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de soin» que Ton parvient à bien jouer de cet instrument qui n'emploie que la main gauche, et sur lequel il faut former deux octaves et un ton avec trois trous seulement Le galoubet ne va pas sans le tambourin, sur lequel l'exécutant marque le rhythme et la mesure en le frappant avec une baguette.

Les joueurs de galoubet sont très-communs en Provence et dans quelques parties du Languedoc ; il y en a d'une force extraordinaire et qui exécutent des concertos de violon sur leur instrument. On en rassemble jusqu'à vingt-cinq dans une fête champêtre, et quoique leur musique soit toujours gaie et rapide, l'ensemble le plus parfait ne cesse jamais d'exister entre eux.

' Gamma. Troisième lettre de l'alphabet grec, qui corirespond à notre G. Anciennement on donna le nom de gamma à Téchelle imaginée par Guido l'Aretin, d'Arezzo, en Toscane, en 4026. Cette échelle ne se composait que de six degrés de Vut au ^a. Ce fut Lemaire qui introduisit le si où la corde la plus grave était marquée par le sol et appelée ht/po-proslambanomenos.

Gamme. Tout système de musique ou tonalité possède une espèce de formule appelée gamms^ qui le résume et le représente. Ainsi la gamme des Grecs résume et représente leur système de musique ; ainsi notre gamme moderne résume et représente notre tonalité moderne.

Une gamme est une série ascendante ou descendante de sons, que l'on a disposée d'une manière conforme à la tonalité qu'elle doit représenter.

Notre gamme est composée de huit notes, dont la huitième est la répétition de la preifiièreà l'octave, nom qui vient du latin octaw^s huitième^ et que l'on donne à l'espace entier occupé par la gamme, parce que celle-ci est composée de huit notes, et à la huitième de ces notes en haut ou en bas, par la bonne raison qu'elle est la huitième.

Ces huit notes sont désignées par ces huit syllabes : ut ou do y ré, mi, fa, sol, la, si, ut.

Ces notes sont séparées les unes des autres par des intervalles qui ne sont pas tous égaux : les uns ont une certaine étendue appelée un ton comme A^ut à ré, etc. ; et les autres, une étendue moitié plus petite, à peu près, qu'on appelle demi-ton^ comme de mi à fa^ etc. La gamme tout entière est composée ainsi : un ton, un ton,

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un ton, un demi-ton, un ton, un ton, un ton, un demiton.

La première tierce inférieure d'une gamme peut être composée de deux tons, comme d'ut à mi naturel ou d'un ton et demi, comme d'ut à mi bémol. Elle est appelée majeure dans le premier cas, et mineure dans le second. Si elle est majeure, la gamme est dite du mode majeur et si elle est mineure, la gamme est dite du mode mineur.

La gamme ut, ré^ mi, fa, sol, la, si, ut est le type des autres gammes employées dans la tonalité moderne, et celleS'Ci doivent en offrir une exacte reproduction pratique. Cette reproduction est obtenue au moyen de signes conventionnels appelés dièses, bémols, bécarres, qui élèvent ou qui abaissent les notes de la gamme typique, précisément comme il faut qu'elles le soient, en pratique pour former les gammes nouvelles. Ainsi, par exemple, en élevant d'un demi-ton, par un dièse, la note fa de la gamme typique, on obtient une gamme nouvelle sol, la, si, ut, ré, mi, fa dièse, sol, qui est l'exacte reproduction pratique de la gamme typique. Il en est ainsi des autres gammes.

Chacune de ces gammes individuelles forme précisément ce que l'on appelle un ton quand on dit, par exemple, que tel morceau de musique est dans tel ton. Ainsi, le ton d'ut de ré, de mi^ etc., n'est pas autre chose que la gamme particulière dont ut, ré, ou mi, est la première note.

L'origine de la gamme modeirne, c'est-à-dire l'ordre dans lequel les tons et les demi-tons y sont disposés n'avai t pu encore être exçl iqué d'une manière satisfaisante par aucun de nos théoriciens, avant les remarquables travaux de M. Pétis. Le nom de gamme qui a été donné à cette échelle vient d'une lettre de l'alphabet grec. F, que Guido d'Arrezzo choisit pour désigner la corde qu'il ajouta au grave du diagramme des grecs, et dont il fit la base de son système musical. Les anciens se servaient de sept lettres de l'alphabet pour marquer les différents df^grés de l'échelle musicale, et comme le nombre de ces lettres ne suffisait pas à l'étendue de leur gamme, il Ka changeaient de forme çu les redoublaient pour indiquer la position respective de chaque degré par rapport aux différentes octaves. Dans notre système musical moderne, nous n'avons également que sept lettres, C, D,

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E, P, G, A, B pour le si bémol, H pour le si naturel, ou sept syllabes, ut, réj mi, fa, sol, la^ si, pour désigner les cinquante degrés appréciables de l'étendue instrumentale comprise entre Toctave grave du sol de la contre-basse et le sol aigu de la petite flûte. Mais pour obvier à cet inconvénient et marquer d'une manière indubitable la position relative de chaque degré, on emploie des lignés parallèles qu'on divise de cinq en cinq, à l'aide de certains signes appelés clefs.

Les gammes sont d'up usage fréquent et indispensables en musique. Quels que soient le genre d'un morceau, la couleur ou le sentiment d'une mélodie, il est bien rare d'en parcourir plusieurs mesures.sans rencontrer une gamme ou une parcelle de gamme. Les gammes des deux genres sont un excellent exercice pour l'étude de la musique instrumentale ou vocale, sous le rapport de l'exécution. On ne saurait trop en recommander l'usage aux personnes qui désirent atteindre à un certain degré de perfection. C'est par l'exercice très fréquent des gammes dans tous les tons que la voix d'un chanteur ou les doigts d'un instrumentiste peuvent acquérir cette souplesse, celte flexibilité, cette agilité qui les rendent propres à l'exécution irréprochable des passages les plus difficiles. De nos jours, les cantatrices abusent des gammes chromatiques dans leurs roulades. Elles ont d'autant plus tort, que les gammes de ce genre ne peuvent être rendues d'une manière satisfaisante que sur les instruments à clavier, à cordes et sur quelques instruments à vent. Quant à la voix, elle se prête peu à une succession rapide de demi-tons, qui exigent tant de netteté, de justesse et de précision.

On peut déterminer la vitesse des traits en gammes ordinaires et en gammes chromatiques que peut exécuter un artiste sur le piano.

Vitesse des traits en gammes diatoniques.

Vitesse ordinaire 640 notes par minute.

Grande vitesse 896 id.

Vitesse extrême 960 id.

Vitesse des tierces ou

maximes 608 id.

Vitesse des octaves 480 id.

Vitesse du trille , 736 id.

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