‹ Dictionnaire de musique théorique et historiqueChapitre 144 sur 222 · LEP · texte numérisé non relu

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était toujours simple ; on adapta quelquefois à ces compositions poétiques les ariettes profanes les plus goûtées.

Lausa (Ant. Marca). Luthier de Brescia qui 'y exerçait brillamment son état de 1650 à 1715.

Leçon. On désigne par ce mot tous les exercices qu'un maître prescrit à son élève, en lui enseignant à jouer d'un instrument de musique. Les morceaux de musique imprimés sous le titre de leçons ne sont .autre chose qu'un moyen de rappeler à l'élève les instructions du maître.

Leçons des nocturnes de l'office des morts. Leçons de la semaine sainte que l'on a coutume de chanter en musique figurée à voix seule, ou môme à plusieurs voix avec chœurs.

Legato. Quand ce mot se trouve en tête ou dans le courant d'un morceau de musique, il faut en lier les notes avec soin.

S'il y a sempre legato, il faut conserver jusqu'à la fln le même genre d'exécution.

Légende. Ce mot qui signifiait d'abord les versets que l'on récitait dans les leçons des matines, fut donné plus tard aux vies des saints et des martyrs, parce qu'on devait les lire dans les réfectoires et les chanter dans les chapelles des communautés. Des monastères, elles se répandirent parmi les fidèles, enthousiasmèrent leur zèle et le portèrent jusqu'au fanatisme. Tout ce que le peuple avait recueilli dans ses souvenirs ou poétisé dans son imagination trouva place dans ces histoires, qui sont la véritable mjjthologie du christianisme. Les traits d'héroïsme chrétien qu'on y trouve racontés avec une simple naïveté, parés du prestige de la poésie et de la musique, réchauffèrent la foi et la charité. Si l'histoire en a rejeté la plupart comme monuments apocryphes, elle leur doit à toutes profond respect et vive reconnaissance.

Légèrement. Cet adverbe indique qu'on doit toucher l'instrument doucement.

Lemme. Silence ou Pause d'un temps bref dans certain rhythme.

Lento. Ce mot signifie lentement, et marque un mouvement lent comme le largo. Les Allemands indiquent ce mouvement par langsaen, et les Anglais par slow.

Lepsis. Se disait chez les anciens grecs, d'une des parties de la mélopée. C'est par la lepsis, que le compositeur discerne s'il doit placer le chant dans les tons bas ou aigus ou moyens.

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Levé. C'est le temps de la mesure où on lève la maia ou le pied. C'est toujours le dernier temps delà mesure; par conséquent les. temps levés sont : à deux temps, le second ; à trois, le troisième ; à quatre, le quatrième.

Liaison. Il y a liaison d'harmonie et liaison de chant. La liaison a lieu dans l'harmonie, lorsque cette harmo* nie procède par un tel progrès de sons fondamentaux, que quelques-uns des sons qui accompagnent celui qu'on quitte, .demeurent et accompagnent celui où l'on passe. Il y a liaison dans les accords de la tonique et de la dominante, attendu que le môme soii sert de quinte à l'une, et d'octave à l'autre. Enfin, il y a liaison dissonante toutes les fois que la dissonance est préparée, puisque cette préparation elle-même n'est autre chose que la liaison.

La liaison dans l'exécution instrumentale ou dans le chant a lieu toutes les fois qu'on passe deux ou plusieurs notes d'un seul coup d'archet, de langue ou de gosier, et se marque par un trait recourbé dont on couvre les notes qui doivent être liées ensemble.

Licences. Liberté que prend le compositeur et qui semble contraire aux règles, quoiqu'elle soit dans le principe des règles ; car voilà ce qui distingue les licences des fautes. Par exemple, c'est une règle générale de ne pas faire marcher deux quintes justes de suite entre les même parties et par un mouvement semblable. Berton a enfreint cette règle dans l'ouverture du Délire. C'est une licence qu'il a prise pour produire plus d'effet. ' Comme les règles de l'harmonie ont subi des modifications à mesure que l'art s'est perfectionné, ce qui était licence autrefois est permis aujourd'hui. Nous nous servons avec succès de la quinte augmentée, qui aurait offensé l'oreille de nos timides devanciers.

LiCHARA. Instrument unique d'une tribu de Cafres.

C'est une espèce de flûte formée d'un roseau, accordée au moyen d'un petit tampon mobile placé à la partie intérieure, et ayant au bout supiirieur une ouverture coupée transversalement. On ne peut rendre qu'un son sur cet instrument ; il y en a un pour chaque note, et lorsque plusieurs sons se trouvent réunis, une partie joue à l'unisson, pendant que les autres font entendre différents sons de l'échelle musicale. L'intervalle compris entre les plus hautes et les plus graves de ces flûtes est d'environ douze notes.

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