainsi que ses Psaumes de la pé^ nitence.
Au seizième siècle, l'Espagne fut fertile en grands musiciens, dont quelques-uns rivalisent avec les plus brillantes illustrations des écoles flamande et italienne. C'est aussi à cette époque que la musique dramatique commença à être cultivée dans la péninsule ibérique ; mais elle n'y jeta pas un grand éclat. Le peu d'encouragement donné par le gouvernement aux compositeurs dramatiques est la principale cause