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Froid. Composition ou exécutant qui manque de feu, d'âme^ d'expression.

FuGUB. L'objet essentiel de la fugue est d'enseigner, au moyen d'imitations de divers genres artistement combinées, à déduire une composition toute entière d'une seule idée principale, et par là d'y établir en même temps l'unité et la variété. L'idée principale s'appelle le suj^t de la fugue. On appelle contre-sujet d'autres idées subordonnées à la crémière, et l'on donne le nom de réponse aux diverses imitations de sujets et de contre-sujets. On conçoit d'après cela qu'il y aura un grand nombre d'espèces de fugues, selon la manière dont se fera la réponse.

Cette première considération nous conduit à en remarquer quatre espèces principales, savoir: la fugue du ton, la fugue réelle, la fugue régulière modulée, et la fugue d'imitation. La fugue du ton est celle dans laquelle le sujet module de la tonique à la dominante : la réponse doit moduler de la dominante à la tragique. La fugue réelle est celle dans laquelle la réponse se fait à la quinte supérieure, ou à la quarte inférieure, note pour note, intervalle pour intervalle. La fugue régulière modulée est fondée sur la tonalité moderne. Telles sont presque toutes les fugues de Jomelli, de Cbérubini, de Haendel, de Bach. Enfin la fugue d'imitation, dans laquelle la réponse imite le sujet à un intervalle quelconque.

Pour faire une fugue en autant de parties que ce soit, il faut considérer cinq choses : 1** le sujet ou thème; 2° la réponse, c'est la reprise du sujet, transposé, selon l'espèce, dans une autre partie de fugue ; 3® le contresujet, qui accompagne le sujet ; 4** la modulation ; 5° le contrepoint dont on remplit l'espace d'une modulation à l'autre, et qui s'appelle divertissement^ épisode.

La fugue est obligée ou libre* Elle est obligée, quand on ne traite que le sujet pendant toute la fugue, en ne le quittant que pour le mieux reprendre, soit entier, soit en partie. Elle est libre, quand on ne traite pas le sujet seul et qu'on le quitte de temps en temps pour passer à une autre idée, qui, bien qu'elle ne soit pas tirée du sujet, est néanmoins en parfait accord avec lui.

FuHiE. En Italie, les compositeurs de ballets se servent de ce mot pour indiquer certains morceaux de musique de mouvement vif, avec des couleurs et des ac-

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cents forts, analogues à Taction des passions violentes, comme la colère, la vengeance.

Fusée. Trait rapide en montant ou en descendant. Ce mot était en usage dans Tancienne musique française. On ne s'en sert plus aujourd'hui.

Fut. Baguette d'un archet.

G. Cette lettre est le signe par lequel on indique encore la cinquième note de la gamme d'ut^ o^est-à-dire le sol danslasolmisation allemande et anglaise.

G RÉ SOL. Ancien nom du sol dans la solmisalion française.

Gabicelis (Joseph). Luthier dont les instruments sa recommandent par un son énergique et agréable, travaillait à Florence, en 1760.

Gagliano (Jiovani). Luthier distingué de Naples. On a des instruments qui portent la date de 1740 et 1730.

Gagliano (Nicolo) travaillait dans la même ville de 1700 à 1740.

Gagliano (Perdin.), flls du précédent, 1740 à !780.

Gagliano (Alex.), élève de Stradivarius, travaillait à Naples de 1695 à 1723.

Gai. Répond en musique au terme italien allegro et sert à marquer le rhythmeet le caractère d'un air.

Gaillarde. Ancien air de danse d'un mouvement animé, en mesure ternaire. 11 se jouait dans les seizième et dix-septième siècles après la pavane et autres danses lentes.

Gajo, Gai. Cette expression italienne, placée en tête d'un morceau de musique, signiQe que le mouvement et le caractère du morceau doivent être vifs et animés.

Gâlope. Espèce de danse anciennement usitée et qui de nos jours a pris le nom de Galop.

Galoubet. Instrumenta vent dont l'usage est fort ancien en France, et qui'^depuis plus de deux siècles n*est cultivé que dans la Provence. Le galoubet est le plus gai de tous les instruments champêtres et le plus aigu des instruments à vent. Ce n'est qu'à force de travail et

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