LIR
Liées. On appelle notes liées celles qu'on passe d'un seul coup d'archet sur le violon, ou d'un seul coup de langue sur les instruments à vent, en un mot, toutes les notes qui sont sous une môme liaison.
Ligature. Se disait anciennement d'un groupes da notes réunies sous un trait; la valeur de ces notes variait selon leurs positions et leur formes.
Ligne. Les lignes de musique sont ces traits horizontaux et parallèles qui composent la portée, et sur lesquels, ou dans les espaces qui les séparent, on place les notes selon leurs degrés. La portée du plain-chant n'est que de quatre lignes, celle de la musique a cinq lignes stables et continues, outre les lignes additionnelles qu'on ajoute au-dessus et au-dessous de la portée, pour les notes qui passent son étendue.
Les lignes, soit dans le plain-chant, soit dans la musi7 que, se comptent en commençant par la plus basse. La plus basse est la première, la plus haute est la quatrième dans le plain-chant, la cinquième dans la musique.
LiMMA. Intervalle de la musique grecque, lequel est moindre d'un comma que le semi-ton m«yeur, et retranché d'un ton majeur, laisse pour reste l'apotome.
LiNAROLLi (Venturi). Habile luthier, qui existait à Venise en i520.
LiNÉOGRAPHE. Instrument destiné à tracer des lignes de musique, imaginé en 1839 par Violette de Brest. Une molette en cuivre, portant sur sa circonférence une ou deux portées de musique. ^
LiNON ASMA. Chanson funèbre des Egyptiens sur Manêros^ appelé Linos par les Grecs. On croit qu'il était le fils du premier roi des anciens Egyptiens, et qu'il mourut à la fleur de l'âge.
D'autres écrivains disent Linus, fils d'Apollon et de Terpsichore; il substitua dans la lyre les cordes de boyau aux cordes de lin. Ce fut lui qui enseigna la musique à Hercule, mais le disciple ayant été réprimandé trop sévèrement, cassa la tête de son maître.
Lire. Lorsqu'on veut exécuter une partie que Ton n'a jamais vue, il faut d'abord s'être exercé à trois espèces de travaux intellectuels, nécessaires pour lire facilement à première vue, presque sans s'en apercevoir. On doit, en déchiffrant les notes, 1° embrasser d'un coup d'oeil l'alternation continuelle des sons aigus et des sons graves ; 2** les comparer et les classer selon leur valeur res-
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pective; et 3* rendre cette valeur relativement à la mesure indiquée. On appelle cette science : déchiffrer, lire la nmsique.
LmoNE. Etait comme la viola di Gomba, un instrument grave du système des violes.
Litanies. On désignait autrefois par ce mot le Kyrie eleison. Aujourd'hui encore les litanies commencent par le Kyrie eleison^ piais comme on fait suivre les invocations en rhouneur de la Vierge, des saints, etc., on les appelle litanies de la Vierge, des saints, etc.
Lithographie. Depuis quelques années, la lithographie a été appliquée à la musique. Les planches d'étain au moyen d'un procédé, sont décalquées sur la pierre et la musique est reproduite avec une netteté irréprochable, soit par des presses à la main, soit par des presses à vapeur.
Livre ouvert, a livre ouvert. Chanter ou jouer à livre ouvert, c'est exécuter toute musique qu'on vous présente en jetant les yeux dessus, et par 'conséquent sans préparation.
• Loco. Lorsqu'après un passage marqué pour être exécuté à l'octave aiguë ou basse, on trouve ce mot latin ou italien loco^ il signifle que l'on doit exécuter ce qui suit, au lieu même oîi les notes sont écrites sans transpositions d'octaves.
LoLiçHMiuM. Édifice public, situé près de la ville d'Olympie, qui était ouvert en k)ut temps à ceux qui voulaient prendre part au concours de musique.
Longue, C'était une note qui, dans )a musique ancienne, valait quatre mesures ; dans le mode mineur ^parfait elle avait la valeur de trois brèves, et dans le mode mineur imparfait y de deux.
LoTUEs. Espèces de trompettes qui servaient dans les marches guerrières, que l'on trouve mentionnées dans Vorchérogr aphte de Thoinot Arbeau écrite en 1589.
Loure. Nom que Ton donnait anciennement à une espèce de cornemuse.
Loure. Sorte de danse dont l'air était assez lent, et qui se marquait ordinairement par la mesure à sixquatre. Quand chaque temps porte trois notes, on pointe k première, et l'on fait brève celle du milieu ; ce qui est exactement le rhythme de la sicilienne^ qui semble avoir succédé à la loure.
Lourer. C'est nourir les sons avec douceur, et mar-