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quaît Nicolo, Isôuard, Hérold, mort en janvier 1833, et Kreutzer, dont les débuts avaient été fort heureux, prirent aussi la direction qui plaisait au public, et la musique française se répandit à l'étranger avec succès.
La musique française était moins brillante dans le genre instrumental, et même, il faut le dire^ elle n'a rien encore produit en ce genre qui ait pu la faire comparer h l'école allemande.
Un des premiers soins des professeurs du Conservatoire avait été de rédiger des méthodes élémentaires pour les diverses parties de la musique, en l'absence d'ouvrages satisfaisants pour cet objet. C'est ainsi qu'on vit paraître une Méthode de violon par Kreutzer, Rode et Baillot, une Méthode de piano par Adam, une Méthode de musique et des solfèges auxquels avaient coopéré tous les professeurs, une Méthode de chant, et enfin une Méthode d'harmonie, fruit des méditations de Catel.
La révolution opérée par Rossini dans la musique dramatique, ne fut connue en Franco que longtemps après qu'elle eut été opérée ; mais enfin on entendit le Barbier de Séville, Otello, Sémiramis^ et après que' cette musique originale eut essuyé bien des critiques, elle devint l'objet de l'imitation. Insensiblement les faits résultant de la nature de ces partitions se classèrent, et les compositeurs n'en prirent que ce qui était une source de richesses' nouvelles. Rossini lui-même changea de style et de manière quand il vint en France composer pour notre grand Opéra. Ce qu'il ajouta au Siège de Corinthe et au Moîse^ écrits en Italie et transportés ensuite sur la scène française^ annonçait déjà cette glorieuse transformation qui se compléta par le Comte Or y et Guillaume Tell,
Des compositeurs exclusivement français, entreautres, Hérold, Boïeldieu, Grisar, Halevy, Auber, Ad. Adam, Amb. Thomas, Gounod, Ciapisson, J. Massé, Berlioz, F. David, ont chacun, dans des manières différentes; contribué à donner de l'éclat à notre école française.
Fhedonneh. Chanter à voix basse, entre les dents et sans suite, quelque passage d'air ou de chanson.
Pricattel. Sorte de danse populaire mêlée de pantomime, encore en usage à la fin du 18* siècle.
Fritsch. Luthier de grande réputation, élève de Hunger, travaillait h Leipsig en 1780.